De droite à gauche : le colonel Jihad Bou Mrad, le général Khaled Hammoud, directeur du service de renseignements, le général Imad Osmane, Leila Solh Hamadé, le général Hussein Khachfé, Abdel Salam Marini, directeur de la fondation, et le colonel Issam Tafouche. Photo DR
Lors d’une visite au siège de la direction générale des Forces de sécurité intérieure, où elle était reçue par le directeur général de cette institution, le général Imad Osmane, la vice-présidente de la Fondation humanitaire al-Walid ben Talal, l’ancienne ministre Leila Solh Hamadé, a annoncé une aide financière à la Caisse d’assurance santé des FSI. Les forces de sécurité sont gravement affectées par la crise, qui a réduit à néant leurs salaires versés en livres libanaises, la monnaie nationale s’étant fortement dépréciée face au dollar.
Dans son allocution, le général Osmane a remercié Mme Solh de cette aide « à l’une des plus anciennes institutions du Liban ». Les FSI, a-t-il rappelé, « protègent tous les Libanais sans exception, et ont perdu plusieurs de leurs membres au cours de missions visant à préserver la stabilité du pays ». « Cette institution va persévérer au-delà des individus qui passent, a-t-il poursuivi. Toute aide qui lui est apportée aujourd’hui est d’une utilité publique. Nous protégeons la population par tous les moyens, et nous voudrions sentir que la population nous protège aussi. »
Pour sa part, Mme Solh s’est souvenue du temps où son père, Riad el-Solh, premier président du Conseil après l’indépendance, a visité les FSI pour une réorganisation nécessaire en vue de protéger cette toute nouvelle indépendance. « Je suis là en ma qualité humanitaire, en vue de contribuer à l’assurance santé de tous ces officiers et agents, de ces hommes qui étaient un besoin pour la population, et qui aujourd’hui ont eux-mêmes besoin d’aide », a-t-elle déclaré, fustigeant un État « dont les héros sont dans les tombes et les voleurs dans les palais, dont les fils sont en exil et les criminels en liberté ».
Mme Solh Hamadé a déploré, anecdote à l’appui, que beaucoup d’agents des FSI aient été affectés, au cours des dernières années, à la protection d’hommes politiques et de leurs familles, au lieu de servir la République comme ils croyaient qu’ils allaient le faire quand ils se sont enrôlés. Elle a félicité le général Osmane « d’avoir mis un frein à cette pratique et permis à ces agents de réintégrer leur caserne ».
En fin de cérémonie, le général Osmane a octroyé une médaille à la vice-présidente de la Fondation Ben Talal.


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