Un homme de grande culture, une personne atypique, un ami fidèle, Wagih Ghossoub nous a quittés en silence.
Il est difficile d’évoquer Wagih sans penser aux personnages de grands romans. La poésie et la part de rêverie qu’il dégageait étaient souvent empreintes d’un humour qui lui était propre. Le choix de se positionner en observateur plutôt qu’en acteur face aux événements lui conférait du recul et lui permettait d’avoir une certaine hauteur face aux choses de la vie.
Son engagement au sein du Festival international de Baalbeck, en tant que directeur dans les années d’avant-guerre puis comme représentant du festival en France, fut sans limites. Les épisodes égrenés et les souvenirs qu’il évoquait furent toujours suivis avec grand intérêt et éveillaient de la fierté.
C’est par fidélité et en signe de reconnaissance que les membres du comité du Festival de Baalbeck ont remis à Wagih Ghossoub la médaille du Festival de Baalbeck, cet été, lors d’une cérémonie à la fois amicale et solennelle empreinte de beaucoup d’émotion. Ce jour-là, sans le savoir, nous lui avons dit adieu.
Il manquera à tous ceux qui l’ont bien connu, à son cercle d’amis fidèles. Qu’il repose en paix.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine