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Monde - Guerre en Ukraine

Les crimes de Moscou seront « punis », assure Paris

Le Parlement russe ratifie la loi sur l’annexion de quatre régions ukrainiennes.

Les crimes de Moscou seront « punis », assure Paris

Les Ukrainiens ont rendu hommage lundi au colonel Mykhaïlo Matiouchenko, qui commandait les pilotes de la 40e brigade d’aviation tactique, surnommés « les fantômes de Kiev », mort en « héros » lors d’une mission au-dessus de la mer Noire en juin dernier. Sergei Supinsky/AFP

Les crimes commis par la Russie en Ukraine doivent être « documentés, jugés et punis », a déclaré lundi la Première ministre française Élisabeth Borne lors d’un débat à l’Assemblée nationale, alors que le Parlement russe a ratifié hier la loi sur l’annexion de quatre régions ukrainiennes.

« Nous sommes déterminés à ce que les crimes commis par la Russie soient documentés, jugés et punis. C’est une condition essentielle au retour d’une paix durable », a déclaré la Première ministre française. « Chaque jour, avec le plus grand cynisme, la Russie repousse les frontières de la barbarie. Elle fait usage des armes sans discernement, en ciblant les civils, en visant des écoles, des hôpitaux, des centres commerciaux, des convois humanitaires », a-t-elle fait valoir.

« Dans les territoires occupés, on assiste à des transferts forcés de population, y compris d’enfants. Leur libération s’accompagne de la découverte de nouvelles atrocités, comme à Boutcha, en avril, ou à Izioum plus récemment. (...) Ce sont autant de violations des lois de la guerre. Autant d’actes qui justifient d’agir. Autant de monstruosités dont la Russie devra répondre », a-t-elle affirmé.

La chef du gouvernement a dénoncé la présence « sur le front » de Wagner, « société de mercenaires, qui prend ses ordres directement du Kremlin » et qui « emploie aujourd’hui des criminels russes pour venir combattre sur le front », « dont les méthodes sont bien connues, comme en témoignent ses exactions documentées en République centrafricaine et au Mali ».

« Notre objectif est le même depuis le début : rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie, frapper durement son économie, pour l’empêcher de financer son offensive », a affirmé la chef du gouvernement.

Elle a redit que la France restait « extrêmement préoccupée par la situation » de la centrale nucléaire de Zaporijjia (sud de l’Ukraine) contrôlée par la Russie, en indiquant que Paris soutenait la proposition du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) « d’arrêt des tirs et de retrait du matériel militaire de la zone ».

Dans ce contexte, le directeur général de la centrale nucléaire de Zaporijjia, arrêté vendredi par la Russie qui contrôle le site, a été libéré, a annoncé lundi l’AIEA, qui dispose d’experts sur place. « Je salue la libération d’Igor Mourachov, a tweeté le chef de l’instance onusienne, Rafael Grossi. J’ai reçu la confirmation qu’il est rentré chez lui sain et sauf. » Il avait été interpellé par une « patrouille russe » alors qu’il se rendait depuis la centrale vers la ville d’Ernogodar, contrôlée par les Russes, selon l’opérateur ukrainien Energoadom.

Des menaces imaginaires

Sur un autre plan, les députés russes ont approuvé lundi à l’unanimité la loi sur l’annexion de quatre régions ukrainiennes, une décision qui avait déjà été approuvée par le président Vladimir Poutine et suscité une pluie de condamnations internationales. Les députés de la Douma, Chambre basse du Parlement, ont tous voté en faveur de l’annexion des régions de Donetsk et de Lougansk (est de l’Ukraine), ainsi que de celles de Kherson et de Zaporijjia (Sud), selon la retransmission en direct de la cérémonie du vote à la télévision russe. Ni abstention ni vote contre n’ont été enregistrés.

Le président Vladimir Poutine a signé vendredi dernier l’annexion de quatre territoires ukrainiens lors d’une cérémonie au Kremlin, aux côtés des dirigeants prorusses de ces quatre régions, occupées en partie ou en quasi-totalité par Moscou.

L’Ukraine a répliqué en demandant une « adhésion accélérée » à l’OTAN et en déclarant qu’elle ne négocierait pas avec Moscou tant que Vladimir Poutine est président.

À quelques minutes du vote au Parlement, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est adressé aux députés, en leur demandant de soutenir la loi censée, selon lui, protéger la culture, la langue et les frontières russes. « Nous ne répondons pas à des menaces imaginaires, nous défendons nos frontières, notre patrie et notre peuple », a-t-il lancé devant les députés. M. Lavrov a également accusé les États-Unis d’avoir rassemblé tous les pays occidentaux pour soutenir Kiev contre Moscou.

Les annexions de ces régions ukrainiennes interviennent après sept mois d’offensive russe en Ukraine et des « référendums » organisés en urgence dans les régions occupées, qui ont été dénoncés comme des « simulacres » par Kiev et ses alliés.

L’Union européenne a convoqué lundi le plus haut diplomate russe en poste à Bruxelles dans le cadre d’une action coordonnée avec les États membres pour condamner et rejeter « l’annexion illégale » d’une partie du territoire ukrainien. « Il s’agit d’une démarche à l’échelle de l’UE et coordonnée par l’UE », a déclaré Peter Stano, porte-parole des affaires étrangères du bloc. Les dirigeants de l’UE ont martelé qu’ils ne reconnaîtraient « jamais » cette « annexion illégale » menée par Moscou, et les 27 finalisent de nouvelles sanctions.

Les diplomates de l’UE tentent de surmonter les objections de plusieurs États membres, dont la Hongrie et la Grèce, à un plafonnement du prix du pétrole russe vendu dans le monde entier. L’UE a déjà imposé sept vagues de sanctions sans précédent à la Russie.

Source : AFP


Les crimes commis par la Russie en Ukraine doivent être « documentés, jugés et punis », a déclaré lundi la Première ministre française Élisabeth Borne lors d’un débat à l’Assemblée nationale, alors que le Parlement russe a ratifié hier la loi sur l’annexion de quatre régions ukrainiennes.« Nous sommes déterminés à ce que les crimes commis par la Russie...

commentaires (3)

Et les crimes des Ukrainiens à l'encontre des russophones , on les punira aussi?

Politiquement incorrect(e)

21 h 56, le 04 octobre 2022

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Commentaires (3)

  • Et les crimes des Ukrainiens à l'encontre des russophones , on les punira aussi?

    Politiquement incorrect(e)

    21 h 56, le 04 octobre 2022

  • BOF : PARIS A ÉTÉ PUNIS APRÈS SES CRIMES EN ALGÉRIE PUIS EN FRANCE ?? BIEN PIRE QUE TOUS LES CRIMES COMBINES DU 21 SIÈCLE......QUE PARIS SE TAIT ET CHERCHE LE GAZ POUR LE BIEN DE LA FRANCE .

    aliosha

    20 h 44, le 04 octobre 2022

  • Tiens la Grèce devient pro Poutine après que le patriarche russe Kyril a fait le schisme contre le bon patriarche de Constantinople Bartolomeo…..

    Eleni Caridopoulou

    00 h 52, le 04 octobre 2022

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