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Sport - Tennis - Roland-Garros

Swiatek l'emporte face à Haddad Maia et défendra son titre en finale

Au bout d'un âpre combat face à Beatriz Haddad Maia, 6-2, 7-6 (9/7), la n°1 mondiale polonaise s'est hissée en finale du Grand Chelem parisien où elle retrouvera la Tchèque Karolina Muchova tombeuse surprise de l'autre favorite Aryana Sabalenka 7-6 , 6-7 , 7-5.

Iga Swiatek (à droite) serrant la main de Beatriz Haddad Maia après sa victoire (6-2, 7-6) en demi-finale de Roland-Garros, jeudi sur le court Philippe-Chatrier. Julien de Rosa/AFPAFP

Il s'en est fallu d'un rien pour que la n° 1 mondiale se fasse embarquer dans une troisième manche indécise. Bousculée comme jamais depuis le début du tournoi par la Brésilienne Beatriz Haddad Maia, qui, comme son nom l'indique, est d'origine libanaise, Iga Swiatek a dû s'employer pour se hisser pour sa troisième finale sur l'ocre parisienne.

Tenante du titre, la Polonaise sera bien au rendez-vous de la finale de Roland-Garros samedi, au contraire de la n° 2 mondiale Aryna Sabalenka, surprise par la Tchèque Karolina Muchova (43e) malgré une balle de match.

Swiatek a eu toutes les peines du monde pour se défaire Beatriz Haddad 6-2, 7-6 (9/7), grande surprise de cette édition 2023, lors de laquelle elle s'est hissée pour la première fois de sa carrière, à 27 ans, dans le dernier carré d'un tournoi du Grand Chelem. La Brésilienne n'est pas passée loin de continuer son incroyable parcours, après son succès en quarts contre la Tunisienne Ons Jabeur. Elle a même eu l'occasion d'envoyer le match dans un troisième set en se procurant une balle de set dans le jeu décisif de la seconde manche.

Auparavant, après quasiment 3h 13 min de duel et d'opposition de styles, entre sa puissance et les variations de Muchova, Sabalenka avait, elle, fini par plier 7-6 (7/5), 6-7 (5/7), 7-5, non sans avoir eu une balle de match à 5 jeux à 2, sur le service de la Tchèque.

La qualification de Swiatek pour la finale associée à la défaite de Sabalenka assure à la Polonaise de 22 ans de rester n° 1 mondiale lundi. Pour la Bélarusse de 25 ans, c'est aussi un Roland-Garros au cours duquel elle aura été pressée de questions politiques, sur son positionnement par rapport à l'invasion de l'Ukraine et ses liens avec le président bélarusse Alexandre Loukachenko, allié de la Russie, qui se referme.

« Ça a été deux semaines super, avec des challenges sur le plan émotionnel, mais (...) je pense que ça va me rendre plus forte », estime-t-elle.

Les « ole, ole, ole, ola, bia, bia » lancés par les taches jaunes et vertes disséminées dans les tribunes du court Philippe-Chatrier, aux couleurs du drapeau brésilien, pas si nombreuses, mais bien sonores, n'ont pas suffi à renverser la logique.


Swiatek reçue 3/3

Haddad Maia, première Brésilienne, et première joueuse d'origine libanaise, à s'inviter dans le dernier carré de Roland-Garros dans l'ère Open, débutée en 1968, est de loin la joueuse qui a donné le plus de fil à retordre à Swiatek depuis le début de la quinzaine parisienne. Même si la n° 1 mondiale se présentera en finale samedi sans avoir laissé échapper le moindre set.

« Je suis simplement heureuse d'être de nouveau en finale, apprécie Swiatek. Ça a été un match difficile, surtout dans le deuxième set, où chaque point a compté. C'était stressant à certains moments, je suis contente d'avoir été vraiment solide et d'avoir pu conclure au tie-break. »

Pour l'instant, son bilan est impeccable en finale majeure : trois titres en autant de finales. Outre Roland-Garros 2022, elle s'est imposée une première fois sur la terre battue parisienne en 2020 et à l'US Open en 2022.

De l'autre côté du filet, ce ne sera pas Sabalenka, mais l'inattendue Karolina Muchova, 26 ans et 43e mondiale. Après avoir écarté d'un coup droit gagnant la balle de match obtenue par la Bélarusse, la Tchèque a remporté son jeu et les quatre suivants, et donc le match, qui avait commencé par deux premières manches ultradisputées et conclues au jeu décisif.

« Je ne sais pas trop ce qui s'est passé ! s'étonnait encore Muchova quelques instants après sa victoire. J'ai juste continué à me battre et ça a fonctionné ! »


Muchova en larmes il y a un an

Muchova retrouve ainsi le sourire à Roland-Garros, qu'elle avait quitté en larmes il y a un an, après son abandon au troisième tour (contre Anisimova), rattrapée une fois de plus par des problèmes physiques, en l'occurrence touchée à une cheville. Avant cela, une blessure longue durée aux abdominaux l'avait éloignée de la compétition pendant sept mois, entre l'US Open 2021 et le tournoi de Miami en 2022.

« J'ai eu des moments difficiles par le passé, alors je n'en apprécie que plus ce moment, savoure-t-elle. Être en finale en Grand Chelem, c'était un rêve. »

« Quand j'ai manqué l'Open d'Australie en 2022, j'étais vraiment mal en termes de santé. Les médecins m'ont dit que je ne referais peut-être plus de sport, raconte-t-elle. Mais je suis toujours restée positive, j'ai toujours travaillé pour revenir. »

Demi-finaliste une première fois en Grand Chelem à l'Open d'Australie en 2021 et grimpée dans le top 20 (19e) en mai de la même année, Muchova avait plongé en dehors du top 150 fin 2022. Deux quarts de finale en WTA 1000 (Dubaï et Indian Wells), notamment, lui ont permis de se replacer dans le top 50 avant Roland-Garros.

Tombeuse d'entrée de la n° 8 mondiale Maria Sakkari, avant de se frayer un chemin jusqu'en finale, Muchova est d'ores et déjà assurée de bondir lundi aux portes du top 15, son meilleur classement.

En attendant, elle devient la quatrième joueuse la moins bien classée à se hisser en finale dans l'histoire du tournoi parisien, après Swiatek (54e en 2020), Jelena Ostapenko (47e en 2017) et Renata Tomanova (47e en 1976).

Il s'en est fallu d'un rien pour que la n° 1 mondiale se fasse embarquer dans une troisième manche indécise. Bousculée comme jamais depuis le début du tournoi par la Brésilienne Beatriz Haddad Maia, qui, comme son nom l'indique, est d'origine libanaise, Iga Swiatek a dû s'employer pour se hisser pour sa troisième finale sur l'ocre parisienne.Tenante du titre, la...
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