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Sport - Ligue 1

Le PSG chute encore, à Rennes

Sans idées, les Parisiens ont subi leur second revers de l’année à Rennes (1-0), dimanche en clôture de la 19e journée.

Le PSG chute encore, à Rennes

Hamari Traoré gagnant un duel aérien face à Kylian Mbappé lors de la victoire du Stade rennais contre le PSG (1-0), dimanche au Roazhon Park pour le compte de la 19e journée de Ligue 1. Loïc Venance/AFP

Et si le doute commençait à s’immiscer dans les têtes parisiennes ? À moins d’un mois du rendez-vous fatidique, aussi attendu que craint par le club de la capitale, contre le Bayern Munich en huitièmes de finale de la Ligue des champions, les signaux commencent à virer au rouge.

Incapable de contenir une équipe pourtant privée de ses deux meilleurs attaquants, Martin Terrier, blessé, et Benjamin Bourigeaud, suspendu, le collectif parisien a fait pâle figure devant celui bien huilé de Rennes.

Une tendance qui devient récurrente depuis la reprise du championnat après la pause liée à la Coupe du monde. « Je ne suis pas inquiet, on n’aime pas perdre, mais nous allons travailler », promet le milieu portugais Vitinha, dépassé par les événements comme l’ensemble de l’entrejeu parisien au Roazhon Park.

Mais en attendant que les hommes de Christophe Galtier rehaussent le curseur, voilà que Lens (2e), vainqueur du PSG le 1er janvier (3-1), revient à seulement trois unités du leader, tandis que l’Olympique de Marseille (3e) n’est plus qu’à cinq longueurs derrière.

En embuscade à la 5e place, au coude-à-coude avec Monaco (4e avec 37 points également), le Stade rennais a joué comme il sait si bien le faire : sans complexe, avec un allant offensif qui aurait de quoi faire rougir ses homologues parisiens.

Après une première mi-temps peu emballante, où seuls les Bretons ont par moments su se montrer dangereux sur la cage de Gianluigi Donnarumma, qui a dû s’employer pour enchaîner plusieurs parades décisives. Le portier italien s’est longtemps illustré en sortant la belle reprise de volée d’Arnaud Kalimuendo, formé au PSG, sur un centre tendu de Truffert (22e), les deux coups francs de Lovro Majer (33e, 56e) ainsi qu’une frappe puissante d’Amine Gouiri (39e).

Mais « Gigio » n’a rien pu faire face au capitaine malien, Hamari Traoré, qui a fait exploser le Roazhon Park en ouvrant le score (1-0, 65e) après un excellent travail d’Adrien Truffert, intenable tout le match.

Avec ce succès de prestige, les Bretons ont signé leur neuvième victoire d’affilée à domicile, et ont également justifié leur réputation de bête noire du PSG, qu’ils viennent de battre pour la troisième fois lors de leurs quatre dernières visites sur les bords de la Vilaine.

La MNM sans étincelle

Mais plus que des statistiques, le PSG doit se préoccuper de son niveau de jeu, car il ne pourra pas toujours compter sur un éclair de ses génies pour renverser un match mal parti.

Les retrouvailles post-Mondial de la MNM : Kylian Mbappé/Neymar/Lionel Messi, reconstituée après l’entrée en jeu de l’international français (55e), n’ont guère fait d’étincelles. Pour son second match en L1 comme champion du monde, la « Pulga » n’a pas pesé, lui qui avait marqué contre Angers (2-0) mercredi.

Neymar s’est de nouveau distingué pour les mauvaises raisons : pertes de balle en cascade, comme celle qui conduit à un coup franc dangereux de Lovro Majer, agrémentées par des attitudes boudeuses et contestatrices.

Sur le banc pour son retour après ses vacances décalées d’après-Coupe du monde, Kylian Mbappé, entré sous les chaleureux applaudissements du Roazhon Park à la place d’un Hugo Ekitike transparent, n’a pas fait de miracle, contrairement au match face à Strasbourg, où il avait arraché la victoire (2-1) à la dernière seconde.

Pour son 200e match en L1, le vice-champion du monde 2022 a même manqué une occasion en or devant Steve Mandanda (69e). Mais derrière les trois stars, personne n’a assuré, à part le « Titi » Warren Zaïre-Emery. Du haut de ses 16 ans, le milieu de terrain a gagné des duels et assuré des remontées de balle pleines de tempérament.

En défense, c’est quoi le plan ?

Reconduite par Christophe Galtier, la défense à trois, revue contre Angers (2-0) mercredi, a souffert face aux Rennais. Sur le but, Achraf Hakimi, qui venait d’entrer en jeu à la place de Nordi Mukiele, s’est trop facilement fait effacer par la feinte de Truffert.

Marquinhos, qui préfère jouer dans une charnière à deux, s’est aussi montré à la peine. Le capitaine, comme certains de ses partenaires, a encore connu un déchet technique inhabituel. Des erreurs individuelles et des imprécisions dans les passes que Christophe Galtier a justifiées par un niveau de préparation disparate après les 45 jours d’interruption liée au Mondial qatari.

Mais cette excuse ne pourra pas être invoquée éternellement. En première période, Paris n’a été dangereux que sur une frappe contrée par Joe Rodon (41e) et un raid de Lionel Messi, encore arrêté par le défenseur gallois au moment de frapper (43e).

La première véritable occasion parisienne est venue des défenseurs centraux, une remise de Sergio Ramos pour une tête de Danilo Pereira contrée par Steve Mandanda (48e).

Hugo Ekitike, pourtant trois fois buteur sur les quatre rencontres précédentes, n’est pas non plus arrivé à se démarquer pour être servi. S’il n’a pas toujours effectué les meilleurs appels, ou les meilleurs choix balle au pied, il est loin d’avoir été mis dans les meilleures conditions par certains de ses coéquipiers, dont Neymar, qui s’en est pris plusieurs fois à l’ancien Rémois. Symbole de la faillite d’un champion de France qui doit se ressaisir.

Source : AFP

Et si le doute commençait à s’immiscer dans les têtes parisiennes ? À moins d’un mois du rendez-vous fatidique, aussi attendu que craint par le club de la capitale, contre le Bayern Munich en huitièmes de finale de la Ligue des champions, les signaux commencent à virer au rouge. Incapable de contenir une équipe pourtant privée de ses deux meilleurs attaquants, Martin Terrier, blessé, et Benjamin Bourigeaud, suspendu, le collectif parisien a fait pâle figure devant celui bien huilé de Rennes.Une tendance qui devient récurrente depuis la reprise du championnat après la pause liée à la Coupe du monde. « Je ne suis pas inquiet, on n’aime pas perdre, mais nous allons travailler », promet le milieu portugais Vitinha, dépassé par les événements comme l’ensemble de l’entrejeu parisien au Roazhon Park.Mais...
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