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Campus - Entrepreneuriat

La start-up libanaise C Green en lice pour un fonds d’un million de dollars

La start-up libanaise C Green a été sélectionnée pour participer à l’Entrepreneurship World Cup en Arabie saoudite. Il s’agit de l’une des plus grandes compétitions internationales sur l’entrepreneuriat.

La start-up libanaise C Green en lice pour un fonds d’un million de dollars

Photo-souvenir au terme du volet local de la compétition Entrepreneurship World Cup. De gauche à droite, Dany Romanos, Claude Abou Kheir, Romy Massaad, Reda Helbawi, Georges Jalkh, Soha Nasser, Ralph Khairallah, Farah Chamas, Rosabelle Chedid, Élie Akhras et André Abi Awad. Photo USEK

Après avoir remporté le premier prix au Liban au volet local de la compétition Entrepreneurship World Cup qui a eu lieu au Centre Asher pour l’innovation et l’entrepreneuriat de l’USEK le 6 septembre passé, l’équipe de C Green se prépare à pitcher sa start-up lors de l’édition internationale de ce concours prévue en Arabie saoudite en mars 2023. Le lauréat remportera un fonds d’investissement d’un million de dollars.

Basée à Taanayel à la Békaa, la start-up C Green a été fondée par quatre chercheurs à l’USEK, Dany Romanos, Georges Jalkh, Rosabelle Chedid et Claude Abou Kheir. Leur objectif est de traiter la boue d’épuration – principal déchet produit par les stations d’épuration – afin de la débarrasser de tout ce qui est pathogène, bactéries et pesticides, et la transformer en engrais naturels. « C’est dangereux de déverser cette boue au hasard car cela cause des problèmes environnementaux », explique Rosabelle Chedid avant de préciser : « Au Liban, la boue d’épuration est jetée de façon aléatoire. À Batroun par exemple, elle est déversée directement dans la mer. Nous avons le même problème au Litani. »

Le quatuor s’est penché sur ce problème dans le cadre de ses études de recherche. « En 2019, nous avons suivi un séminaire intitulé Scientist to Entrepreneur où les participants devaient choisir un projet de recherche et le transformer en projet entrepreneurial », raconte Rosabelle Chedid. L’équipe se penche alors sur la recherche que menait Dany Romanos autour de la boue d’épuration, un problème environnemental mondial.

D’un projet de recherche, C Green s’est développé en une start-up produisant un engrais naturel organique qui répond aux standards de qualité internationaux reconnus par l’Organisation internationale de normalisation (ISO) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). « Il existe 12 usines de traitement des eaux usées au Liban. Une fois l’eau filtrée, elle peut être réutilisée en agriculture par exemple. La boue d’épuration qui reste à la suite du filtrage est en revanche très nocive. Elle contamine le sol et donc les fruits et les légumes que nous consommons. Cette boue a besoin d’être traitée, et c’est ce que nous faisons à C Green, explique encore Rosabelle Chedid. Les études démontrent que le marché des engrais naturels a un taux de croissance annuelle de 10 %. Cette croissance est très importante et a eu lieu en un petit laps de temps. C’est pour cela que C Green constitue une solution intéressante. »

Un impact social et environnemental

Rappelant que le problème de la boue d’épuration est mondial, Rosabelle Chedid précise : « Les autres pays sont encore dans la phase de recherche. Ils essaient de trouver des solutions. Actuellement, certains ont recours à l’incinération, mais c’est contre-productif car les métaux lourds sont expulsés dans l’air qu’on respire. D’autres ont recours à l’enfouissement ; c’est ce qu’ils font en Europe en ce moment. Mais personne n’a encore trouvé une solution comme la nôtre qui est de transformer cette boue en engrais naturel. »

L’équipe de C Green met ainsi la recherche au service d’un projet utile à la population locale, afin de remédier à un problème majeur auquel le Liban est confronté. « Nous produisons des engrais naturels fabriqués au Liban, car actuellement ces produits sont importés et achetés en devises étrangères, et la guerre en Ukraine a entraîné une hausse des prix supplémentaire. Il faut aussi environ deux mois pour avoir accès aux produits provenant de l’étranger. C Green va permettre aux agriculteurs de recourir à des engrais naturels locaux, abordables et de qualité, étant donné qu’ils répondent aux standards internationaux. » Et d’ajouter en guise de conclusion : « Notre produit est également inodore, ce qui le distingue des produits étrangers », conclut Rosabelle Chedid.


Après avoir remporté le premier prix au Liban au volet local de la compétition Entrepreneurship World Cup qui a eu lieu au Centre Asher pour l’innovation et l’entrepreneuriat de l’USEK le 6 septembre passé, l’équipe de C Green se prépare à pitcher sa start-up lors de l’édition internationale de ce concours prévue en Arabie saoudite en mars 2023. Le lauréat remportera un fonds d’investissement d’un million de dollars. Basée à Taanayel à la Békaa, la start-up C Green a été fondée par quatre chercheurs à l’USEK, Dany Romanos, Georges Jalkh, Rosabelle Chedid et Claude Abou Kheir. Leur objectif est de traiter la boue d’épuration – principal déchet produit par les stations d’épuration – afin de la débarrasser de tout ce qui est pathogène, bactéries et pesticides, et la transformer en engrais...
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