Victor Osimhen et Khvicha Kvaratskhelia célébrant le but du Nigérien lors du succès du Napoli sur la pelouse de l’Eintracht Francfort, mardi, en huitième de finale aller de la Ligue des champions, au Waldstation. Daniel Roland/AFP
Il n’y a pas que sur leur péninsule que les Napolitains règnent en maîtres cette saison. En parallèle de leur parcours hégémonique en championnat d’Italie, où ils comptent quinze longueurs d’avance sur leur dauphin, les Azurre impressionnent tout autant sur la scène continentale.
Équipe la plus prolifique de la phase de poules, avec un total de 20 buts marqués en six rencontres, le Napoli a poursuivi sur sa lancée à l’occasion d’un déplacement tout sauf évident sur la pelouse du dernier lauréat de la Ligue Europa.
Sixième de Bundesliga, à seulement cinq unités du leader bavarois, l’Eintracht Francfort était gonflé à bloc au moment de disputer son premier huitième de finale de Ligue des champions depuis l’édition 1960 (où il avait atteint la finale).
Mais les hommes de Luciano Spalletti ne se sont pas laissés impressionner par l’ambiance incandescente du Waldstation ni par l’intensité mise par les Allemands en début de partie. Très vite, les leaders de Serie A ont pris la mesure de leurs adversaires avant d’imposer leur tempo.
Bien aidés par l’expulsion de l’homme en forme côté allemand, le vice-champion du monde Randal Kolo Muani, coupable d’une vilaine semelle sur le tibia de Zambo Anguissa à l’heure de jeu, les coéquipiers de Victor Osimhen ont récité leur football malgré quelques maladresses devant le but adverse.
Si le score aurait pu être bien plus large que ce 2-0 au coup de sifflet final, ce résultat leur offre une belle marge pour le match retour au stade Diego-Armando-Maradona.
En première période, le danger est souvent venu de l’ailier mexicain Hirving Lozano, insaisissable et qui a fait passer une mauvaise soirée à Evan N’Dicka. C’est d’ailleurs sur ce côté droit qu’est venue la première situation très dangereuse du Napoli après la demi-heure de jeu. En trompant la vigilance du latéral français, Lozano a vu son tir échouer sur le poteau.
Le calvaire de N’Dicka
Sur la même action, Victor Osimhen a obtenu un penalty, après une faute à la limite de la surface de réparation d’Aurélio Buta qui l’a fauché. Mais Kevin Trapp a repoussé la tentative de Khvicha Kvaratskhelia, ne faisant toutefois que retarder l’échéance pour l’Eintracht, étouffé par les assauts napolitains.
Plus rapide que ses vis-à-vis, Lozano a servi à la 40e minute une merveille de centre dans la surface (1-0) pour le « serial buteur » nigérien, qui a parfaitement conclu l’action au second poteau pour inscrire son second but en Ligue des champions, lui qui avait manqué trois matchs de la phase de groupes, blessé à une cuisse.
Le meilleur scoreur de Serie A a même été tout proche d’inscrire un doublé dans la minute suivante, mais il s’est retrouvé en position de hors-jeu sur un centre de Lozano, toujours lui, qui a une nouvelle fois profité d’une erreur du malheureux N’Dicka.
En seconde période, le Napoli a complètement privé Francfort de ballon (66 % de possession), et l’addition aurait pu être plus salée pour Francfort si Trapp n’avait pas remporté son duel face à Kvaratshkelia (56e).
Après l’exclusion de Kolo Muani (58e), Naples a géré son match, et son ailier géorgien a délivré, d’une subtile talonnade, sa quatrième passe décisive cette saison en C1, pour le but du capitaine Lorenzo à la 65e minute (2-0).
Malgré le soutien indéfectible de ses 47 500 spectateurs, Francfort n’est pas parvenu à se créer la moindre occasion en seconde période face à une défense centrale napolitaine, composée de Amir Rrahmani et de Kim Min-jae, très solide. Seul Daichi Kamada à la 82e a cadré un tir sans trop de frayeur pour Alex Maret.
Dans trois semaines, dans l’antre napolitaine, l’Eintracht sera condamné à l’exploit pour renverser l’une des équipes les plus séduisantes d’Europe. Mais, privé de son principal atout offensif en la personne de Kolo Muani, la tâche s’annonce quasiment perdue d’avance.
G.B. avec AFP


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