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Hausse des prix : des ONG dénoncent un accès réduit aux services d’assistance téléphonique

Hausse des prix : des ONG dénoncent un accès réduit aux services d’assistance téléphonique

Un magasin vendant des recharges de téléphonie mobile à Hamra (Beyrouth). Photo Rasha EL FNEK.

Effective depuis le 1er juillet dernier, la hausse des prix des télécommunications au Liban affecte les personnes vulnérables qui n’ont plus les moyens de joindre les numéros d’assistance, a déploré mardi l’ONG Mercy Corps dans une étude menée par l’équipe Lebanon Crisis Analytics Team (LCAT), soutenue par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

Les coûts de la téléphonie mobile, opérée par les sociétés Alfa et Touch, ont en effet plus que quintuplé (en livres libanaises) depuis la nouvelle grille tarifaire publiée par le ministère des Télécoms, tandis que ceux de la téléphonie fixe, opérée par la société Ogero, ont plus que doublé, note le rapport. Or la plupart des lignes d’urgence travaillant dans le secteur humanitaire et social sont payantes au Liban, qui s’enfonce depuis trois ans dans une grave crise socio-économique et financière.

« Les difficultés croissantes à contacter les lignes d’urgence de différentes institutions auront des conséquences pour ceux qui cherchent à signaler maltraitances, corruption et fraude, entre autres », a expliqué Mercy Corps. Cette ONG s’est montrée particulièrement inquiète pour « la gestion des cas de violence basée sur le genre », soulignant une chute de « plus de 70 % en juillet » d’appels sur sa ligne d’urgence, y compris via le réseau social gratuit WhatsApp. Selon l’étude du LCAT, le Danish Refugee Council a élaboré le même constat. De surcroît, vient s’ajouter aux tarifs des télécoms, la vétusté des infrastructures du pays. Lundi, en effet, la Croix-Rouge libanaise déclarait sur le réseau social Twitter que sa ligne d’assistance gratuite avait subi des perturbations en raison de « problèmes techniques » rencontrés par Ogero.

La décision controversée d’augmenter les tarifs des télécoms avait été justifiée par le ministre de tutelle sortant Johnny Corm comme étant nécessaire afin d’endiguer l’effondrement du secteur, dont les revenus étaient toujours récoltés suivant la parité officielle entre le dollar et la livre, fixée à 1 507,5 livres le dollar, et alors que la monnaie nationale a perdu plus de 95 % de sa valeur depuis le début de la crise. Pour sauver le secteur, le ministère et les sociétés de télécoms au Liban ont d’un commun accord adopté une nouvelle tarification, approuvée par le Conseil des ministres lors de leur dernière réunion avant les élections législatives de mai.

Ainsi depuis juillet, les anciens tarifs en dollars des abonnements pour la téléphonie mobile ont été divisés par trois puis multipliés par le taux fluctuant de la plateforme de la Banque du Liban (Sayrafa) pour être payés en livres. Celui-ci a été fixé lundi soir à 27 100 livres le dollar. Ceux de la téléphonie fixe ont suivi d’autres calculs mais l’internet fixe a par exemple été multiplié par un facteur de 2,5. Un coût supplémentaire pour les Libanais qui vient peser sur leur pouvoir d’achat déjà fortement réduit depuis le début de la crise. Lundi, l’Administration centrale de la statistique a publié les prix à la consommation pour juillet, y notant que les prix des moyens de communication avaient augmenté de 26,58 % en glissement annuel et de 20,98 % par rapport à juin. 

Effective depuis le 1er juillet dernier, la hausse des prix des télécommunications au Liban affecte les personnes vulnérables qui n’ont plus les moyens de joindre les numéros d’assistance, a déploré mardi l’ONG Mercy Corps dans une étude menée par l’équipe Lebanon Crisis Analytics Team (LCAT), soutenue par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).Les coûts de la téléphonie mobile, opérée par les sociétés Alfa et Touch, ont en effet plus que quintuplé (en livres libanaises) depuis la nouvelle grille tarifaire publiée par le ministère des Télécoms, tandis que ceux de la téléphonie fixe, opérée par la société Ogero, ont plus que doublé, note le rapport. Or la plupart des lignes d’urgence travaillant dans le secteur humanitaire et social sont payantes au Liban, qui...