Dans une lettre ouverte aux Libanais ainsi qu’aux présidents de la République, du Parlement et du Conseil des ministres, Rita Saab Moukarzel, présidente du syndicat des professionnels du graphisme et de l’illustration au Liban (SPGIL), propose une solution hors des sentiers battus à l’impasse gouvernementale qui dure depuis les élections législatives en mai 2022. « Former un gouvernement n’est ni impossible ni tellement difficile, écrit-elle. Le Liban regorge encore de politiciens honnêtes et de spécialistes compétents. »
Précisant davantage sa pensée, Mme Moukarzel estime que, « sans aucun préjugé, les présidents des ordres et des syndicats peuvent être les ministres d’un gouvernement politique technocratique pendant quelques mois, jusqu’à ce qu’un nouveau président soit élu, et ce pour éviter un vide destructeur ». Et d’ajouter : « Ce n’est pas le moment de tergiverser autour de discours, de noms, de quotas, pour former un gouvernement de transition dont la finalité est de préserver les institutions et la Constitution. En effet, il y a des présidents d’ordre et de syndicat de toutes les spécialisations et de toutes les confessions, pour ceux qui insistent sur cette formule, afin d’éviter l’obstruction de la formation d’un gouvernement, et une perte de temps supplémentaire. »
Rita Moukarzel conclut : « Nous ne laisserons pas le Liban s’effondrer davantage. Nous avons assez d’expérience, de compétence, d’engagement professionnel et de professionnalisme pour sauver le pays du pire et préserver le Liban. »
Depuis les élections de mai, date à laquelle son gouvernement a commencé à expédier les affaires courantes, le Premier ministre désigné Nagib Mikati, qui s’est succédé à lui-même, n’arrive pas à former un nouveau cabinet, en collaboration avec le président Michel Aoun. Le mandat de ce dernier expire le 31 octobre.


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