La cérémonie d’inauguration du projet agroalimentaire de Majdel Meouch, qui s’étend sur 25 000 mètres carrés. Photos libres de droit
Sur le thème « Notre terre, notre avenir », l’ONG Nawraj, présidée par Fouad Abounader, vient de lancer, en collaboration avec L’Œuvre d’Orient et l’ordre libanais maronite, un projet agroalimentaire au monastère Mar Maroun de Majdel Meouch (Chouf/Mont-Liban). Financé par L’Œuvre d’Orient, ce projet a pour objectif d’aider la population de 12 localités du Chouf à faire face à la crise en lui permettant de produire des denrées pour se nourrir, mais également de les commercialiser, et ainsi de créer des emplois.
Ont assisté à la cérémonie de lancement des élus et notables représentant des villages à qui cette initiative va bénéficier, des habitants de la région ainsi que Mme Alexandra Troyano-Groux, de l’ambassade de France.
Le four écologique fabriqué au Liban, l’une des fiertés du projet.
L’inauguration a commencé par un mot d’accueil du P. Georges Hobeika, vicaire général de l’ordre libanais maronite, suivi des interventions de M. Vincent Gelot, directeur de L’Œuvre d’Orient au Liban, et de M. Abou Nader. À l’invitation des PP. Samir Ghaoui et Adel Alam, respectivement ancien et nouveau supérieur du couvent Mar Maroun, l’assistance a ensuite participé à la démonstration du fonctionnement des machines (que tout habitant peut utiliser à sa convenance) pour conditionner le thym et confectionner de la pâte de tomate, ainsi que du four écologique, conçu en Angleterre, mais fabriqué au Liban, achetés grâce au financement de L’Œuvre d’Orient.
Fouad Abounader, président de l’ONG Nawraj, s’adressant aux présents, parmi lesquels Vincent Gelot, directeur de L’Œuvre d’Orient pour le Liban et la Syrie qui a financé le projet.
À noter que le monastère Mar Maroun a mis 25 000 m2 de terre à la disposition de ce projet pour assurer la récolte de fruits et légumes. En outre, 900 avocatiers ont été plantés après que le terrain eut été défriché et labouré par les bénéficiaires.
« Notre terre, notre avenir » se veut un exemple des solutions concrètes que Nawraj met en œuvre pour lutter contre l’exode rural, et un modèle de synergie entre la population et différents acteurs sociaux et ecclésiaux visant à montrer que la situation au Liban n’est pas une fatalité.


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