Victor Osimhen (au centre) célébrant son but lors de la victoire du Napoli face à la Cremonese (3-0) sur la pelouse du stade Diego Maradona de Naples. Filippo Monteforte/AFP
Une fois, mais pas deux. Dernière équipe à s’être offert le scalp des Napolitains au stade Diego Armando Maradona, le 17 janvier dernier, en huitièmes de finale de la Coupe d’Italie (2-2, 5-4 aux t.a.b), la Cremonese n’a pu réitérer l’exploit face à des Azzurri au complet.
Sans la moindre victoire cette saison en Serie A, les Lombards sont englués à la dernière place du classement, soit 48 unités derrière le leader au moment du coup d’envoi. Et cette différence abyssale s’est rapidement fait ressentir.
Duo gagnant
S’ils ont encore une fois joué sans complexes, les Tigres de Cremona ont dû céder face aux jambes de feu de l’ailier Khvicha Kvaratskhelia qui s’en est allé seul ouvrir la marque d’un tir croisé : un but marqué à la 22e minute de la 22e journée pour célébrer son 22e anniversaire. Une façon plutôt méthodique pour marquer son neuvième but cette saison en championnat, dont le Géorgien est également le meilleur passeur avec 9 passes décisives.
Son acolyte sur le front de l’attaque n’a pas tardé à se mettre en évidence. Victor Osimhen, lui, n’attend pas d’avoir quelque chose à fêter pour empiler les buts : après avoir trouvé le chemin des filets adverses lors des six dernières sorties du Napoli en championnat, le Nigérian a récidivé de près (65e) pour conforter sa place de meilleur buteur (17 buts). Un but qui a assommé la Cremonese, avant de craquer une dernière fois sur un tir d’Eljif Elmas (79e).
Pas de déconcentration en vue donc chez le leader, vêtu pour l’occasion d’un maillot pour la Saint-Valentin : « C’est notre ville, nos supporters, la possibilité de faire de belles choses qui nous maintiennent attentifs », a expliqué sur DAZN Luciano Spaletti, l’entraîneur napolitain.
Fort de cette 19e victoire en 22 journées, la sixième de rang, le Napoli compte désormais 16 points d’avance sur son dauphin l’Inter Milan, avant son déplacement sur le terrain de la Sampdoria de Gênes (19e), et semble plus proche que jamais de soulever le troisième scudetto de son histoire, le premier depuis 1992.
Rabiot fait gagner la Juve
Les Turinois, bien moins flamboyants, s’en sont remis à une tête d’Adrien Rabiot sur un délicieux centre d’Angel Di Maria (34e) pour dominer la Fiorentina sur la plus petite des marges (1-0).
S’ils restent loin des places qualificatives pour la Ligue des champions du fait des 15 points de pénalité retirés fin janvier pour des transferts frauduleux, les Bianconeri remontent à la neuvième place, à 12 points de la Roma, quatrième.
« On a joué en équipe, on a souffert, mais avec l’esprit juste, en défendant et en attaquant ensemble », s’est félicité Rabiot qui, comme toute la Juve, a tremblé jusqu’à la fin.
La Viola pensait même avoir arraché l’égalisation par Gaetano Castrovilli (89e), mais le but a été refusé pour un hors-jeu millimétrique d’un partenaire. Comme un écho à un but refusé plus tôt au Turinois Dusan Vlahovic, pour un autre hors-jeu imperceptible à l’œil nu mais signalé par le hors-jeu semi-automatique utilisé en Serie A.
Passé un petit coup de mou après sa pénalité, la Vieille Dame retrouve en tout cas des couleurs avant de recevoir Nantes. L’accession en C1 relevant désormais de la gageure en championnat, sauf si le recours annoncé par la Juve aboutit, la Ligue Europa est devenue un vrai objectif puisqu’elle permet à son vainqueur de disputer la prochaine C1.
« On peut aller loin en coupe d’Europe », a confirmé le milieu international français.
Contre Nantes, jeudi, les Italiens espèrent le retour du défenseur Leonardo Bonucci, blessé depuis décembre. Paul Pogba, absent depuis l’été, ne devrait en revanche pas encore être de la partie.
G.B. avec AFP


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