Il y a 89 ans, Raymond des quatre enfants Audi était le dernier-né.
De Saïda à Beyrouth aller-retour a beaucoup fait
et chez les pères jésuites a été un élève appliqué.
Puis à l’entreprise familiale s’est entièrement consacré
et avec ses frères diverses sociétés et banque a su créer.
La banque Audi était ainsi vers l’étranger propulsée
pour atteindre de la renommée les plus grands sommets.
Ses journées se suivent sans toutefois se ressembler :
ainsi directeurs et conseils de banque devra parfois quitter
pour de ses autres responsabilités pouvoir s’occuper :
nombreux à Faqra sont les chantiers à visiter
jusqu’à Saïda de temps à autre faire une virée
et s’assurer que le musée du savon continue à embaumer.
À Beiteddine, son petit palais, tout est élégance et simplicité
avec les traditions de la montagne entièrement conservées.
Que dire de ses journées à la villa Audi d’Achrafieh
où la collection de mosaïques ne cesse d’émerveiller
et/ou tant de manifestations artistiques viennent s’abriter.
En sus, notre Raymond national par les associations est adoré
pour ses idées innovatrices, son don de soi et sa générosité :
Patrimoine et Chronic Care de lui ne peuvent se passer
et à l’ordre de Malte sera toujours grand officier
sans oublier St Jude, LAU, LCU et moult sociétés ou universités
qui se font des coudes pour à qui mieux l’honorer.
Tout ce parcours lui a valu réussite et notoriété
jusqu’à sa nomination comme ministre dans le gouvernement libanais.
Des pages et des pages on pourrait encore ajouter
mais du jus gardons un peu pour sa vie privée.
Avec Pierre, Shérine et Paul, Raymond a pu sa lignée assurer
et les voir aussi brillamment réussir à l’étranger :
dans la mise en scène, finance et philosophie évoluer,
domaines qu’il aurait tellement voulu avec eux partager
et dont il nous parlait toujours avec beaucoup de fierté.
May durant près de quarante ans a été sa dulcinée.
Elle a su avec finesse et amour le seconder et l’aduler
avec amis proches et lointains garder le contact et l’entourer
jusqu’à l’accompagner en douceur dans son chemin pour l’éternité.
Mon cher Raymond, visionnaire et bâtisseur point besoin encore de prouver
du mécène, bon père et grand-père tu as déjà tout assumé,
nous tes amis, par toi avons été constamment privilégiés,
et sommes néanmoins par ton départ profondément bouleversés.
Du Liban, le vrai, tu resteras toutefois et l’orgueil et la fierté.
Jean-Marie MEGARBANÉ


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