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Sport - Ligue 1

Miracle à la parisienne

Le PSG a mis fin à sa série de trois défaites en battant Lille (4-3) au bout d’un match complètement fou, où il a perdu Neymar sur blessure, dimanche pour la 24e journée.

Miracle à la parisienne

Lionel Messi inscrivant le coup franc décisif offrant la victoire au PSG face au LOSC (4-3), dimanche au Parc des Princes lors de la 24e journée de Ligue 1. Franck Fife/AFP

Rarement Christophe Galtier aura connu un tel ascenseur émotionnel. Plus que jamais sur la sellette depuis le début de la mauvaise passe sportive que traverse son équipe, l’entraîneur parisien est passé par tous les sentiments sur son banc à mesure que s’égrenaient les 90 minutes de la rencontre.

D’abord rassuré sur l’implication des siens, qui ont rapidement pris le score (2-0) dans le premier quart d’heure, puis inquiet pour Neymar, sorti sur une civière (51e), avant d’être catastrophé lorsque Lille reprenait les devants à 3-2 (69e), et enfin euphorique sur le délicieux coup franc de Lionel Messi qui offre la victoire (90e+5) dans les ultimes secondes.

Ce 4-3 ébouriffant a en tout cas une belle tête de match référence pour une équipe qui baragouine son football depuis la fin de la trêve Coupe du monde. Mais aussi belle et miraculeuse soit-elle, cette victoire demeure ternie par une très mauvaise nouvelle : la nouvelle blessure de Neymar.

Éternel recommencement

La crainte est désormais qu’il soit absent plusieurs semaines et qu’il manque le match retour contre le Bayern le 8 mars, où il faudra remonter la défaite de l’aller (1-0). Sa cheville droite a méchamment tourné en disputant un ballon avec le milieu lillois Benjamin André. Le Brésilien est sorti sur une civière, en larmes (51e).

Un nouveau coup dur pour le « Ney », peu en forme ces dernières semaines, mais qui avait envoyé des signaux positifs, marquant le second but (17e) et s’impliquant dans le travail de premier rideau défensif. Le PSG a aussi perdu un autre de ses éléments importants avec la blessure de Nuno Mendes, touché involontairement par Jonathan Bamba, et remplacé par Juan Bernat (32e).

Cette énième entorse donne surtout l’impression d’un éternel recommencement pour l’ancien Barcelonais, qui avait déjà manqué des matchs de 8e de finale en Ligue des champions en 2018 (Real Madrid), 2019 (Manchester United) et 2021 (FC Barcelone). Dans les deux premiers cas, Paris avait été éliminé.

Heureusement, Mbappé revient vers sa forme des grands jours, après avoir manqué deux semaines, une de moins que prévu, pour une déchirure à une cuisse.

Coup franc fatal de Messi

L’étoile de Bondy avait « bien mangé et bien dormi » avant le match, cela s’est ressenti sur son premier but, alliage de finesse et de force, avec un petit pont sur Tiago Djalo et un coup de bélier pour passer ensuite entre le latéral et Bafodé Diakité, tous deux claqués comme des portes de saloon.

En toute fin de match, il a arraché l’égalisation, marquant son 198e but pour le PSG, à deux longueurs seulement du record d’Edinson Cavani (200 buts).

Lionel Messi, s’il a rasé sa barbe, n’a pas beaucoup changé. On ne l’a pas beaucoup vu, mais il a obtenu et surtout transformé le coup franc qui vaut les trois points. Le génie n’a frappé qu’une fois, et cela a suffi.

Si tout est encore loin d’être parfait, ils ont tout de même assuré l’essentiel en stoppant l’hémorragie de défaites. De quoi retrouver un brin de sérénité avant d’aborder leur second « Classique » du mois à Marseille, où ils avaient été éliminés en Coupe de France (2-1), et le déplacement à Munich dans trois semaines.

Ce succès in extremis permet surtout au PSG de se donner un peu d’air en championnat. Le club de la capitale reprend provisoirement avec huit longueurs d’avance en attendant le déplacement de l’OM à Toulouse.Côté lillois, la déception est de taille vu le scénario de la rencontre. Les Nordistes ont longtemps cru renverser la rencontre et ainsi laver l’affront de la terrible défaite concédée à l’aller (7-1).

Ils ont su profiter des largesses de l’arrière-garde adverse, toujours aussi fébrile, en inscrivant trois buts coup sur coup : une tête décroisée de Bafodé Diakité (21e), un penalty de Jonathan David (58e), sévère, pour une petite poussette de Marco Verratti, et une frappe imparable de Jonathan Bamba (69e).

Mais ils ont finalement dû s’incliner devant le talent individuel des stars parisiennes qui, encore une fois, apparaît comme la seule chance de salut du club de la capitale. Et Christophe Galtier en a bien conscience.

G.B. avec AFP

Rarement Christophe Galtier aura connu un tel ascenseur émotionnel. Plus que jamais sur la sellette depuis le début de la mauvaise passe sportive que traverse son équipe, l’entraîneur parisien est passé par tous les sentiments sur son banc à mesure que s’égrenaient les 90 minutes de la rencontre.D’abord rassuré sur l’implication des siens, qui ont rapidement pris le score (2-0) dans le premier quart d’heure, puis inquiet pour Neymar, sorti sur une civière (51e), avant d’être catastrophé lorsque Lille reprenait les devants à 3-2 (69e), et enfin euphorique sur le délicieux coup franc de Lionel Messi qui offre la victoire (90e+5) dans les ultimes secondes.Ce 4-3 ébouriffant a en tout cas une belle tête de match référence pour une équipe qui baragouine son football depuis la fin de la trêve Coupe du monde. Mais...
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