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Économie - Transport

Hamiyé annonce la mise en service d’une partie des bus offerts par la France

Hamiyé annonce la mise en service d’une partie des bus offerts par la France

Le ministre sortant des Transports et des Travaux publics Ali Hamiyé dans l’un des bus mis à l’essai. Photo ANI

Le ministre sortant des Transports et des Travaux publics, Ali Hamiyé, a participé hier à une session d’essai d’une partie des bus offerts au Liban par la France et annoncé la mise en service d’une partie d’entre eux dès ce lundi.

Ce sont en tout 10 bus sur les 50 réceptionnés en mai dernier qui seront mis en circulation sur 4 itinéraires différents traversant le « Grand Beyrouth », selon le directeur général de l’Office des chemins de fer et du transport en commun, Ziad Nasr, que nous avons contacté. Ce dernier n’était pas en mesure de fournir le détail des trajets, mais a confirmé que des arrêts étaient prévus à Nahr el-Mott, Khaldé et Hadath. L’office dispose d’un effectif de 28 conducteurs qu’il peut affecter à ces dix bus. Le prix d’un trajet sera fixé à 20 000 livres. Également contacté, le ministre est revenu sur les raisons du retard de cette mise en service, qui est à ses yeux indépendante de la volonté de son ministère. Selon lui, les bus ont été réceptionnés en mai, mais il a fallu attendre le 13 octobre pour que les douanes délivrent une attestation d’exonération de TVA, puis deux mois de plus pour que la direction générale du trafic routier fasse sa part du travail d’enregistrement. « L’immatriculation a été finalisée le 8 décembre », a-t-il souligné.

Manque de moyens

La décision de ne faire fonctionner que 10 bus est liée au manque de moyens de l’office et de l’État, a ajouté Ziad Nasr. « Nous n’avons pas de crédits suffisants pour financer le carburant et les frais d’entretien de davantage de bus », a-t-il fait savoir. Le ministre a quant à lui souligné que les 28 chauffeurs mobilisés n’étaient actuellement rémunérés que 2,4 millions de livres par mois (l’équivalent de 55 dollars au taux du marché). Il a salué leur décision d’accepter malgré tout de conduire ces bus pour « servir l’intérêt public ».Ziad Nasr a pour sa part souligné que ces chauffeurs n’avaient pas bénéficié des majorations de salaire mises en place par décret pendant la crise. Entré en vigueur en 2022 mais sous le coup d’un recours devant le Conseil constitutionnel, le budget de 2022 prévoit de tripler les salaires des fonctionnaires qui étaient encore calculés sur la base de l’ancien taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar, rendu complètement obsolète par l’effondrement de la monnaie nationale.

S’agissant des 40 bus restants, le ministère et l’office prévoient d’en confier la gestion au secteur privé. « Un appel d’offres sera lancé dès que le cahier des charges sera prêt », a encore indiqué Ziad Nasr, sans pouvoir s’avancer sur un calendrier. Il rappelle qu’outre ces 50 bus, l’office en possède 45 autres dont certains sont en mauvais état.

C’est en mars dernier que le ministre français délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, en visite à Beyrouth, et Ali Hamiyé ont signé un accord de coopération en vertu duquel la France offrait 50 bus à l’État libanais. L’accord comprend également une assistance technique sur deux ans à l’Office libanais des chemins de fer et des transports pour la maintenance des bus et leur exploitation (recrutement, formation, billettique, schéma des lignes).


Le ministre sortant des Transports et des Travaux publics, Ali Hamiyé, a participé hier à une session d’essai d’une partie des bus offerts au Liban par la France et annoncé la mise en service d’une partie d’entre eux dès ce lundi. Ce sont en tout 10 bus sur les 50 réceptionnés en mai dernier qui seront mis en circulation sur 4 itinéraires différents traversant le « Grand Beyrouth », selon le directeur général de l’Office des chemins de fer et du transport en commun, Ziad Nasr, que nous avons contacté. Ce dernier n’était pas en mesure de fournir le détail des trajets, mais a confirmé que des arrêts étaient prévus à Nahr el-Mott, Khaldé et Hadath. L’office dispose d’un effectif de 28 conducteurs qu’il peut affecter à ces dix bus. Le prix d’un trajet sera fixé à 20 000 livres....
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