Le milieu ukrainien de l’OM, Ruslan Malinovskyi (à gauche), au duel face au défenseur chilien du TFC, Gabriel Suazo, lors du succès des Marseillais au Stadium de Toulouse (2-3), dimanche en clôture de la 24e journée de Ligue 1. Charly Tribailleau/AFP
Cinq points séparent le leader parisien de son dauphin marseillais avant leurs retrouvailles très attendues dimanche prochain au Vélodrome pour un classique qui aura rarement revêtu une telle importance dans la course au titre.
Dans l’obligation comptable de s’imposer pour éviter la mauvaise opération du week-end, surtout après les succès dans l’après-midi des quatre autres membres du top 5 (Paris, Monaco, Lens et Rennes), l’OM a rempli son contrat.
Avec ce sixième succès consécutif hors de ses bases, les Phocéens, provisoirement délogés de la deuxième place par Monaco, ont repris leur bien et confirmé leur statut de meilleure équipe du championnat à l’extérieur.
Mais les Toulousains, qui auront d’autres occasions d’assurer rapidement leur maintien, lui ont offert une tout autre résistance qu’au match aller (6-1), en décembre, au lendemain de la Coupe du monde.
Les Violets, portés par leur public, ont frappé d’entrée (1-0, 3e) par leur homme en forme du moment, la jeune gâchette néerlandaise Thijs Dallinga, auteur de son 8e but en 2023 toutes compétitions confondues, sur un centre du latéral droit danois Mikkel Desler, le jour de son 28e anniversaire.
Les Marseillais, après avoir rapidement réagi par Jonathan Clauss (10e) et Nuno Tavares (11e), ont été curieusement apathiques alors que, éliminés de la Coupe d’Europe, ils n’avaient pas joué en milieu de semaine.
Dépassés par les projections rapides du Téfécé, toujours aussi à l’aise en contre, ils auraient même pu concéder le break sans un double sauvetage précieux de Pau Lopez devant Dallinga et Anthony Rouault (18e).
Ounahi sorti à la pause
L’entraîneur olympien Igor Tudor a sans doute dû passer à la mi-temps un sacré savon à ses joueurs. L’un d’eux, Azzedine Ounahi, qu’il avait titularisé pour la première fois depuis son arrivée au mercato en provenance d’Angers, n’est pas revenu sur le terrain.
Très discret lors du premier acte, comme beaucoup de ses coéquipiers, l’international marocain a été remplacé par l’Ukrainien Ruslan Malinovskyi, autre recrue hivernale.
Il n’aura fallu que deux corners, en l’espace de sept minutes, pour faire basculer le match. D’abord grâce au défenseur Chancel Mbemba (1-1, 52e), opportuniste, puis à l’attaquant turc Cengiz Ünder (1-2, 59e), d’une belle volée validée après l’intervention de la VAR.
Tavares, nettement plus tranchant en seconde mi-temps, pensait avoir mis les siens définitivement à l’abri (1-3, 78e). Mais le TFC, qui compte depuis le début de l’année parmi les attaques les plus prolifiques des cinq grands championnats européens, n’a pas baissé les bras.
Le Brésilien Ratao, d’une autre reprise de volée, a encore fait monter d’un cran le volume dans les tribunes du Stadium, où les Haut-Garonnais n’ont plus battu Marseille, leur bête noire, depuis 2007.
Toulouse, dont le maintien, avec 32 points, est déjà bien embarqué, n’aura pas à rougir de cette seconde défaite de l’année 2023 après celle concédée à Paris. D’autant qu’après avoir enchaîné PSG, Rennes et OM, un triptyque plus abordable l’attend ces prochaines semaines avec Reims, Clermont et Angers.
Les Marseillais, eux, auront sans doute davantage de mal à se projeter au-delà du prochain match, un match en forme de revanche pour les Parisiens, que l’OM a éliminés le 8 février dernier en huitième de finale de la Coupe de France.
Source : AFP

