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Moyen-Orient - Iran

Ebrahim Raïssi moque Joe Biden qui veut « libérer » l’Iran

À l’approche des élections de mi-mandat, le président américain s’est exprimé lors d’un meeting de campagne en faveur des manifestations qui agitent le pays depuis sept semaines, provoquant les railleries de son homologue iranien.

Ebrahim Raïssi moque Joe Biden qui veut « libérer » l’Iran

Des manifestants auraient lancé un petit engin explosif sur une affiche représentant le guide suprême Ali Khamenei dans le quartier de Fuladshahr, près d’Ispahan, selon cette image tirée d’une vidéo amateur postée en ligne le 3 novembre 2022. AFP de source anonyme

Le locataire de la Maison-Blanche a promis de « libérer » l’Iran, lors d’un rassemblement électoral en Californie ce jeudi. « Ne vous inquiétez pas, nous allons libérer l’Iran. (Les Iraniens) vont se libérer eux-mêmes très bientôt », a lancé Joe Biden en référence aux manifestants qui écument les rues du pays depuis bientôt deux mois. Les protestations ont été déclenchées par la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne arrêtée trois jours auparavant par la police des mœurs pour port « inapproprié » du voile en public. Des manifestations qui ont donné lieu à une vaste contestation contre le pouvoir, qui les considère comme des « émeutes ». La répression a ainsi fait depuis le 16 septembre au moins 176 morts, selon l’ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège. Et des milliers de personnes ont été arrêtées, dont des journalistes, des avocats, des militants et des célébrités, d’après des ONG.

« Le président américain, qui est distrait, a dit vouloir libérer l’Iran. Mais je dois vous rappeler que l’Iran s’est libéré il y a 43 ans et ne se soumettra plus à vous », a rétorqué Ebrahim Raïssi devant des milliers d’Iraniens rassemblés à Téhéran pour marquer l’anniversaire de la prise d’otages à l’ambassade des États-Unis le 4 novembre 1979. Des partisans de la révolution islamique exigeaient alors l’extradition de l’ex-chah, soigné aux États-Unis: 52 diplomates et employés ont été retenus en otages pendant 444 jours. Cinq mois plus tard, Washington a rompu ses relations avec Téhéran et imposé un embargo à l’Iran. « Mort à l’Amérique ! Mort à Israël ! Mort à la Grande-Bretagne ! » a scandé la foule. Selon la télévision d’État, des manifestations similaires ont été organisées dans d’autres villes, notamment à Machhad (Nord-Est), Ispahan (centre) et Chiraz (Sud).

« Radicalisation »

« Nous ne vous permettrons jamais de réaliser vos desseins sataniques », a ajouté le président iranien à l’adresse des États-Unis, accusés par le pouvoir iranien d’encourager le mouvement de contestation. Les ministres des Affaires étrangères du G7 réunis en Allemagne ont exprimé vendredi leur soutien aux manifestations en Iran et dénoncé la répression « brutale » et l’activité « déstabilisatrice » du pouvoir iranien dans le monde.

Selon l’agence officielle IRNA, plusieurs policiers ont été blessés hier par des pierres lancées par des manifestants à Khash, près de Zahedan (Sud-Est), à la sortie de la prière du vendredi. Les manifestants ont également incendié un poste de police en préfabriqué et scandé des slogans antigouvernementaux. Une vidéo diffusée par l’agence iranienne Tasnim montre quant à elle des banques et des voitures incendiées.

En Iran, les funérailles et cérémonies de deuil, organisées selon la tradition au 40e jour suivant un décès, sont désormais l’occasion de rassemblements antipouvoir. D’après l’ONG IHR, une foule a participé jeudi à Karaj, près de Téhéran, à une cérémonie pour le quarantième de Hadis Najafi, une manifestante de 22 ans tuée, selon des militants, par des policiers en septembre. Selon le média en ligne 1500tasvir, les forces de sécurité ont alors tiré sur les manifestants. Un membre du Bassidj, milice paramilitaire, a été tué et dix policiers ont été blessés dans les affrontements qui ont suivi, d’après l’agence de presse officielle IRNA. « L’Iran est responsable de la radicalisation des manifestations, a déclaré Saeid Golkar, professeur adjoint à l’Université du Tennessee à Chattanooga. Les gens ne font que réagir à la répression brutale de l’État. »

Journalistes arrêtés

D’après l’organisation de défense des droits humains Hengaw basée en Norvège, les forces de sécurité ont arrêté dimanche à Téhéran une nouvelle journaliste, Nazila Maroufian, originaire comme Mahsa Amini de Saghez, dans la province iranienne du Kurdistan. Auteure d’une interview avec le père de la jeune Kurde décédée il y a bientôt deux mois et publiée le 19 octobre sur le site Mostaghel, elle a été interpellée dans la maison de proches et transférée à la prison d’Evin, a précisé l’ONG. Mostaghel a depuis retiré le texte, mais une version cachée témoigne du fait que le père nie les explications des autorités iraniennes selon lesquelles sa fille souffrait de problèmes de santé. Le titre de l’article est sans équivoque : « Le père de Mahsa Amini : Ils mentent ! »

Selon le Comité pour la protection des journalistes, basé à New York, 54 journalistes ont été arrêtés depuis le 16 septembre en Iran, dont une dizaine ont été libérés sous caution. Niloufar Hamedi et Elaheh Mohammadi, les deux journalistes qui ont contribué à rendre publique l’affaire de Mahsa Amini, sont notamment détenues à Evin.

Source : AFP

Le locataire de la Maison-Blanche a promis de « libérer » l’Iran, lors d’un rassemblement électoral en Californie ce jeudi. « Ne vous inquiétez pas, nous allons libérer l’Iran. (Les Iraniens) vont se libérer eux-mêmes très bientôt », a lancé Joe Biden en référence aux manifestants qui écument les rues du pays depuis bientôt deux mois. Les protestations ont été déclenchées par la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne arrêtée trois jours auparavant par la police des mœurs pour port « inapproprié » du voile en public. Des manifestations qui ont donné lieu à une vaste contestation contre le pouvoir, qui les considère comme des « émeutes ». La répression a ainsi fait depuis le 16 septembre au moins 176 morts, selon l’ONG Iran Human Rights...
commentaires (1)

Figli di buona donna ???

Eleni Caridopoulou

11 h 43, le 05 novembre 2022

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Commentaires (1)

  • Figli di buona donna ???

    Eleni Caridopoulou

    11 h 43, le 05 novembre 2022

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