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Première réunion au Parlement de députés "souverainistes et indépendants"

Première réunion au Parlement de députés

Réunion de plusieurs groupes de députés "indépendants et souverainistes" au Parlement libanais, le 8 août 2022. Photo Ali Fawaz

Plusieurs députés libanais se disant "indépendants et souverainistes" se sont retrouvés lundi au siège de la Chambre à Beyrouth pour une première "réunion de coopération", comme en atteste une photo publiée par le Parlement et des tweets de plusieurs participants. 

Etaient notamment présents à cette réunion Neemat Frem, les quatre députés du "Bloc du renouveau", regroupant Michel Moawad, Achraf Rifi, Fouad Makhzoumi et Adib Abdel Massih, trois députés des Kataëb, Samy Gemayel, Nadim Gemayel et Elias Hankache, et six députés dits "du changement", issus du mouvement de contestation, à savoir Elias Jaradi, Yassine Yassine, Melhem Khalaf, Marc Daou, Waddah Sadek et Rami Fanj. 

Dans un tweet, M. Frem a indiqué qu'il s'agissait d'une réunion "de coopération" visant à développer un "espace partagé pour le travail législatif et une façon constructive de travailler". Il a espéré que ce groupe pourra s'élargir pour accueillir d'autres députés qui "s'attaqueront ensemble aux échéances à venir" de manière collaborative afin de répondre aux "espoirs" des électeurs concernant la création d'une nouvelle façon de faire au sein du Parlement. De son côté, Michel Moawad a souligné que cette réunion devait permettre de renforcer le travail conjoint", la qualifiant d'"avancée importante sur le chemin de l'unification des points de vue". 

"Espace de dialogue"
Waddah Sadek a, pour sa part, fait état d'une "réunion de dialogue, qui pourrait se tenir de manière régulière, afin d'organiser la coopération du travail législatif et de surveillance entre un certain nombre de blocs et de personnalités de la contestation face aux forces hégémoniques de l'exécutif et aux pratiques du Parlement". Cette réunion n'est "pas obligatoire mais sert d'espace de dialogue pour rapprocher les perspectives", a-t-il ajouté, soulignant qu'elle vise également à "se préparer à faire face à toute tentative de violation de la Constitution et du règlement interne du Parlement, surtout en ce qui concerne l'adoption des lois et le vote lors des séances plénières". Les députés de la contestation se sont en effet élevés, lors de leur élection, aux techniques de vote au sein de l'hémicycle, à savoir par bulletin en papier ou à main levée, et ont réclamé à plusieurs reprises le passage au vote électronique pour plus d'efficacité et de transparence. 

D'autres députés indépendants, comme l'homme d'affaires Michel Daher, ou Oussama Saad, Abderrahmane Bizri et Charbel Massaad, n'étaient, eux, pas présents à cette réunion. 

En plus des nombreux projets et propositions de lois relatives à des réformes, attendues par la communauté internationale pour débloquer des fonds devant aider le Liban à sortir de la pire crise de son histoire, une échéance politique de taille attend les députés entre fin août et octobre : l'élection d'un nouveau président. Dans cette perspective, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, qui se présente comme le "candidat naturel" à la magistrature suprême, a appelé à de nombreuses reprises l'opposition à s'unir pour élire un président issu de son bord politique, opposé au Hezbollah et ses alliés. Aucun représentant des FL ne se trouvait toutefois présent à la réunion de lundi au Parlement. 



Plusieurs députés libanais se disant "indépendants et souverainistes" se sont retrouvés lundi au siège de la Chambre à Beyrouth pour une première "réunion de coopération", comme en atteste une photo publiée par le Parlement et des tweets de plusieurs participants. Etaient notamment présents à cette réunion Neemat Frem, les quatre députés du "Bloc du renouveau", regroupant...