À la veille du début de la période constitutionnelle pour l’élection du prochain président de la République, la Fondation Fouad Chéhab, du nom de l’ancien président de la République (1958-1964), a publié un communiqué regrettant « l’effondrement qui atteint le Liban, du système bancaire à l’éducation, la santé et les services publiques ». Fouad Chéhab est souvent perçu comme étant le président qui a réussi à moderniser et renforcer l’administration publique au Liban. Son mandat a notamment vu la création de la Banque du Liban et de la Caisse nationale de Sécurité sociale.
Le communiqué regrette également que « les efforts soient déployés pour savoir comment gérer le vide présidentiel plutôt que pour appliquer la Constitution à la lettre et pour l’élection d’un président au plus vite et dans les délais constitutionnels ». Le président Chéhab était connu pour son attachement à l’application de la loi fondamentale libanaise, qu’il appelait le « livre ». Le texte regrette également que les barons de la politique ne cherchent pas à élire un président « qui partage les qualités du président Chéhab, comme l’impartialité, l’intégrité et le respect de la Constitution, loin des considérations personnelles et familiales et de l’interférence étrangère ».
Le communiqué appelle enfin les députés « à revenir à leur conscience et leur devoir constitutionnel en élisant un président dès le début du délai prévu par la Constitution afin que le chef de l’État puisse très vite commencer à travailler sur la réédification de l’État et un plan de sauvetage économique ».


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