Twitter a suspendu jeudi les comptes de plusieurs journalistes ayant récemment écrit sur Elon Musk, le nouveau propriétaire de la plateforme. Le milliardaire, qui se décrit comme un chantre de la liberté d’expression, a écrit dans un tweet : « Les règles relatives au doxxing s’appliquent autant aux “journalistes” qu’aux autres. » La divulgation d’informations personnelles, appelée « doxxing », est interdite par Twitter. Le patron de Tesla faisait notamment référence à la suspension mercredi du compte Elonjet, qui suivait les déplacements de son jet privé en temps réel, et a menacé le compte de poursuites judiciaires. « Me critiquer à longueur de journée n’est pas un problème. Dévoiler mes déplacements en temps réel et mettre ma famille en danger en est un », a justifié jeudi Elon Musk. Selon lui, son fils a été la cible d’un « harceleur fou » qui pensait suivre le nouveau propriétaire de Twitter. Des journalistes du Washington Post, du Times ou de CNN font partie de ceux qui ont vu leurs comptes suspendus. Qualifiant cette décision d’« inquiétante », la vice-présidente de la Commission européenne Vera Jourova a rappelé qu’il y a « des lignes rouges », menaçant dans un tweet Elon Musk « de sanctions, bientôt ». Des condamnations ont suivi de la part de responsables allemands et français.

