À la clôture de l’atelier, les soldats italiens de la Finul avec quelques représentants des organismes participants. Photo ANI
Le bataillon italien de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) a organisé un atelier de travail sur la gestion des crises et sur les moyens de la recherche des personnes disparues dans les zones peuplées lors de catastrophes naturelles.
Le séminaire, qui s’est tenu en coopération avec l’Institut de recherche et d’études sur la défense, a réuni le commandant du secteur occidental de la Finul, le général Giuseppe Bertoncello, et des représentants d’associations apportant un soutien à la population du sud du Liban lors de catastrophes et d’urgences.
L’atelier comprenait des enseignements théoriques afin de déterminer les cadres opérationnels adoptés lors des opérations de recherche et de sauvetage des personnes bloquées sous les décombres des bâtiments détruits suite à des explosions ou des tremblements de terre dans le but d’évaluer les capacités des organismes de protection civile et d’activer leur rôle.
Il s’agit du premier atelier après la pandémie de Covid-19 et du quatrième organisé par l’Institut de recherche et d’études de défense au Liban depuis 2010 en coopération avec les Bérets bleus italiens. L’idée a repris son chemin suite à l’explosion du port de Beyrouth le 4 août 2020, qui a mis le mécanisme d’urgence au Liban à dure épreuve. Le besoin s’est fait sentir d’établir un centre de coordination des opérations de sauvetage, afin d’assurer une gestion efficace et d’activer les ressources nécessaires pour les mettre en œuvre en cas de catastrophe.
En marge de l’atelier, le général Bertoncello ainsi que le responsable de la zone de coordination civilo-militaire de l’Institut de recherche et d’études sur la défense, Roberto Vaccani, ont offert des équipements électroniques pour aider à retrouver les personnes disparues ainsi que d’autres équipements pour l’autodéfense aux représentants des organismes de protection civile (Unité de gestion des catastrophes de l’Union des municipalités de Tyr, Défense civile, Caritas, Croix-Rouge, Société de la mission islamique et Société de l’autorité sanitaire islamique).
Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la coopération stratégique entre la population du Sud et les soldats italiens de la Finul. Le bataillon italien au Liban, sous le commandement du général de division Aoste, en est à son troisième mandat sous la bannière des Nations unies. Sous sa responsabilité se trouve le commandement du secteur ouest de la Finul, qui compte quelque 3 800 Casques bleus.


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