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Sport - Football

Alerte rouge à Paris avant le Bayern

Totalement dépassé par les événements, le PSG a été surclassé à Monaco (3-1), samedi lors de la 23e journée de Ligue 1, et plonge dans la crise à la veille du choc contre le Bayern Munich en Ligue des champions.

Alerte rouge à Paris avant le Bayern

Neymar dépité après la défaite (3-1) du Paris SG concédée sur la pelouse de Monaco, samedi, lors de la 23e journée de Ligue 1. Valery Hache/AFP

Rarement le PSG aura paru si près du gouffre. Dans un club dimensionné pour jouer les premiers rôles sur la grande scène européenne, on peine à se rappeler un mois de février aussi alarmant, où tous les voyants sont passés au rouge vif au moment d’aborder le moment fatidique de sa saison : les huitièmes de finale de la Ligue des champions.

Une chose est sûre : si les Parisiens livrent une prestation dans la lignée de ce qu’ils produisent depuis la reprise du championnat au lendemain du Mondial qatari, ils n’auront pas l’ombre d’une chance face à un adversaire de la trempe du Bayern Munich. S’il est, lui aussi, loin d’être dans sa forme la plus fringante, le club bavarois a repris du poil de la bête ces dernières semaines et reste sur une victoire probante ce week-end en BundesLiga face à Bochum (3-0) pour son ultime répétition avant son déplacement ce mardi au Parc des Princes.

Déjà quatre défaites

Un chiffre suffit pour montrer l’ampleur de la perdition sportive dans laquelle sont empêtrées les troupes de Christophe Galtier : quatre. Tel est le nombre de défaites déjà concédées par le PSG depuis le passage en 2023, soit une de moins par rapport à toute l’année civile précédente...

Après avoir plié face à Lens puis Rennes le mois dernier, le club de la capitale a de nouveau été surclassé par un autre membre du top 5 de Ligue 1. Ce revers inquiétant intervient en prime juste après une élimination sans gloire à Marseille en Coupe de France (2-1), et ne fait que confirmer l’impuissance et la fragilité d’un effectif dont le jeu se délite un peu plus à chaque sortie.

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Certes, Paris était privé de plusieurs joueurs majeurs (Kylian Mbappé, Lionel Messi, Marco Verratti, blessés) et le Onze aligné par Christophe Galtier était somme toute assez expérimental. Mais le technicien parisien ne pourra pas longtemps se réfugier derrière l’excuse des absences tant ses troupes semblent avoir perdu pied ces dernières semaines.

Pour le technicien parisien, l’état de grâce du début de saison est déjà de l’histoire ancienne, et c’est avec une énorme pression sur les épaules qu’il va devoir préparer la venue mardi au Parc des Princes des sextuples champions d’Europe.

En voyant le spectacle désolant offert par le PSG en principauté, le Bayern a de quoi être rassuré, même si Messi et Verratti devraient retrouver leurs places dans trois jours. Après cette déculottée subie sur le Rocher, c’est bel et bien avec un moral en berne et un entraîneur extrêmement fragilisé que les champions de France vont accueillir l’ogre bavarois.

Colère des supporters parisiens

À ce rythme, le leader parisien pourrait même se faire du souci pour la défense de son titre national, Marseille, son dauphin, n’ayant plus que cinq points de retard au classement de la L1 après son succès à Clermont samedi soir (2-0). Le prochain « classique » OM-PSG, le 26 février au Vélodrome, s’annonce brûlant et décisif pour la suite du championnat.

Sur le Rocher, tout est allé de travers pour Paris, qui a encaissé dès la 5e minute un but d’Alexandr Golovin profitant de l’apathie d’une défense aux abois, à l’image du jeune El Chadaille Bitshiabu, largement fautif sur ce but comme sur le suivant, inscrit par Wissam Ben Yedder (18e). L’international français s’est ensuite offert un doublé (45e+2) pour se hisser en tête du classement des buteurs de L1 à égalité avec le Rémois Folarin Balogun (14 réalisations).

L’addition aurait même pu être plus salée sans les multiples parades de Gianluigi Donnarumma (15e, 27e, 40e, 82e, 90e+1). Seul le jeune Warren Zaïre-Emery, encore âgé de 16 ans, a su tirer son épingle du jeu en réussissant à réduire l’écart peu avant la pause (39e).

De quoi susciter la colère des supporters parisiens massés dans le parcage visiteurs du stade Louis-II, qui ont déployé une banderole sans ambiguïté (« Réveillez-vous, vous nous faites craquer »), avant de demander aux joueurs parisiens de « mouiller le maillot » et d’enfumer l’enceinte monégasque avec des engins pyrotechniques.

Galtier a eu beau jeu de prétexter les nombreuses absences et un « petit virus » ayant touché une partie de l’effectif, qui l’ont obligé à modifier de fond en comble son équipe-type. Mais à l’heure d’aborder les grandes échéances européennes, le manque de ressort psychologique de ses hommes est aussi préoccupant que les nombreuses faillites individuelles, comme celle de Neymar, transparent tout au long du match alors qu’il était censé être le leader du PSG sans Mbappé, ni Messi, ni Verratti.

Galtier « inquiet »

« Si je n’étais pas inquiet, ce serait grave », a d’ailleurs reconnu l’entraîneur parisien. « On a un calendrier très chargé et un effectif très touché et affaibli, mais on est inquiet. Je comprends la colère des supporteurs, elle est légitime. »

Seule bonne nouvelle : la rentrée à la 79e minute de Presnel Kimpembe, longtemps blessé au tendon d’Achille, sa première apparition depuis le 13 novembre. « Presko » va ainsi peut-être solidifier une arrière-garde qui prend l’eau de toutes parts.

Il a déjà commencé à sonner la révolte au coup de sifflet final en allant au contact des supporters parisiens pour en appeler à l’union sacrée à l’aide d’un mégaphone.

« On a besoin de vous, les gars, on a besoin de tout le monde, on va se remobiliser dans le vestiaire, lâchez pas », a-t-il lancé à l’adresse des ultras, qui auraient préféré que cette prise de parole soit une initiative du capitaine de l’effectif Marquinhos, de plus en plus sous le feu des critiques.

Quoi qu’il en soit, une chose est sûre après ce revers cinglant : la suite de la saison du PSG et sans nul doute l’avenir de son entraîneur se joueront en grande partie ce mardi soir. Mais on peine à voir comment les choses pourraient bien se passer.

G.B. avec AFP

Rarement le PSG aura paru si près du gouffre. Dans un club dimensionné pour jouer les premiers rôles sur la grande scène européenne, on peine à se rappeler un mois de février aussi alarmant, où tous les voyants sont passés au rouge vif au moment d’aborder le moment fatidique de sa saison : les huitièmes de finale de la Ligue des champions.Une chose est sûre : si les Parisiens livrent une prestation dans la lignée de ce qu’ils produisent depuis la reprise du championnat au lendemain du Mondial qatari, ils n’auront pas l’ombre d’une chance face à un adversaire de la trempe du Bayern Munich. S’il est, lui aussi, loin d’être dans sa forme la plus fringante, le club bavarois a repris du poil de la bête ces dernières semaines et reste sur une victoire probante ce week-end en BundesLiga face à Bochum...
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