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Sport - Open d’Australie

Murray s’impose au bout de la nuit

Au terme d’un combat homérique, l’ancien numéro 1 mondial britannique est revenu de très loin pour battre Kokkinakis, éliminé comme le double finaliste en titre à Melbourne, Daniil Medvedev, sorti en trois manches par Sebastian Korda.

Murray s’impose au bout de la nuit

Andy Murray lors de son combat acharné face à Thanasi Kokkinakis au troisième tour de l'Open d'Australie, dont il est sorti vainqueur après plus de 5 heures de jeu, ce vendredi à Melbourne. William West/AFP

Il était 4h06 ce vendredi matin lorsque Andy Murray et Thanasi Kokkinakis tombaient dans les bras l’un de l’autre après avoir repoussé leurs limites.

En empochant la victoire d’un ultime revers gagnant long de ligne, l’Écossais venait de mettre enfin un terme à une empoignade longue de 5h45 sur le score de 4-6, 6-7 (4/7), 7-6 (7/5), 6-3, 7-5.

À huit minutes près, les deux hommes battaient le record du match le plus long disputé à l’Open d’Australie toujours détenu par Novak Djokovic contre Rafael Nadal lors de la finale de 2012 qui avait duré 5h53.

« Oui, j’ai un gros cœur », a lancé Murray qui avait déjà mis 4h49 pour venir à bout de l’Italien Matteo Berrettini (14e) en cinq sets et en ayant sauvé une balle de match mardi au premier tour.

« Remonter deux sets, je l’ai déjà fait ! Alors je me suis appuyé sur mon expérience, mon amour du jeu et de la compétition », a-t-il expliqué, lui dont le précédent match le plus long n’avait duré « que » 5h07. L’ancien numéro 1 mondial est revenu de très loin dans cette rencontre, puisque Kokkinakis avait remporté les deux premières manches avant de mener 5-2 dans la troisième et de servir pour le match à 5-3.

Mais grâce à son mental d’acier, nullement affecté par sa hanche en titane, Murray est parvenu à reprendre le service de l’Australien avant de remporter la manche sur sa première balle de set dans le tie-break.

Murray a ensuite égalisé à deux manches partout et poussé son adversaire dans un set décisif où, sur un énorme coup droit gagnant, il a réussi le break pour mener 6-5 et servir pour le match devant un public maigre mais en furie.

Le quintuple finaliste à Melbourne (2010, 2011, 2013, 2015, 2016) s’est alors offert deux balles de match et a conclu sur la première.

Samedi, il affrontera l’Espagnol Roberto Bautista (25e) pour une place en 8es de finale.

Medvedev prend déjà la porte

L’Open d’Australie a encore perdu l’un de ses principaux prétendants vendredi avec l’élimination prématurée de Daniil Medvedev.

Finaliste lors des deux dernières finales, où seuls Djokovic en 2021 et Nadal en 2022 avaient réussi à le battre, le Russe s’est fait cueillir cette année dès le troisième tour par l’Américain Sebastian Korda (31e).

« C’est incroyable, j’ai fait ce qu’il fallait malgré les hauts et les bas dus à la tension », s’est réjoui l’Américain de 22 ans dont le père Petr a remporté l’Open d’Australie en 1998, soit deux ans avant la naissance de Sebastian.

Ce dernier a effectivement pris Medvedev à son propre jeu en le contrôlant du fond du court. Il a toujours été devant au score, obligeant le Russe à lui courir après.

Après des échecs en huitièmes de finale en 2020 à Roland-Garros et en 2021 à Wimbledon, Korda tentera dimanche de se hisser pour la première fois en quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem. Il défiera le Polonais Hubert Hurkacz (11e) qui a éliminé le Canadien Denis Shapovalov (22e) 7-6 (7/3), 6-4, 1-6, 4-6, 6-3.

Coups de vent

Dans le tableau féminin, les deux favorites Iga Swiatek et Jessica Pegula ont obtenu deux victoires écrasantes. La numéro 1 mondiale n’a mis que 55 minutes pour avaler l’Espagnole issue des qualifications Cristina Bucsa (100e) 6-0, 6-1. « Je l’avais vue jouer et je savais qu’elle était très solide, alors je ne voulais pas la laisser revenir », a lancé la Polonaise de 21 ans qui n’a cédé que l’avant-dernier jeu de la partie.

Demi-finaliste l’an dernier, elle tentera de décrocher son billet pour les quarts en affrontant dimanche la Kazakhe d’origine russe Elena Rybakina (25e), championne du dernier Wimbledon. Cette dernière a eu plus de mal à sortir la finaliste de l’an dernier Danielle Collins (11e) 6-2, 5-7, 6-2.

De son côté, Pegula n’a pas traîné non plus. 65 minutes et elle était déjà de retour au vestiaire en n’ayant fait qu’une bouchée de l’Ukrainienne Marta Kostyuk (61e) 6-0, 6-2.

« Je n’ai pas donné beaucoup de points, et même si je n’ai pas très bien servi, j’ai joué intelligemment tout en étant agressive lorsqu’il le fallait », a résumé l’Américaine de 28 ans qui se promène depuis le début du tournoi.

Source : AFP


Il était 4h06 ce vendredi matin lorsque Andy Murray et Thanasi Kokkinakis tombaient dans les bras l’un de l’autre après avoir repoussé leurs limites. En empochant la victoire d’un ultime revers gagnant long de ligne, l’Écossais venait de mettre enfin un terme à une empoignade longue de 5h45 sur le score de 4-6, 6-7 (4/7), 7-6 (7/5), 6-3, 7-5.À huit minutes près, les deux hommes...

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