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Agenda - Débat

La crise du médicament à la conférence annuelle sur le cancer du sein à l’AUB

La crise du médicament à la conférence annuelle sur le cancer du sein à l’AUB

Hoda Chedid a modéré le débat sur la pénurie de médicaments à la conférence annuelle du cancer du sein, à l’AUB. Photo service de communication de l’AUB

Vendredi dernier, à midi, avait lieu la onzième édition de la conférence annuelle du cancer du sein à l’Hôpital américain de Beyrouth (AUB). Sous la thématique « Débat sur la crise économique, la pénurie de médicaments et les patients du cancer au Liban » pour la cérémonie d’ouverture, nombre d’acteurs politiques et syndicalistes étaient les interlocuteurs de cette table ronde. Une conférence qui s’inscrit dans un contexte particulier : celui des pénuries des médicaments subventionnés en rupture de stock sur le marché, mais aussi celui des prix élevés de ceux qui ne le sont pas, rendant difficile l’accès aux soins pour les patients atteints d’un cancer. Un débat modéré par la journaliste et notre collaboratrice Hoda Chedid. « Au nom de chaque malade du cancer, nous perdons l’espoir de vivre au Liban. Nous avons mal et nous sommes désespérés. Nous avons besoin de solutions », a lancé Hoda Chedid. Les mots de Hoda Chedid résonnaient particulièrement dans la salle : « L’hôpital du Moyen-Orient n’est plus » ; « Les patients meurent devant les portes des hopitaux. »

Le but de cette table ronde était de mettre en avant les problématiques, mais aussi d’envisager des solutions afin de faire face à la crise des soins et de l’hospitalisation des personnes atteintes d’un cancer. Le ministre sortant de la Santé Firas Abiad, via Zoom, ainsi qu’en présentiel le ministre sortant des Finances Youssef Khalil ont pris la parole. Le premier a évoqué une vision qui sera présentée la semaine prochaine pour les patients atteints d’un cancer. « Nous voulons aider les patients et ne pas leur dire qu’ils vont mourir à petit feu », a déclaré Youssef Khalil, tout en soulignant la gravité de la situation économique du pays et le besoin de prioriser les dépenses.

Mohammad Karaké, le directeur de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS), Youssef Bakhash, le président de l’ordre des médecins, Sleiman Haroun, président du syndicat des hôpitaux, et Karim Gebara, président du syndicat des importateurs de produits pharmaceutiques, étaient de la partie. Chacun a, selon son secteur, énuméré les problématiques rencontrées en ces temps de crise. L’ancien ministre de la Santé, nommé en 1998 au sein du gouvernement Salim Hoss, a également pris la parole en pointant du doigt la corruption présente parmi ceux au pouvoir, mais aussi dans la société.

Parmi le corps médical de l’AUB, le Dr Nagi el-Saghir, chef du département d’hématologie et de cancérologie à l’AUB et président de la conférence, et le Dr Ali Taher, directeur du Naef K. Basile Cancer Institute de l’AUB, étaient présents afin de relater les problèmes auxquels font face leurs patients. « Nous avons entendu aujourd’hui beaucoup de belles paroles et de promesses, mais, pour tout vous dire, sur le terrain, il y a tellement de problèmes. Nos patients ne trouvent pas les médicaments et ne parviennent pas à régler les frais médicaux », explique le Dr Nagi el-Saghir.

Vendredi dernier, à midi, avait lieu la onzième édition de la conférence annuelle du cancer du sein à l’Hôpital américain de Beyrouth (AUB). Sous la thématique « Débat sur la crise économique, la pénurie de médicaments et les patients du cancer au Liban » pour la cérémonie d’ouverture, nombre d’acteurs politiques et syndicalistes étaient les interlocuteurs de cette table ronde. Une conférence qui s’inscrit dans un contexte particulier : celui des pénuries des médicaments subventionnés en rupture de stock sur le marché, mais aussi celui des prix élevés de ceux qui ne le sont pas, rendant difficile l’accès aux soins pour les patients atteints d’un cancer. Un débat modéré par la journaliste et notre collaboratrice Hoda Chedid. « Au nom de chaque malade du cancer, nous perdons...