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Sport - Mondial

Le Maroc prend son quart, l’Espagne prend la porte

Au bout du suspense, les Lions de l’Atlas sont venus à bout de la Roja aux tirs au but (0-0, 3 t.a.b. à 0) et rallié les quarts de finale de la compétition, une première dans l’histoire du football arabe.

Le Maroc prend son quart, l’Espagne prend la porte

L’effectif marocain célébrant sa qualification pour les quarts de finale du Mondial 2022 acquise aux dépens de l’Espagne, mardi sur la pelouse de l’Education City Stadium d’Al-Rayyan, dans l’ouest de Doha. Glyn Kirk/AFP

Ils ont éliminé leur pays d’adoption. D’une panenka somptueuse, Achraf Hakimi, qui est né et a grandi dans la banlieue sud de Madrid, a conclu la superbe performance du gardien Yassine Bounou, qui joue depuis dix ans en Espagne et qui a été infranchissable pendant la séance des tirs au but.

Jamais les Lions de l’Atlas n’avaient atteint les quarts de finale d’un Mondial. Avant lundi, leur meilleur résultat dans la compétition reine du football remontait à 1986, lorsqu’ils avaient atteint les huitièmes au Mexique où ils avaient été dominés (2-1) en prolongations par la RFA sur un coup-franc contré de Lothar Matthäus.

Dernière sélection africaine encore en lice, le Maroc aura l’occasion de rejoindre le dernier carré contre le Portugal ou la Suisse qui s’affrontaient plus tard dans la soirée.

Opposition de style

Au Stade Education City de Doha, l’opposition de style tant attendue a bien eu lieu entre l’Espagne, son jeu de passes courtes, et le Maroc, ses contres et ses victoires fondées sur une excellente défense, la meilleure du tournoi (un seul but encaissé).

Et à ce jeu-là, c’est le style des Lions de l’Atlas qui a longtemps semblé le plus en mesure de faire la différence, devant les dizaines de milliers de supporters marocains, bien plus nombreux que leurs homologues espagnols.

« Ils ont 70 % de possession de balle en moyenne, même en ayant affronté l’Allemagne ou la France, avait d’ailleurs analysé avant le match Walid Regragui, le sélectionneur du Maroc. La possession, ils vont l’avoir, il faut qu’on l’accepte. Mais le Japon a gagné (contre l’Espagne, 2-1) avec 17 % de possession, et a gagné avec 20 % de possession contre l’Allemagne (2-1). »

Hier soir, la Roja a bien eu la possession, dans les proportions prédites par Regragui, mais n’est pas parvenue à faire sauter le verrou marocain, se perdant souvent dans des séquences de possession stériles et des passes latérales dignes d’une équipe de handball.

Pire, l’Espagne n’a cadré que deux frappes, une de moins que les Marocains, avant la séance de tirs au but, qu’elle aurait bien souhaité éviter.

Bis repetita

Pour la Roja, l’histoire se répète : les champions du monde 2010 avaient déjà été sortis par une équipe à leur portée, la Russie, en huitième de finale lors du Mondial 2018, également aux tirs au but.

Le sélectionneur espagnol Luis Enrique avait pourtant prévu ce cas de figure en demandant à ses joueurs de se préparer à l’exercice : « Ils devaient arriver avec au moins mille penalties tirés avec leurs clubs, avait expliqué Enrique en conférence de presse lundi. Il y aura sûrement un match à élimination directe où on devra passer par une séance de tirs au but. »

L’ancien entraîneur du FC Barcelone avait aussi affiché sa confiance en ses « trois très bons gardiens », dont le titulaire Unai Simon. Mais c’est bien Bounou, le portier du Séville FC, qui a pris la lumière en fin de match, en arrêtant deux tirs aux but, de Carlos Soler et Sergio Busquets, alors qu’il avait accompagné du bout des mains celui de Pablo Sarabia qui a heurté le poteau.

Il a confirmé ce qui apparaît comme une évidence à l’issue du combat remporté contre l’Espagne : le Maroc possède bien la meilleure défense de la compétition, qu’aucun joueur adverse n’a encore trompée. Seul le défenseur central Nayef Aguerd a trompé, bien malgré lui, son gardien contre le Canada (2-1).

Les attaquants du Portugal et de la Suisse sont prévenus, et le reste des équipes en lice aussi. Première équipe arabe à s’inviter à la table des huit meilleures nations mondiales, et dans le même temps la troisième du continent africain, le Maroc ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Qui plus est dans cette première Coupe du Monde à se dérouler en pays arabe, où même les plus improbables des scenari semblent possibles.

G.B. avec AFP


Ils ont éliminé leur pays d’adoption. D’une panenka somptueuse, Achraf Hakimi, qui est né et a grandi dans la banlieue sud de Madrid, a conclu la superbe performance du gardien Yassine Bounou, qui joue depuis dix ans en Espagne et qui a été infranchissable pendant la séance des tirs au but.Jamais les Lions de l’Atlas n’avaient atteint les quarts de finale d’un Mondial. Avant...

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