Après la collision ferroviaire qui a fait au moins 57 morts et des dizaines de blessés mardi près de Larissa, dont de nombreux étudiants, un rassemblement de près de 10 000 étudiants et cheminots en colère a dégénéré hier à Athènes. Des manifestants ont mis le feu à des poubelles en fin de matinée et lancé des cocktails Molotov, tandis que la police a répliqué avec du gaz lacrymogène et des grenades assourdissantes. La catastrophe a déclenché une vague de colère et de nombreuses manifestations, et a mis en avant les failles des normes de sécurité dans les chemins de fer grecs qui, selon les syndicats, souffrent d’un sous-investissement et d’un manque de personnel depuis des années. Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a imputé la responsabilité de l’accident à une erreur humaine, tout en appelant à ne pas détourner les responsabilités d’un réseau ferroviaire déficient, présentant ses excuses « à tout le monde, mais surtout aux proches des victimes ». Mis en cause pour avoir commis une erreur fatale, le chef de gare de Larissa, âgé de 59 ans et qui n’avait reçu qu’une formation de 40 jours, a commencé hier à être entendu par la justice. Selon une source judiciaire, l’enquête vise aussi « à engager des poursuites pénales, si nécessaires, contre des membres de la direction de l’entreprise » Hellenic Train, les chemins de fer grecs.
Monde - Manifestations
Des heurts éclatent à Athènes après l’accident de train meurtrier
OLJ / le 06 mars 2023 à 00h00

