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Économie - Crise

Les professions libérales dénoncent la « fausse grève » des banques

Les professions libérales dénoncent la « fausse grève » des banques

Un distributeur automatique de billets devant la Banque du Liban barricadée à Beyrouth. Photo P.H.B.

La Fédération des syndicats de professions libérales – dont l’ordre des avocats et celui des ingénieurs de la capitale – a qualifié hier de « fausse grève » la décision des banques de fermer les portes de leurs agences et de ne maintenir qu’un niveau minimum de services à la clientèle. Une décision prise il y a près de deux semaines par l’Association des banques en réaction à une série de sept braquages en 72 heures entrepris par des déposants contestant les restrictions bancaires.

Les banques ont quant à elles justifié la fermeture des branches en mettant en avant que les autorités n’avaient pas donné de garanties suffisantes sur la sécurité aux abords des agences et leur ont aussi reproché de ne pas avoir adopté de loi instituant un contrôle formel des capitaux.

Accueil de clients « privilégiés »

Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion organisée à la Maison de l’avocat à Beyrouth, la Fédération reproche pour sa part aux banques de continuer à discrètement accueillir des clients « privilégiés et influents » pour leur permettre d’effectuer des « opérations suspectes », tout en refusant l’accès au commun des déposants. Des reproches identiques avaient reçu un écho dans l’opinion publique lorsque les banques avaient fermé leurs agences pendant presque un mois dans le sillage du début de la contestation du 17 octobre, avant de rouvrir en avalisant les restrictions actuellement en place.

La Fédération a également assuré soutenir les déposants qui ont tenté de « recouvrer eux-mêmes leurs droits » bafoués par les banques, qui limitent l’accès des comptes en devises, une position proche de celle adoptée par les associations de déposants. Les professions libérales réitèrent également leur requête adressée le 18 mai 2022 à la Commission de contrôle des banques (CCB) pour soulever plusieurs conséquences des restrictions, dont certaines qui affectent particulièrement leur activité, à savoir :

– Les limites à la circulation des chèques,

– Les commissions de plus en plus élevées imposées sans contrôle,

– Les pressions exercées sur certains clients dont les comptes sont arbitrairement fermés, et leur solde déposé sous forme de chèque bancaire auprès d’un notaire,

– Les restrictions sur les paiements par carte bancaire,

– Enfin les restrictions sur l’utilisation des comptes courants.

La CCB n’a toujours pas donné suite aux différentes requêtes formulées par les ordres, et les négociations entamées entre ces derniers et l’ABL ont tourné court début juin. La Banque du Liban, qui a aménagé les restrictions bancaires via des circulaires contraignant les clients à retirer leurs fonds en plusieurs fois et/ou en subissant d’importantes décotes, n’a pas elle non plus donné suite aux requêtes de la Fédération. Dans son communiqué, celle-ci a pris note des initiatives de certains syndicats qui tentent de faire appliquer la « la loi 2/67 sur le défaut de paiement » des banques et qui organise leur mise en faillite, le cas échéant et a enfin critiqué le plan de redressement récemment mis à jour par le gouvernement, qui doit servir d’élément constitutif au déblocage d’une assistance financière du Fonds monétaire international.

La Fédération des syndicats de professions libérales – dont l’ordre des avocats et celui des ingénieurs de la capitale – a qualifié hier de « fausse grève » la décision des banques de fermer les portes de leurs agences et de ne maintenir qu’un niveau minimum de services à la clientèle. Une décision prise il y a près de deux semaines par l’Association des banques en réaction à une série de sept braquages en 72 heures entrepris par des déposants contestant les restrictions bancaires.Les banques ont quant à elles justifié la fermeture des branches en mettant en avant que les autorités n’avaient pas donné de garanties suffisantes sur la sécurité aux abords des agences et leur ont aussi reproché de ne pas avoir adopté de loi instituant un contrôle formel des capitaux.Accueil de clients...
commentaires (1)

Il ne sert a rien de denoncer encore une fois les crapules bancaires, BDL et ABL en tete, qui agissent dans l'illegalite et l'arbitraire depuis 3 ans. Il faut commencer a les punir.

Michel Trad

09 h 37, le 28 septembre 2022

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Commentaires (1)

  • Il ne sert a rien de denoncer encore une fois les crapules bancaires, BDL et ABL en tete, qui agissent dans l'illegalite et l'arbitraire depuis 3 ans. Il faut commencer a les punir.

    Michel Trad

    09 h 37, le 28 septembre 2022

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