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Culture

Droit de réponse

Nous avons reçu cette réaction de la part d’une parente à Marie al-Khazen qui souhaite garder l’anonymat. Ce droit de réponse fait suite à l’article intitulé « Les photographies de Marie al-Khazen, un vent de liberté au moment de la naissance du Liban », paru dans notre édition du 22 novembre courant autour de l’ouvrage Reading Marie al-Khazen’s Photographs (Lire les photographies de Marie al-Khazen) aux éditions Bloomsbury Visual Arts (2020), de l’universitaire Yasmine Nachabe Taan.

« J’ai été irritée, voire blessée, par le tissu de contre-vérités dans l’article et l’ouvrage sur Marie al-Khazen. Celle-ci n’avait rien d’une bourgeoise de Zghorta(1), ni par sa mentalité ni par son lignage – elle appartenait à une des plus vieilles familles féodales du Mont Liban –

et n’a jamais été traitée comme différente(2) par les siens. Nous avons toutes été éduquées de la même façon et bienvenues dans le monde patriarcal sans distinction. Oui, Marie pêchait, fumait, chassait. Oui, elle pratiquait la taxidermie, la photographie, l’équitation et conduisait. C’est pour tout cela que nous l’aimions(3) et qu’elle nous amusait follement.

La photo de Marie avec sa sœur Alice déguisées en hommes ne raconte en rien sa sexualité(4), comme le font sous-entendre le livre et l’article. Et il n’y a rien à élucider. Désolée. Ce n’est qu’une photo prise lors d’un bal masqué à la maison, chose courante à l’époque. Il existe, par ailleurs, d’autres photos de cette fête, comme celle d’une femme déguisée en Bédouine. Non, je ne les ai pas retrouvées dans un poulailler(5) ! Élaborer des théories de sémiotique et de psychanalyse sur l’œuvre photographique de Marie n’a rien d’une démarche scientifique et ne fait que mettre en relief les propres convictions, pour ne pas dire projections, de l’auteur. Laissez-la reposer en paix, madame T., et de grâce, passez à autre chose.

Sa petite-nièce. »

1. « Bourgeoisie de Zghorta ».

2. « Ils n’acceptaient pas sa différence ».

3. « Marie était détestée par sa famille ».

4. « Mon propos n’est pas d’élucider son type de sexualité ».

5. « Des photos retrouvées dans un poulailler ».


Nous avons reçu cette réaction de la part d’une parente à Marie al-Khazen qui souhaite garder l’anonymat. Ce droit de réponse fait suite à l’article intitulé « Les photographies de Marie al-Khazen, un vent de liberté au moment de la naissance du Liban », paru dans notre édition du 22 novembre courant autour de l’ouvrage Reading Marie al-Khazen’s Photographs (Lire...

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