Michel Aoun passant en revue la garde républicaine à son départ hier du palais de Baabda. Mohamed Azakir/Reuters
Le mandat de Michel Aoun touche à sa fin. Le chef de l’État a quitté Baabda hier, avant-dernier jour de sa présidence, après six années marquées par la pire crise économique et financière de l’histoire du Liban et par la double explosion au port de Beyrouth. Tout au long de la semaine, « L’Orient-Le Jour » a proposé une série d’articles sur cette période désormais révolue pendant laquelle le « président fort » est devenu l’un des personnages les plus détestés de la République. Dernier épisode aujourd’hui avec le bilan du sexennat.
OLJ / Par Élie FAYAD, le 31 octobre 2022 à 00h00
Michel Aoun passant en revue la garde républicaine à son départ hier du palais de Baabda. Mohamed Azakir/Reuters
Pratiquement on comprend que le génie de l'ex-prez-toit-en-acier était plutôt en physique où il prouva le dilemme de la relativité: pour certains le mandat fût trop court et d'á peine une demi-heure et pour d'autres une éternité lourde et obscure. Il mériterait donc le Nobel de la science, mais un zéro en politique...
Excellente analyse
A quand le prochain article dithyrambique de la groupie de service ?
SACHANT BIEN LE CARACTERE INCOMPETENT, PRETENTIEUX, NEGATIF ET DICTATORIAL DU PERSONNAGE CEUX QUI L,ONT PROPULSE SUR LA CHAISE SONT AUSSI RESPONSABLES DE TOUS LES DEGATS QU,IL A FAIT AU PAYS.
c triste
Il laissera son nom du plus mauvais président du Liban
Un petit rappel: le 6 février 2006, c'était juste le lendemain de l'attaque perpétrée par des sunnites du Nord Liban contre la région chrétienne d'Ashrafieh, en réplique à une caricature malveillante du Prophète apparue dans un journal français. Ils avaient cassé des voitures et des façades avec mise à feu d'immeubles... L'entente de Mar Mikhael est scellée juste après cet épisode. Il faut dire que le terrain était propice pour l'accomplir.
Hier, il nous a prouvé une fois de plus de par son comportement et ses paroles, qu'il n'était pas à sa place au palais durant les 6 années de son "mandat". Et vu sa personnalité...même depuis Rabieh...on s'attend au pire ! Les faibles, en général, s'imaginent être forts en se vengeant sur les autres... - Irène Saïd
Une large part dans l’analyse est consacrée à l’accord de Mar Mikhaïl, à une alliance électorale, avec un but inavoué, le rapprochement, la réconciliation entre chefs, mais qu’en est-il de la base électorale. C’est une alliance électorale servant de mécanismes démocratiques sans être réellement dans une véritable démocratie. Ecrire par exemple "… deux parties contractent une alliance, les seules intentions ne suffisent pas" est un lieu commun, quand on sait que les alliances électorales se font et se défont au gré des circonstances. Mais là, il faut saluer le maintien d’une ligne à laquelle le Hezb pouvait s’en passer, la fidélité du Hezb jusqu’au bout, pour revenir à Mar Mikhaël, qui a permis à Aoun d’accéder à la présidence, et qu’il ne l’a pas désavoué en fin du mandat "crépusculaire", lors de la signature sur les frontières maritimes…
Avant ou après l’accession de Aoun à la présidence je n’ai lu dans vos colonnes, serait-ce qu’une seule fois, un simple petit article, voire un reproche au sujet de l’évaporation de la modique somme 11 milliards de dollars à l’époque où Siniora tenait les cordons de la bouse. Apparemment , la focalisation sur Aoun et son gendre rend aveugle.
Puisque nous bénéficions encore pour quelques temps de la liberté d’expression, pourquoi les adeptes de ce régime ne détaillent pas les actes de ce président et de son entourage qui ont été accomplis pendant son mandat au lieu de noircir des pages en accusant le journal et les citoyens patriotes qui dénoncent ses ouvres de destructions et sabotages qui ne reflètent que la réalité en les accusant d’être partiaux et anti aounistes. Les fait parlent d’eux mêmes. Alors quelles sont les argumentations de ces partisans farfelus et sectaires qui peuvent nous prouver le contraire? Nous demandons un seul et unique acte présidentiel qui prouve que Aoun a oeuvré pour sauver notre pays. Un, pas deux.
LE SEXENNAT DES TENEBRES ET DE LA DESCENTE AUX ENFERS.
C’est sûr, Michel Aoun ne laissera personne indifférent. C’est plutôt, à mon humble avis, une "mandature empêchée" plutôt que crépusculaire. "Ma Khallouna", (on nous empêche) , voilà la vérité qui sort de la bouche d’un gendre en ciblant ses adversaires du désastre de la gouvernance. Mais d’abord une question, sous quel régime sans nom, (une démocratie ?) un seul homme se hisse au sommet du pouvoir, d’un commandant en chef, à un chef de guerre, à un chef de parti, à un député et finalement pour couronner le tout un président de la république. Avec un tel palmarès, que d’envieux. Son sextennat (le côté crépusculaire) à titre de comparaison, se rapproche de celui de Amine Gemayel, ou un autre de ses prédécesseurs. La double déflagration au port me rappelle le Drakar de sinistre mémoire, la dévaluation de la monnaie, etc, etc. Celui de Gemayel est plus crépusculaire, avec l’invasion israélienne omniprésente lors des débats, les massacres, et la guerre civile tout court en 1983, la déportation de populations. On n’a pas connu de tel "crépuscule" sous Michel Aoun.
Toute ressemblance avec un de ses illustre prédécesseur,Fouad Chehab, ne peut être que fortuite et offensante, pour rappel Chehab est considéré comme le fondateur de l'État moderne libanais, surtout au niveau institutions administratives , ce que le futur ex président a détricotė durant son sexenat ... Et n'a été président que d'un parti politique et complice actif d'une milice supplétive à la solde d'un pays étranger. Certains pourront toujours dire qu'il a signé un accord avec Israël, mais pouvait il en être autrement ? Quelqu'un serait il en mesure de citer une seule mesure durable, gravée dans le marbre, à son actif ? Et quand il nous sort sa fameuse rhétorique " ma khallouna" eut il du être au delà de la présidence pour agir et en quoi son gendre qui prétend à son tour prendre la relève, serait il capable d'un " khallouna" ?
Bravo l'OLJ pour cette analyse ! Lire aussi l'excellent article de "Ici Beyrouth" publié ce matin, sous le titre de "Capture d’État : crime légal de la corruption politique"
Excellente analyse
L'OLJ montre ici son véritable visage : celui de la partialité et de l'anti-aounisme primaire. Parler du président Aoun comme de l'homme "le plus détesté de la République", parler de son entrée à Baabda le 31 octobre 2016 en étant "affublé" (sic) du titre de président de la République, mettre en doute son intégrité : tout cela est pire qu'une attaque personnelle. C'est une négation du vote de la Chambre le 31 octobre 2016, un mépris à l'égard de la démocratie, un enfermement dans des certitudes partisanes, un déni de la réalité populaire. Il fut une époque où L'OLJ incarnait un espace de liberté face à l'occupation syrienne. L'OLJ forçait alors l'admiration. Mais, aujourd'hui, celui qui était mon journal préféré affiche une morgue à l'égard de la Rue chrétienne, du petit peuple chrétien du Liban, qui n'est pas sans rappeler un mépris de classe. L'élite intellectuelle et économique contre le peuple. Oui, j'ai mal à mon Orient Le Jour ! Ce sera, cependant, une preuve de tolérance et de pluralisme des opinions si mon commentaire est ici publié.
Pratiquement on comprend que le génie de l'ex-prez-toit-en-acier était plutôt en physique où il prouva le dilemme de la relativité: pour certains le mandat fût trop court et d'á peine une demi-heure et pour d'autres une éternité lourde et obscure. Il mériterait donc le Nobel de la science, mais un zéro en politique...
01 h 35, le 02 novembre 2022