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Sport - Tennis - Wimbledon

Jabeur poursuit sa quête de Grand Chelem

La Tunisienne s’est hissée dans le dernier carré du majeur londonien après sa victoire face à la Kazakhe Elena Rybakina, qui l’avait battue en finale l’an dernier.

Ons Jabeur réagissant à un point gagné lors de son quart de finale face à Elena Rybakina. Sébastien Bozon/AFP

En pleine période de Tour de France, difficile de ne pas dresser un parallèle entre le parcours de la Tunisienne sur le gazon londonien et le relief d’une chaîne de montagne qui jalonne la route de la Grande Boucle.

Après avoir déjà franchi un premier sommet d’envergure l’avant-veille, à savoir la Tchèque Petra Kvitova, double vainqueure de l’épreuve, Ons Jabeur (n° 6) a ensuite pris sa revanche sur Elena Rybakina (n°3) qui l’avait battue en finale l’an dernier.

« Si je pouvais échanger ce match avec celui de l’an dernier... » a commenté la Tunisienne de 28 ans, après plus de 2 heures et demie de combat conclues sur le score de 6-7 (5/7), 6-4, 6-1 en sa faveur.

Sa première tâche a été de dompter le service de la grande Kazakhe (1,84 m), qui débutait ce quart avec le record de 342 aces depuis le début de saison, dont 26 à Wimbledon en quatre matches. Depuis la perte du tout premier set du tournoi, Rybakina n’avait plus jamais été breakée et n’avait eu à défendre que sept balles de break.

Deuxième finale de rang ?

Jabeur a fracassé ces statistiques en lui prenant cinq fois son service et en s’offrant au total neuf balles de break. La sixième mondiale tentera face à la Bélarusse Aryna Sabalenka (2e) de se qualifier de nouveau pour la finale et devenir ainsi la première joueuse à enchaîner deux finales de rang à Wimbledon depuis Serena Williams (2018-2019).

La Tunisienne a joué deux finales de Grand Chelem (Wimbledon et US Open 2022), mais n’a pas encore été sacrée. Première joueuse du monde arabe à avoir atteint les quarts de finale d’un majeur (Australie 2020) et de Wimbledon (2021), elle pourrait devenir la deuxième femme du continent africain à jouer trois finales de Grand Chelem après la Sud-Africaine Amanda Coezter.

Mais après avoir dompté Kvitova puis le service dévastateur de Rybakina en lui opposant son toucher de balle démoniaque, elle devra enchaîner une troisième grande performance contre la Bélarusse Aryna Sabalenka à la frappe tout aussi lourde.

La n° 2 mondiale, demi-finaliste à Wimbledon en 2021, est arrivée dans le dernier carré après avoir nettement dominé l’Américaine Madison Keys (18e) 6-2, 6-4. Une performance qu’elle a réalisée lors des quatre derniers majeurs, avec en prime un premier titre en Grand Chelem en janvier en Australie. Après les éliminations d’Iga Swiatek et de Rybakina, elle est sur le papier la favorite du dernier carré londonien.

« Je suis super contente d’être de retour en demi-finales. J’ai vraiment hâte de jouer cette demie. Je veux faire mieux que la dernière fois », a insisté la Bélarusse, qui avait été interdite à Wimbledon l’an dernier, comme tous ses compatriotes et tous les Russes en réponse à la guerre en Ukraine.

Elle avoue ne pas être particulièrement surprise d’affronter Jabeur. « Nous nous sommes entraînées ensemble ici avant le début du tournoi. J’ai trouvé qu’elle jouait un tennis incroyable. Et elle a su maintenir en compétition le niveau qu’elle avait à l’entraînement. Alors, ce n’est pas comme si je ne m’attendais pas à l’affronter », a déclaré Sabalenka.

Cerise sur le gâteau, Swiatek étant hors course, Sabalenka n’a plus qu’à se hisser en finale pour devenir n° 1 mondiale.

Première demie pour Alcaraz

Vainqueur haut la main d’Holger Rune, Carlos Alcaraz a décroché mercredi une place pour les demi-finales pour la première fois de sa carrière, où il retrouvera Daniil Medvedev, tombeur en cinq manches de l’épatant Christopher Eubanks.

Le n° 1 mondial n’avait jamais brillé sur gazon alors qu’il est déjà une terreur sur terre et sur dur. Cette année, il affirme également son jeu sur herbe : avec son titre au Queen’s, Alcaraz a remporté un dixième match consécutif sur cette surface en dominant son ami danois (n°6) 7-6 (7/3), 6-4, 6-4.

« J’étais très nerveux au début de jouer un quart à Wimbledon et en plus contre Rune... Mais quand on entre sur le court, il n’y a plus d’ami. Il faut être concentré sur soi et je pense y être très bien parvenu », a déclaré l’Espagnol de 20 ans qui n’avait encore jamais dépassé les huitièmes de finale à Wimbledon.

Il devient ainsi le plus jeune joueur à atteindre les demi-finales du majeur londonien depuis Novak Djokovic en 2007 (20 ans également, mais quelques jours de moins que lui : le Serbe est né le 22 mai et Alcaraz le 5 mai).

« Je joue à un très bon niveau. Je ne m’attendais pas à jouer aussi bien sur cette surface. C’est fou ! » a savouré le vainqueur du dernier US Open.

L’obstacle Medvedev

Il a d’ores et déjà annoncé vouloir jouer le titre dimanche face à Novak Djokovic. Pour y arriver, il ne lui reste qu’un obstacle : le Russe Daniil Medvedev (3 e) qui, lui aussi, réussit le meilleur Wimbledon de sa carrière.

Alors qu’il n’avait encore jamais dépassé les huitièmes, atteints en 2021 avant d’être interdit de tournoi l’an dernier, le Russe de 27 ans a bombardé son adversaire américain Christopher Eubanks (43e) de 52 coups gagnants, dont 28 aces (pour seulement 13 fautes directes), pour s’imposer 6-4, 1-6, 4-6, 7-6 (7/4), 6-1.

« Après le premier set, j’aurais voulu éviter un cinquième set, mais, à la fin du troisième, j’espérais bien qu’on le jouerait », a plaisanté le Russe qui a encaissé 74 coups gagnants de son adversaire, décomplexé alors qu’à 27 ans, il jouait pour la première fois à Wimbledon. Et qu’il n’avait jusque-là atteint que deux fois le deuxième tour d’un tournoi du Grand Chelem (US Open 2022 et Australie 2023), sans jamais aller plus loin.

L’autre demi-finale opposera Jannik Sinner (8e) à Novak Djokovic (2e), qui espère égaler le record absolu de 24 titres du Grand Chelem.

En pleine période de Tour de France, difficile de ne pas dresser un parallèle entre le parcours de la Tunisienne sur le gazon londonien et le relief d’une chaîne de montagne qui jalonne la route de la Grande Boucle. Après avoir déjà franchi un premier sommet d’envergure l’avant-veille, à savoir la Tchèque Petra Kvitova, double vainqueure de l’épreuve, Ons Jabeur (n° 6) a ensuite pris sa revanche sur Elena Rybakina (n°3) qui l’avait battue en finale l’an dernier.« Si je pouvais échanger ce match avec celui de l’an dernier... » a commenté la Tunisienne de 28 ans, après plus de 2 heures et demie de combat conclues sur le score de 6-7 (5/7), 6-4, 6-1 en sa faveur.Sa première tâche a été de dompter le service de la grande Kazakhe (1,84 m), qui débutait ce quart avec le record de 342 aces...
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