Signature du mémorandum entre Mme Solh et M. Kawtali. Photo DR
Un mémorandum a été signé récemment entre la vice-présidente de la Fondation al-Walid ben Talal, Leila el-Solh Hamadé, et le directeur général des institutions sociales de Dar el-Aytam al-islamiya (orphelinat islamique), Bachar Kawtali, en vue de l’installation de panneaux solaires photovoltaïques sur le bâtiment Riad el-Solh du siège principal de l’institution. À la cérémonie de signature étaient présents plusieurs membres du conseil d’administration de l’institution, notamment le président Farouk Jabre, ainsi que Nada Salam Naja, Sawsan Wazzan Jabri, Nahed el-Zein Naamani, Aref el-Yafi et Salwa Zaatari.
Mme Hamadé avait, par la même occasion, parrainé la cérémonie de remise de diplômes aux élèves du Centre social d’al-Kobbé pour le développement, situé dans la région de Khaldé, et relevant de Dar el-Aytam al-islamiya. La fondation a équipé tous les ateliers techniques de ce centre.
La directrice du centre, Haïfa Maati, a prononcé un discours de bienvenue qui a mis l’accent sur l’aide continue de la fondation, sous l’impulsion de sa vice-présidente, à ce centre et aux jeunes qui en profitent.
Pour sa part, Bachir Kawtali est revenu sur « l’importance de l’inauguration de trois ateliers techniques dont bénéficient des adolescents et jeunes, garçons et filles, qui étaient à la base en situation de décrochage scolaire et marginalisés par leur entourage ». Il a insisté sur le fait que grâce à cette implication de la Fondation ben Talal, « ces jeunes ont été formés à des métiers spécialisés qui répondent à leurs aspirations ainsi qu’aux besoins du marché ». M. Kawtali a déploré le fait que « la proportion de ceux qui quittent prématurément l’école soit aujourd’hui très élevée au Liban », estimant « qu’un tiers des jeunes sont actuellement hors des circuits scolaires et techniques ». Il a fait le rapprochement entre les niveaux inégaux d’éducation et la marginalisation sociale et économique à laquelle sont exposés les jeunes les moins éduqués, ce qui accentue leur vulnérabilité au sein de la société.
De son côté, Mme Solh a fustigé des responsables politiques totalement inconscients des souffrances de leur peuple, qui ont fait du pays « un lieu de passage pour les étrangers, et de résidence pour les réfugiés ». « Partout au monde, on change de dirigeants tout en conservant ses institutions, alors que chez nous, les institutions sont mises au profit des dirigeants : regardez où en est le Liban aujourd’hui », a-t-elle lancé. Elle s’est adressée aux jeunes diplômés en leur demandant d’œuvrer pour l’union du pays, bien que les jeunes générations « ne sachent plus ce qu’est la coexistence ». « Ne haïssez pas votre pays quoi qu’il arrive et ne le quittez pas », a-t-elle conclu.


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