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Agenda - Hommage

Le maestro Samy Khayath

Le lion s’est endormi… il s’est assoupi lentement du sommeil des justes… Mais à quoi rêve-t-il donc ? A-t-il seulement conscience du vide abyssal qu’il laisse derrière lui ?

Cette personnalité hors du commun ne respirait pas seulement la joie pétillante d’être. Non, il était la vie même. Il l’incarnait dans ses joies, ses peines, ses nostalgies... en toute humilité et bienveillance.

Et pourtant, sa carrière publique (parmi moult casquettes, telle la présidence de la Société protectrice des animaux) recelait à elle seule mille et une facettes où son talent explosait littéralement.

Chansonnier, comédien, satiriste politique inénarrable, irrésistiblement comique, danseur, chanteur, imitateur, clown muet si expressif, tout comme dans la commedia dell’arte, réalisateur de sketchs à haute portée morale, voire philosophique... Jamais les fous rires de la salle ne furent tant mémorables, jamais les applaudissements tant nourris, tout comme les sifflets d’enthousiasme et les bis. Véritable star du show et du one-man-show, il nous a tous accompagnés dans notre existence sans que nous nous en rendions compte : enfants, puis adolescents et dans l’âge plus mûr. Il a moqué gentiment nos travers, l’état du monde, les faiblesses si humaines, avec en filigrane cette insoupçonnable touche d’indulgence, de bon sens, d’amusement.

En grand frère et frère d’armes, il n’avait que des amis, des fans, même à l‘international. C’était le véritable héros d’une société qui s’enlise sans même se débattre : « Mieux vaut en rire » et « cultiver la foi, l’espoir, la modération en tout » étaient ses véritables devises de vie.

Fin observateur du temps qui passe, aux mots hilarants qui pansent les maux, cette figure inspirante ne peut mourir. Les héros ne meurent jamais, ils vivent à jamais dans l’inconscient collectif, dans la mémoire culturelle et le cœur des gens.

Né en même temps que la République libanaise indépendante encore balbutiante, il l’a marquée du sceau de son humour si percutant en cernant ses failles tout comme sa grandeur. Non, le héros ne meurt jamais. Il continue de respirer la vie en brillant de mille feux impérissables, même à travers nos larmes contrites.

Et notre amour, notre gratitude le porteront à jamais aussi loin que nous portent nos rêves. Comme une icône figée dans l’éternité. Comme une main tendue vers l’au-delà.

Et tout simplement, le maestro, notre cher camarade Samy Khayath, restera dans nos pensées et nos prières. Il restera vivant en nous et avec nous, ses camarades, lorsque nous fêterons tous ensemble le soixantenaire de la promotion en juin 2023.

La promotion 1963 NDJ

Le lion s’est endormi… il s’est assoupi lentement du sommeil des justes… Mais à quoi rêve-t-il donc ? A-t-il seulement conscience du vide abyssal qu’il laisse derrière lui ? Cette personnalité hors du commun ne respirait pas seulement la joie pétillante d’être. Non, il était la vie même. Il l’incarnait dans ses joies, ses peines, ses nostalgies... en toute humilité et bienveillance.Et pourtant, sa carrière publique (parmi moult casquettes, telle la présidence de la Société protectrice des animaux) recelait à elle seule mille et une facettes où son talent explosait littéralement.Chansonnier, comédien, satiriste politique inénarrable, irrésistiblement comique, danseur, chanteur, imitateur, clown muet si expressif, tout comme dans la commedia dell’arte, réalisateur de sketchs à haute portée morale,...