Rechercher
Rechercher

Sport

Les deux géants se quittent dos à dos

Le FC Barcelone a été accroché 2-2 par Manchester United, jeudi au Camp Nou, dans le choc des 16es de finale. Le suspense reste entier lors du match retour à Old Trafford, dans une semaine.

Les deux géants se quittent dos à dos

Marcus Rashford en action lors du deuxième but inscrit par les Red Devils pendant le match nul (2-2) ramené par Manchester United de la pelouse du FC Barcelone, jeudi en 16e de finale de la Ligue Europa au Camp Nou. Josep Lago/AFP

Il fallait se frotter les yeux quelques secondes pour prendre la mesure de l’anomalie : le FC Barcelone et Manchester United, face à face, en train de disputer un 16e de finale de Ligue Europa.

Cette affiche entre ces deux mastodontes du football européen était pourtant, un peu plus d’une décennie en arrière, celle de deux finales de Ligue des champions. Mais si la scène choisie pour l’occasion était nettement moins prestigieuse que celle de leurs derniers affrontements, elle n’a en rien affecté la qualité du spectacle dans un Camp Nou qui avait revêtu ses habits des grands soirs, empli de 90 000 spectateurs.

Le Barça, inarrêtable sur le plan domestique depuis le début d’année civile et qui compte huit points d’avance en Liga sur le Real Madrid, voulait se mesurer à un adversaire d’envergure après sa décevante élimination dès la phase de groupes de la Ligue des champions à l’automne dernier.

Rashford sur sa lancée

Malgré la volonté affichée de réaliser un meilleur parcours que celui de la saison précédente en C3, Xavi avait décidé de se passer de certains cadres de son onze titulaire, déjà amputé d’Ousmane Dembélé et de Sergio Busquets, blessés, en laissant Andreas Christensen et Alejandro Baldé sur le banc au profit de Jordi Alba et Marcos Alonso.

Un choix qui s’est avéré payant, puisque c’est l’ancien latéral de Chelsea qui a ouvert la marque en début de seconde période, de la tête sur corner (1-0, 50e) à la réception d’un corner de Raphinha. Mais les Mancuniens ont immédiatement répliqué par l’intermédiaire de son homme fort du moment : Marcus Rashford, déjà hauteur de son 16e but sur ses 14 dernières apparitions en 2023. L’international anglais a transpercé la garde de Marc-André Ter Stegen en envoyant une frappe surpuissante dans un angle fermé (1-1, 53e).

Ce dernier a récidivé quelques minutes plus tard, en débordant sur le côté droit avant de décocher un centre à ras-de-terre malencontreusement dévié par le défenseur français Jules Koundé dans ses propres filets (1-2, 59e).

Un quart d’heure plus tard, ce fut au tour de Raphinha de se montrer décisif. Le Brésilien, brillant sur l’aile droite depuis la blessure d’Ousmane Dembélé, a arraché l’égalisation pour les Catalans en allongeant un centre à destination de Robert Lewandowski, qui a laissé le ballon se diriger vers le petit filet (2-2, 76e).

Pedri sort blessé

Ce nul spectaculaire, conclu avec 18 frappes tentées par chacune des deux équipes, est malgré tout un joli coup pour les hommes d’Erik Ten Hag qui arrivaient, comme les Catalans, dans un excellent état de forme (cinq victoires et un nul sur leurs six derniers matchs).

Au contraire, ce résultat constitue une énième contrariété pour les Blaugranas, décidément malmenés depuis plusieurs saisons sur la scène européenne. L’an dernier déjà, les Catalans, reversés pour la première fois depuis des décennies au sein de la petite Coupe d’Europe sans voir les phases finales de la Ligue des champions, avaient été balayés dès les quarts de finale par l’Eintracht Francfort 2-3 au Camp Nou, après avoir été accrochés 1-1 à l’aller.

Le Barça est-il à l’aube d’une nouvelle désillusion de ce calibre en Europe ? Les similitudes sont assez nombreuses avec la déroute de l’an dernier pour ne pas s’en méfier. Et celle qui va peut-être porter le plus lourd préjudice aux Catalans est la blessure du prodige Pedri, sorti juste avant la pause visiblement touché à la cuisse droite (remplacé par Sergi Roberto à la 39e).

La pépite canarienne issue de la Macia s’était déjà blessée face à l’Eintracht l’an dernier au Camp Nou et avait dit adieu à sa saison sur cette élimination.

De Gea et Ter Stegen, impeccables

Cette fois, la blessure semble plus bénigne, puisque Pedri est sorti de la pelouse de lui-même, escorté par les soigneurs. Et en son absence, les Catalans ont au moins eu le mérite de ne pas se laisser abattre.

« Je suis satisfait du nul. C’est difficile de l’être, parce que nous sommes le Barça, mais on a rivalisé contre une équipe d’un niveau spectaculaire, une des meilleures d’Europe, avec un bloc très fort. On a réussi à hausser notre intensité au niveau de la leur, on a même dominé par moments », a réagi Xavi après le match.

Après une entame de match marquée par deux grands gardiens et l’émotion suscitée par le but du titulaire surprise Marcos Alonso, qui a dédié son but à son père, ex-joueur du Barça décédé le 8 février, les Blaugranas ont livré une fin de match haletante, avec un poteau et une lourde frappe d’Ansu Fati détournée par un irréprochable David De Gea, qui ont failli leur offrir la victoire.

En conférence de presse d’après-match, Xavi comme Erik Ten Hag ont protesté contre l’arbitrage : « On nous a volé un penalty », a clamé l’ancien milieu catalan, tandis que le Néerlandais a rappelé le « carton rouge très clair » oublié sur Rashford à 2-1.

La joute est loin d’être terminée : tout se jouera au match retour dans une semaine à Old Trafford, dans une ambiance qui promet d’être tout aussi électrique.

G.B. avec AFP

Il fallait se frotter les yeux quelques secondes pour prendre la mesure de l’anomalie : le FC Barcelone et Manchester United, face à face, en train de disputer un 16e de finale de Ligue Europa. Cette affiche entre ces deux mastodontes du football européen était pourtant, un peu plus d’une décennie en arrière, celle de deux finales de Ligue des champions. Mais si la scène choisie pour l’occasion était nettement moins prestigieuse que celle de leurs derniers affrontements, elle n’a en rien affecté la qualité du spectacle dans un Camp Nou qui avait revêtu ses habits des grands soirs, empli de 90 000 spectateurs.Le Barça, inarrêtable sur le plan domestique depuis le début d’année civile et qui compte huit points d’avance en Liga sur le Real Madrid, voulait se mesurer à un adversaire d’envergure après...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut