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Moyen-Orient - Éclairage

La normalisation turco-syrienne à l’épreuve de la réélection d’Erdogan

Revigoré par sa reconduite à la tête de la Turquie pour cinq nouvelles années, le reïs pourrait être tenté de durcir le ton dans les pourparlers tenus avec Damas sous l'égide de Moscou depuis l’automne dernier.

La normalisation turco-syrienne à l’épreuve de la réélection d’Erdogan

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan (à gauche) et son homologue syrien, Bachar el-Assad, lors d'une rencontre à Alep en 2011. Photo d'archives AFP

S’il est des acteurs régionaux qui ont accueilli avec scepticisme la réélection du président Recep Tayyip Erdogan à la tête de la Turquie, le 28 mai dernier, Bachar el-Assad figure sans aucun doute en haut de la liste. Fort de sa réhabilitation au sein du giron arabe, le président syrien avait tout pour se réjouir des prédictions qui donnaient favori l’opposant au reïs turc, Kemal Kiliçdaroglu, chef du Parti républicain du peuple (CHP). L’une de ses promesses de campagne : renvoyer vers leur pays les réfugiés syriens en Turquie dans un délai de deux ans. Or, pour arriver à ses fins, le chef du CHP n’aurait pas hésité à serrer la main de l'ancien paria international, les observateurs ayant même suggéré que Kemal Kiliçdaroglu prévoyait de rencontrer avant tout autre leader Bachar el-Assad en cas de victoire. La réélection de Recep Tayyip...
S’il est des acteurs régionaux qui ont accueilli avec scepticisme la réélection du président Recep Tayyip Erdogan à la tête de la Turquie, le 28 mai dernier, Bachar el-Assad figure sans aucun doute en haut de la liste. Fort de sa réhabilitation au sein du giron arabe, le président syrien avait tout pour se réjouir des prédictions qui donnaient favori l’opposant au reïs turc, Kemal Kiliçdaroglu, chef du Parti républicain du peuple (CHP). L’une de ses promesses de campagne : renvoyer vers leur pays les réfugiés syriens en Turquie dans un délai de deux ans. Or, pour arriver à ses fins, le chef du CHP n’aurait pas hésité à serrer la main de l'ancien paria international, les observateurs ayant même suggéré que Kemal Kiliçdaroglu prévoyait de rencontrer avant tout autre leader Bachar el-Assad en cas de...
commentaires (3)

Un bémol : Erdogan n'est plus le tout-puissant dans son pays , c'est un président faiblard qui a toutes sortes d'ennemis sur son propre territoire, honni par les américains depuis qu'il est devenu La Boétie de Poutine ! Il en est réduit à composer pour ne pas fâcher son nouvel ami . Deuxio : La Chine aussi , extrêmement intéréssée par la reconstruction en Syrie , mettra son poids pour une réconciliation syro-turque . Et tercio : Aucun des pays du Moyen-Orient n'a aujourd'hui interêt à voir encore des fissures non réparées dans les relations entre tous ces pays -

Chucri Abboud

13 h 49, le 01 juin 2023

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Commentaires (3)

  • Un bémol : Erdogan n'est plus le tout-puissant dans son pays , c'est un président faiblard qui a toutes sortes d'ennemis sur son propre territoire, honni par les américains depuis qu'il est devenu La Boétie de Poutine ! Il en est réduit à composer pour ne pas fâcher son nouvel ami . Deuxio : La Chine aussi , extrêmement intéréssée par la reconstruction en Syrie , mettra son poids pour une réconciliation syro-turque . Et tercio : Aucun des pays du Moyen-Orient n'a aujourd'hui interêt à voir encore des fissures non réparées dans les relations entre tous ces pays -

    Chucri Abboud

    13 h 49, le 01 juin 2023

  • L axe de la moumanaa doit s étrangler face á la reelection du sultan ERDOGAN qui a été capable d organiser des élections libres et de les gagner !

    HABIBI FRANCAIS

    12 h 55, le 01 juin 2023

  • Un mauvais arrangement est meilleur qu’un bon procès dit l’adage. Mettez vous d’accord.

    Mohamed Melhem

    05 h 27, le 01 juin 2023

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