Ousmane Dembélé célébrant son but inscrit lors de la large victoire du FC Barcelone contre l’Athletic Bilbao (4-0) acquise ce dimanche sur la pelouse du Camp Nou pour le compte de la 11e journée de Liga. Josep Lago/AFP
Immense Ousmane Dembélé ! L’ailier français a porté le FC Barcelone vers une victoire éclatante 4-0 contre l’Athletic Bilbao dimanche pour la 11e journée de Liga, permettant aux Catalans de recoller à trois points du leader, le Real Madrid (31 points), vainqueur la veille du FC Séville (3-1).
Semblant aussi fringuant que dans les premières années de sa carrière, Dembélé a marqué un but de la tête (12e) et délivré trois passes décisives pour Sergi Roberto (18e), Robert Lewandowski (22e) et Ferran Torres (73e) pour plier la rencontre. Il s’agit du deuxième but de la tête de sa carrière, après celui marqué le 18 février 2017 avec le Borussia Dortmund contre Wolfsburg en Bundesliga.
« Dembélé a fait un match complet. Tout lui a souri. Il y a des jours où il éprouve plus de difficulté, mais ce soir, il a été époustouflant. C’est pour cela que j’ai voulu qu’il reste », s’est réjoui son entraîneur, Xavi, en conférence de presse d’après-match.
Le « Moustique » a ainsi totalisé son 4e but et ses 5e, 6e et 7e passes décisives de la saison. Un pic de forme atteint à un mois du Mondial au Qatar (20 novembre-18 décembre), qui devrait grandement satisfaire une équipe de France décimée par les blessures. De son côté, Robert Lewandowski continue sa moisson et creuse l’écart en tête du classement des meilleurs buteurs de Liga (12 buts en 11 matchs).
Cette excellente prestation, à trois jours du choc capital au Camp Nou face au Bayern Munich en Ligue des champions, va regonfler le moral des Blaugranas... même si Xavi devra composer avec deux points d’interrogation : le prodige espagnol Gavi, qui s’est vu remettre le trophée Kopa du meilleur espoir du football mondial lundi à Paris, a cédé sa place à Franck Kessié à la 33e après un choc violent dans un duel face à Dani Garcia et Sergi Roberto a quitté la pelouse sur un brancard à la 86e, touché au bras gauche.
Un Phénix nommé Griezmann
Juste avant le récital de son coéquipier en bleu, Antoine Griezmann a capté toute la lumière sur la pelouse du Bétis Séville.
Condamné à cirer le banc tout le début de saison, « Grizou » respire à nouveau depuis la signature de son transfert définitif chez les Colchoneros le 10 octobre. Dimanche, il a été décisif pour la 5e fois en cinq rencontres. Une véritable renaissance pour l’attaquant français qui a débloqué le compteur sur un corner direct à la 54e, avant de doubler la mise un quart d’heure plus tard (70e).
De retour de blessure, Nabil Fekir s’est lui illustré en propulsant un splendide coup franc direct dans la lucarne de Jan Oblak (84e). Insuffisant toutefois pour permettre aux Andalous de recoller au score, forcés de s’incliner 1-2 à domicile, eux qui calent provisoirement à la 5e place de Liga, deux points devant Bilbao.
« Je suis très heureux pour Griezmann. On est en train de retrouver le Griezmann qui était parti », s’est réjoui son entraîneur Diego Simeone à l’issue de la rencontre. En l’absence de Lemar, touché à la cuisse gauche, le « Petit Prince » a lui aussi retrouvé sa meilleure forme à un mois du Qatar, et a hissé l’Atlético vers le podium, à cinq points du Barça.
Malgré ce très joli coup franc, Fekir ne semble pas en mesure de pouvoir prétendre à une place dans la tant attendue liste des 23 de Didier Deschamps. Malgré ses belles prestations en Andalousie, le champion du monde 2018 est trop fragilisé par ses blessures à répétition, lui qui revenait tout juste de sa deuxième blessure de la saison aux ischio-jambiers de la jambe droite contractée contre la Roma le 6 octobre en Ligue Europa.
Cette 11e journée de championnat a par ailleurs été marquée par un drôle d’incident en Liga. Lors de la victoire tardive de Villarreal 2-1 sur Almeria, l’ailier Alex Baena, auteur du but de l’égalisation à la 56e, a soulevé son maillot pour arborer un message « Merci pour tout, Llaneza », en hommage à l’ancien vice-président de Villarreal décédé jeudi d’une leucémie. Un hommage qui lui a valu un second carton jaune et une expulsion prématurée qui a fait beaucoup réagir en Espagne.
Patxi VRIGNON- ETXEZAHARRETA/AFP


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