Rechercher
Rechercher

Société - Reportage

Dans le quotidien infernal des malades du cancer au Liban

Comme si la maladie ne suffisait pas, ils doivent se préoccuper de la pénurie de médicaments, des fonds nécessaires pour leur traitement, du coût du transport et des dépenses liées au quotidien de la famille...

Dans le quotidien infernal des malades du cancer au Liban

Une infirmière et une patiente discutent à l'hôpital Rizk. Photo João Sousa

Eye-liner au trait chirurgical, joues rosées, teint parfait… Malgré tous ses efforts, le maquillage de Nana couvre à peine ses cernes. Cette mère de deux adolescents de 15 et 18 ans enfouit sa tête entre ses bras en attendant que les heures s’écoulent, dans une chambre de l’hôpital Rizk, à Beyrouth. Juste après sa séance de chimiothérapie qui dure cinq heures, Nana filera au salon de coiffure où elle travaille. Chaque jour, cette quinquagénaire quitte sa maison à 7h30 pour ne rentrer que vers 20h.Malgré la fatigue, les nausées, les vomissements, elle n’envisage pas de se reposer. « Faut bien que je subvienne aux besoins de ma famille », dit, sans sourciller, cette patiente atteinte d’un cancer du sein diagnostiqué il y a six mois. Il y a quelques jours, elle n’a pas pu payer une partie des frais de scolarité de sa fille. « À...
Eye-liner au trait chirurgical, joues rosées, teint parfait… Malgré tous ses efforts, le maquillage de Nana couvre à peine ses cernes. Cette mère de deux adolescents de 15 et 18 ans enfouit sa tête entre ses bras en attendant que les heures s’écoulent, dans une chambre de l’hôpital Rizk, à Beyrouth. Juste après sa séance de chimiothérapie qui dure cinq heures, Nana filera au salon de coiffure où elle travaille. Chaque jour, cette quinquagénaire quitte sa maison à 7h30 pour ne rentrer que vers 20h.Malgré la fatigue, les nausées, les vomissements, elle n’envisage pas de se reposer. « Faut bien que je subvienne aux besoins de ma famille », dit, sans sourciller, cette patiente atteinte d’un cancer du sein diagnostiqué il y a six mois. Il y a quelques jours, elle n’a pas pu payer une partie des frais...
commentaires (3)

Commentaire parti avant que je finisse d’écrire. Je m’alarmais de la situation sanitaire et sociale dans le pays en me demandant jusqu’à quand le Parlement va se limiter à faire du lobbying pour les banques et le grand capital sans s’attaquer radicalement à ce problème vital. Il faut sans tarder dollariser les impôts.

Marionet

08 h 48, le 24 mars 2023

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Commentaire parti avant que je finisse d’écrire. Je m’alarmais de la situation sanitaire et sociale dans le pays en me demandant jusqu’à quand le Parlement va se limiter à faire du lobbying pour les banques et le grand capital sans s’attaquer radicalement à ce problème vital. Il faut sans tarder dollariser les impôts.

    Marionet

    08 h 48, le 24 mars 2023

  • C’est insupportable! L’Etat doit dollariser les impôts des entreprises et des personnes payées en « fraîche » sans délai pour assurer à la population un système de soins digne de ce nom. Et je ne parle même pas des autres urgences: cotisations de retraite, réfection des écoles et des routes, éducation nationale… les personnes publiques et morales ne peuvent pas vivre indéfini dans un paradis fiscal alors que d’autres crèvent. Que fout ce Parlement àpart voter blanc

    Marionet

    08 h 43, le 24 mars 2023

  • Que Dieu me pardonne mais que tous les politiciens et hauts fonctionnaires de ce pays soient damnés et qu’un jour ils souffrent tous dans leur chair et dans leur âme. Que leur descendance subisse le même sort. C’est le châtiment minimum en regard de toutes les souffrances qu’ils font subir aux millions de libanais

    Lecteur excédé par la censure

    09 h 32, le 23 mars 2023

Retour en haut