La vice-présidente de la Fondation al-Walid ben Talal, Leila Solh Hamadé, auprès d’une patiente souffrant d’insuffisance rénale. Photo DR
À l’occasion de la Journée mondiale du rein, la vice-présidente de la Fondation humanitaire al-Walid ben Talal, Leila Solh Hamadé, a annoncé le lancement d’un fonds de soutien aux personnes sous dialyse à l’Hôpital Rizk-Centre médical de l’Université libano-américaine (LAU). L’initiative a été annoncée lors d’une visite de Mme Solh à l’institution médicale, où elle a été reçue par le recteur de la LAU, le Dr Michel Mawad, le directeur exécutif de l’hôpital, le Dr Sami Rizk, le chef du corps médical, le Dr Adnan Audi, et le conseiller du recteur, Saad el-Zein.
La décision de la Fondation al-Walid fait suite au cri d’alarme de l’Association libanaise des insuffisances rénales. Cette dernière révèle en effet que les médecins pratiquant les dialyses ont annoncé leur intention de demander directement aux patients le versement de leurs honoraires. Et ce suite à l’effondrement financier et la décision de l’État de ne plus couvrir les coûts des dialyses.
Le Dr Mawad a fait part de la détermination de l’institution universitaire à lutter de toutes ses forces contre les maladies rénales. « Malheureusement, face à l’immense défi, les fonds sont insuffisants. Et le secteur de la santé souffre de la crise écrasante. Il avait pourtant eu le mérite incontesté de faire de notre pays un centre hospitalier régional », a-t-il constaté. De son côté, Leila Solh Hamadé a exprimé sa solidarité aux malades du rein. « Les personnes en dialyse ont eu la mauvaise surprise d’apprendre à travers le communiqué de l’Association libanaise des insuffisances rénales que les honoraires des médecins seraient directement encaissés des patients. Une décision qui est la conséquence de l’absence de responsabilité de l’État », a-t-elle dénoncé. « D’où la décision de la Fondation al-Walid ben Talal de soutenir les traitements de ces malades, dans la mesure du possible, car nous ne pouvons pas remplacer l’État », a-t-elle conclu.


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