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Agenda - Médias

L’ordre des rédacteurs célèbre la Journée de la liberté de la presse

L’ordre des rédacteurs célèbre la Journée de la liberté de la presse

Le public assistant à la cérémonie au siège de la Ligue maronite. Photo DR

C’est dans la grande salle dédiée à Raymond Raphaël (doyen du Conseil central maronite), au siège de la Ligue maronite, que l’ordre des rédacteurs a organisé une cérémonie-débat à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse. Présentée par la journaliste Rebecca Abounader, la cérémonie a été l’occasion de permettre aux présidents des ordres de la presse et des rédacteurs, Aouni el-Kaaki et Joseph Kossaïfi, ainsi qu’au ministre de l’Information Ziad Makary, au président de la Ligue maronite Khalil Karam, au rédacteur en chef du journal al-Liwa Salah Salam et au directeur exécutif de L’Orient-Le Jour Fouad Khoury-Hélou, d’insister sur la nécessité de préserver la liberté de la presse au Liban, car elle fait partie de l’héritage moral des Libanais et constitue cette flamme qui différencie ce pays des autres dans la région.

Les nombreuses personnalités présentes, notamment des journalistes de renom et des intellectuels, ainsi que des militants syndicalistes ont participé au débat. Aouni el-Kaaki a ainsi rappelé que la liberté de la presse a fait la réputation du Liban pendant de longues années, notamment lorsque ce pays était appelé « la Suisse du Moyen-Orient ». On ne peut donc pas revenir à cette époque sans préserver cette liberté qui est très précieuse, selon lui.

De son côté, Joseph Kossaïfi a rappelé que cette Journée internationale de la liberté de la presse coïncide avec la commémoration au Liban des martyrs de la presse, le 6 mai. À cette occasion, a-t-il dit, l’ordre des rédacteurs a lancé une série d’activités pour que le sacrifice des journalistes morts (dont certains ont été assassinés) rappelle combien il est précieux de préserver la vie de ceux qui se sont dévoués pour être les témoins de la réalité et qui ont donné leur sang pour informer l’opinion publique. M. Kossaïfi a aussi mis l’accent sur l’importance des médias dans les sociétés actuelles, dont la responsabilité a augmenté en dépit de la crise que traverse actuellement la presse.

L’ambassadeur Khalil Karam a de son côté remercié les journalistes, jeunes et anciens, pour leur rôle dans l’édification des sociétés et de l’opinion publique en général, en dépit des dangers et des nombreuses difficultés qu’ils affrontent. Il a précisé que le journalisme n’est pas un métier mais une vocation et un message...

Au cours d’un débat mené par Youmna Chakar Ghorayeb, le rédacteur en chef d’al-Liwa Salah Salam a insisté sur la liberté dont jouissent les journalistes libanais qui peuvent sans problème critiquer les responsables. Il a appelé à tout faire pour préserver les médias car ils continuent de représenter le souffle de liberté dans le pays.

Le directeur exécutif de L’Orient-Le Jour Fouad Khoury-Hélou a précisé que les problèmes actuels de la presse sont essentiellement économiques. Selon lui, la presse ne peut pas remplir sa mission sans la liberté qui est son essence. Il a ajouté que le cancer qui ronge le Liban c’est le confessionnalisme et les divisions internes qui parfois vont à l’encontre de la diversité.

Enfin, Nasri Messarra, professeur à l’USJ, a insisté sur la liberté sans laquelle le Liban ne peut pas se développer. Tout en précisant que le rôle des médias va au-delà de l’information, vers une vision spirituelle et intellectuelle basée sur des valeurs et de la culture.

C’est dans la grande salle dédiée à Raymond Raphaël (doyen du Conseil central maronite), au siège de la Ligue maronite, que l’ordre des rédacteurs a organisé une cérémonie-débat à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse. Présentée par la journaliste Rebecca Abounader, la cérémonie a été l’occasion de permettre aux présidents des ordres de la presse et des rédacteurs, Aouni el-Kaaki et Joseph Kossaïfi, ainsi qu’au ministre de l’Information Ziad Makary, au président de la Ligue maronite Khalil Karam, au rédacteur en chef du journal al-Liwa Salah Salam et au directeur exécutif de L’Orient-Le Jour Fouad Khoury-Hélou, d’insister sur la nécessité de préserver la liberté de la presse au Liban, car elle fait partie de l’héritage moral des Libanais et constitue cette...