Des soldats de l'armée libanaise à Qolailé, au Liban-Sud, le 6 avril 2023. Photo REUTERS/Aziz Taher
Le secrétaire général de l'ONU a condamné les tirs de roquettes à partir du Liban vers Israël, a indiqué son porte-parole jeudi, appelant "tous les acteurs" à "la plus grande retenue".
"Nous condamnons les multiples roquettes tirées depuis le Liban vers le nord d'Israël aujourd'hui. Nous appelons tous les acteurs à exercer la plus grande retenue", a déclaré à la presse Stéphane Dujarric, insistant sur la nécessité "d'éviter toute action unilatérale qui pourrait conduire à une nouvelle escalade de la situation".
A l'issue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité demandée mercredi par les Emirats arabes unis et le Japon après l'irruption brutale de la police israélienne dans la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem, plusieurs membres du Conseil ont fait écho à cette crainte d'escalade. "Les membres sont clairement unis sur la nécessité d'une désescalade et de calme dans la région", a déclaré l'ambassadrice des Emirats Lana Zaki Nusseibeh. "C'est un mois sacré pour les trois religions. Une escalade n'est dans l'intérêt de personne", a-t-elle insisté.
Les 15 membres du Conseil n'ont toutefois adopté aucun texte ni position commune. "Nous nous sommes mis d'accord pour continuer à discuter, pour peut-être revenir avec quelque chose de plus substantiel plus tard", a déclaré l'ambassadeur russe Vassili Nebenzia, précisant qu'il s'exprimait en son nom et non en tant que président du Conseil en avril, le Conseil ne l'ayant "pas autorisé à parler en son nom".
"L'escalade à laquelle nous assistons est dangereuse", a-t-il déclaré. "Une nouvelle escalade n'aiderait pas à résoudre la situation à Jérusalem, qui de notre point de vue est le précurseur de ce qui s'est passé ensuite. Les questions sont liées", a-t-il ajouté.
"Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a des efforts en cours pour essayer de réduire les tensions et arrêter les violences, c'est l'objectif de tout le monde", a déclaré de son côté l'ambassadeur américain adjoint Robert Wood, alors que le département d'Etat a répété son "soutien sans faille" à son allié israélien et son "droit légitime" à se défendre "contre toute forme d'agression".


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin