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Moyen-Orient - Éclairage

Féminicides en Irak : le combat pour briser la loi du silence

Le meurtre de la youtubeuse Tiba al-Ali est le dernier connu d’une longue série de crimes couverts par des lois plaçant l’honneur des hommes au-dessus de la vie des femmes. Une poignée d’entre elles risquent gros en tentant de faire bouger les lignes.

Féminicides en Irak : le combat pour briser la loi du silence

Manifestation de militantes féministes irakiennes sous haute protection policière devant le tribunal de Bagdad en février 2022 pour obtenir l’abrogation d’articles du code pénal irakien justifiant les crimes d’honneur. Photo Lina Malers

« Il est impossible qu’il ne s’écoule ne serait-ce qu’une journée sans qu’on entende parler d’une femme tuée, violée, battue ou brûlée vive en Irak. » Esraa M. Salmane a le parler franc et les mots qui frappent. Assise dans un café du quartier de Karrada où se réunissent intellectuels, étudiants et militants de Bagdad, la jeune Irakienne porte un foulard noué façon « turban » laissant apparaître quelques mèches et des bagues ciselées qu’elle tripote tel un chapelet. Des atours qui révèlent les origines aisées de la militante féministe âgée de 36 ans, ce qui ne l’empêche pas d’avoir expérimenté dans sa chair la violence contre laquelle elle s’élève : « J’ai fait un mariage traditionnel à l’âge de 25 ans. Très vite, mon époux a commencé à porter la main sur moi. Si j’ai pu divorcer, c’est parce que mon père,...
« Il est impossible qu’il ne s’écoule ne serait-ce qu’une journée sans qu’on entende parler d’une femme tuée, violée, battue ou brûlée vive en Irak. » Esraa M. Salmane a le parler franc et les mots qui frappent. Assise dans un café du quartier de Karrada où se réunissent intellectuels, étudiants et militants de Bagdad, la jeune Irakienne porte un foulard noué façon « turban » laissant apparaître quelques mèches et des bagues ciselées qu’elle tripote tel un chapelet. Des atours qui révèlent les origines aisées de la militante féministe âgée de 36 ans, ce qui ne l’empêche pas d’avoir expérimenté dans sa chair la violence contre laquelle elle s’élève : « J’ai fait un mariage traditionnel à l’âge de 25 ans. Très vite, mon époux a commencé à porter la...
commentaires (2)

Les dames de l'Irak, comme d'ailleurs de la plupart des pays de la région, vivent un séisme meurtrier quotidien et les survivantes en sortent traumatisées à vie. Un SOS international doit être émis ...

Wlek Sanferlou

15 h 02, le 17 février 2023

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Commentaires (2)

  • Les dames de l'Irak, comme d'ailleurs de la plupart des pays de la région, vivent un séisme meurtrier quotidien et les survivantes en sortent traumatisées à vie. Un SOS international doit être émis ...

    Wlek Sanferlou

    15 h 02, le 17 février 2023

  • Surpris : aucun commentaire. Désolant. Rien à espérer réellement des sociétés du Moyen Orient, qui autorisent ces méfaits de la superstition et de la haine.

    Chemla Yves

    14 h 31, le 17 février 2023

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