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Moyen-Orient - Israël / Élections

Le parti de Netanyahu est arrivé en tête

L’État hébreu organisait hier ses cinquièmes législatives en l’espace de trois ans et demi.

Le parti de Netanyahu est arrivé en tête

Benjamin Netanyahu se dirigeant vers l’isoloir, hier. Ronaldo Schemidt/AFP

Les Israéliens se sont pressés mardi dans les bureaux de vote pour leurs cinquièmes législatives en l’espace de trois ans et demi, que l’ex-Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu s’est dit déterminé à gagner, son parti étant en première place, sur le seuil d’une majorité, selon des sondages à la sortie des urnes.

Deux camps, représentés par une quarantaine de listes, s’affrontaient pour ce scrutin proportionnel : celui favorable à un retour au pouvoir de Benjamin Netanyahu, jugé pour corruption, et l’autre qui veut maintenir au pouvoir une jeune coalition hétéroclite menée par le centriste Yaïr Lapid.

En fin d’après-midi, le taux de participation s’établissait à 47,5 %, soit 5,2 % de plus qu’aux dernières législatives de mars 2021. Il s’agit aussi du taux le plus élevé à cet horaire depuis 1999, d’après la commission électorale.

Les bureaux de vote, ouverts depuis 7 heures, ont fermé à 22 heures. Des sondages à la sortie des urnes ont montré que le parti de M. Netanyahu était en première place, sur le seuil d’une majorité. Des premiers résultats officiels devaient sortir dans la nuit avant un décompte final jeudi.

La classe politique a au cours de la journée multiplié les appels aux 6,8 millions d’électeurs inscrits, Benjamin Netanyahu, qui veut signer son grand retour, se déplaçant à travers le pays pour doper le vote en faveur de son parti.

« Après un an de hausse des attaques et de bond des prix, il est temps de voter Likoud. Allez voter ! » a lancé le plus pérenne des chefs de gouvernement de l’histoire d’Israël. M. Netanyahu, 73 ans, tente de rallier une majorité de 61 députés, sur les 120 du Parlement, avec ses alliés des partis ultra-orthodoxes et de l’extrême droite, menée par Itamar Ben Gvir, qui a le vent en poupe. « Ceux qui voteront pour nous auront Netanyahu comme Premier ministre et un vrai gouvernement de droite », a assuré M. Ben Gvir qui a voté dans une colonie en Cisjordanie occupée.

Votez bien !

Face à ce « bloc de droite », Yaïr Lapid, 58 ans, dirigeant du parti centriste Yesh Atid (Il y a un futur) et chef d’une coalition unique dans l’histoire d’Israël car réunissant des formations de gauche, du centre, de droite et un parti arabe, tente de convaincre que le cap donné ces derniers mois doit être maintenu. « Allez voter aujourd’hui pour le futur de nos enfants, pour le futur de notre pays. Votez bien ! » a déclaré M. Lapid dans son fief de Tel-Aviv.

La « coalition du changement » menée par Naftali Bennett et Yaïr Lapid avait chassé du pouvoir Benjamin Netanyahu en juin 2021, avant de perdre sa majorité parlementaire un an plus tard, précipitant ce cinquième scrutin depuis le printemps 2019.

« Je suis très frustrée, chaque année il y a une nouvelle élection, il n’y a pas de stabilité politique et ça bloque plein de choses », a regretté Amy Segal, 26 ans, employée dans un ministère.

Preuve du suspense ambiant, les derniers sondages avant les élections créditaient le « bloc de droite » de M. Netanyahu de 60 sièges, à un seul du seuil de la majorité, contre 56 pour Yaïr Lapid et ses alliés.

Le seuil de 3,25 %

La campagne s’est accélérée ces derniers jours, les partis tentant de convaincre les derniers indécis de se rendre aux urnes, notamment dans les villes de la minorité arabe. En 2020, les partis arabes israéliens avaient récolté un record de 15 sièges après une campagne dynamique sous une seule bannière. Mais cette fois, ils se présentent en ordre dispersé sous trois listes : Raam (islamiste modéré), Hadash-Taal (laïc) et Balad (nationaliste).

Dans le système proportionnel israélien, une liste électorale doit obtenir au moins 3,25 % des voix pour entrer au Parlement avec ainsi un minimum de quatre sièges. Divisés, les partis arabes pourraient ne pas atteindre ce seuil et favoriser ainsi la victoire du camp Netanyahu et de ses alliés.

Ce scrutin intervient dans un climat de regain de violence en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, où les forces israéliennes ont multiplié leurs opérations ces derniers mois dans la foulée d’attaques anti-israéliennes meurtrières. Les opérations israéliennes ont fait plus de 120 morts côté palestinien, le bilan le plus lourd depuis sept ans.

L’armée israélienne a fermé mardi des points d’accès à la Cisjordanie et à la bande de Gaza, sauf pour les urgences « humanitaires ».

Source : AFP

Les Israéliens se sont pressés mardi dans les bureaux de vote pour leurs cinquièmes législatives en l’espace de trois ans et demi, que l’ex-Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu s’est dit déterminé à gagner, son parti étant en première place, sur le seuil d’une majorité, selon des sondages à la sortie des urnes.Deux camps, représentés par une quarantaine de listes, s’affrontaient pour ce scrutin proportionnel : celui favorable à un retour au pouvoir de Benjamin Netanyahu, jugé pour corruption, et l’autre qui veut maintenir au pouvoir une jeune coalition hétéroclite menée par le centriste Yaïr Lapid.En fin d’après-midi, le taux de participation s’établissait à 47,5 %, soit 5,2 % de plus qu’aux dernières législatives de mars 2021. Il s’agit aussi du taux le plus élevé à...
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