La signature de la convention de partenariat au ministère de l’Éducation. Photo ANI
Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur Abbas Halabi a signé l’accord de partenariat pour le déploiement au Liban de l’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (Ifadem), qui est conçue, développée et financée conjointement par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) et l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), à partir de l’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF). L’Ifadem est un dispositif de formation alliant méthodes pédagogiques actives et moyens technologiques.
Au Liban, le projet mis en œuvre par l’AUF (pour la période 2022-2024) est développé pour renforcer les compétences professionnelles de mille enseignants de français des classes EB1 à EB4 du cycle 2 et de première année cycle 3, soit du CP au CM1, dans les écoles publiques et sur l’ensemble du territoire libanais.
Le parcours de formation tiendra compte de cinq livrets produits par le Centre de recherche et de développement pédagogique (CRDP) qui reposent sur l’approche par compétences et sont axés sur le développement de la compétence à communiquer en français (compréhension écrite et orale, production et interaction orales et écrites, apprentissage de la lecture) et les compétences transversales de l’enseignant (éthique, gestion de classe, planification d’une tâche, évaluation et remédiation).
Pendant la cérémonie de signature en présence de responsables du ministère et des institutions françaises, Abbas Halabi a tenu à remercier les autorités françaises ainsi que l’AUF et l’OIF pour tous leurs efforts dans le but d’améliorer l’enseignement de la langue française et des matières enseignées en français : « L’objectif principal de ce projet est d’élever et d’améliorer le niveau de compétence professionnelle des enseignants en termes d’éducation, à travers des cours de formation en présentiel ou à distance dédiés à répondre à des besoins spécifiques. »
Par la suite, le directeur régional Moyen-Orient de l’Agence universitaire de la francophonie, Jean-Noël Baléo, a pris la parole, exprimant sa grande satisfaction de « signer cet accord, sous la supervision et le patronage du ministre (…) Ce qui distingue le Liban, c’est la qualité du niveau éducatif et l’attribution d’un espace pour la francophonie. Ce programme, qui cible environ un millier d’enseignants, contribue à la stabilité de l’éducation après les crises sanitaires, sociales et économiques successives. »
Quant à la directrice de l’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF-OIF), Mona Laroussi, qui s’est exprimée par écran depuis Paris, elle a souligné que « la mise en place du projet a commencé il y a des années. Ce programme fait l’objet d’une coopération et d’un engagement de la part de chacun, au Liban et en France, à la cause de l’éducation publique et universitaire ». Elle a énuméré les moyens techniques qui pourraient être utilisés pour bénéficier de la formation, et a souhaité que « tout cela soit au service de l’éducation au Liban ».


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