L’ancienne ministre Leila Solh Hamadé et le prince saoudien al-Walid ben Talal au centre-ville de Beyrouth, devant la statue de Riad Solh. Photo d’archives DR
Le 16 juillet 2023, la Fondation al-Walid ben Talal célébrera son vingtième anniversaire. L’association a été fondée en 2003, 52 ans jour pour jour après l’assassinat de l’ancien Premier ministre et figure de l’indépendance Riad Solh. « Nous continuerons à promouvoir l’esprit de Riad Solh, dont est issu le pacte national qui unit les Libanais », a déclaré à cette occasion la fille de l’ancien chef de gouvernement et vice-présidente de la Fondation, Leila Solh Hamadé. La Fondation a entrepris des travaux de rénovation à la citadelle de Rachaya, un symbole national où Riad Solh et ses camarades ont été détenus par les Français pour leur action en faveur de l’indépendance. L’ancienne ministre a également indiqué que l’organisation se tenait « aux côtés du peuple libanais en temps de paix comme en temps de guerre ». Pour elle, la Fondation a tendu la main aux Libanais attachés à leur territoire afin de les aider à surmonter les conditions de vie difficiles et l’absence de l’État, et cela dans toutes les régions, à travers des associations caritatives et les municipalités. L’ancienne ministre a rappelé les nombreux projets pilotés par la Fondation au cours des 20 dernières années, notamment après la détérioration de la situation économique et la double explosion au port le 4 août 2020. Ces initiatives s’étendent du soutien aux services de sécurité et à l’armée libanaise, à l’aide aux transports présentée aux étudiants souhaitant se rendre à Beyrouth, en passant par les dons de vaccins anti-Covid aux prisonniers. Mme Solh Hamadé a considéré que les décorations qui lui ont été accordées ainsi qu’à la Fondation par d’anciens présidents de la République libanaise, le défunt pape Benoît XVI, feu le grand mufti d’al-Azhar, le cheikh Mohammad Sayed Tantaoui, le président français Nicolas Sarkozy, et les distinctions reçues au Bahreïn, aux Émirats arabes unis, à la Ligue des États arabes, en Arménie et ailleurs sont un honneur. Et de nuancer : « Toutefois, nous ne pouvons pas remplacer l’État libanais. »


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