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Moyen-Orient - Algérie

Un magnat de la presse condamné à 10 ans de prison

Le PDG du premier groupe de médias privé algérien Ennahar, Anis Rahmani, a été condamné lundi par un tribunal algérois à dix ans de prison ferme pour des faits de corruption. De son vrai nom Mohammad Mokaddem, Anis Rahmani, 50 ans, purgeait déjà une peine de trois ans de prison dans une autre affaire. Il servira à présent seulement la nouvelle sentence, plus lourde, puisque les peines de prison en Algérie ne sont pas cumulables. Anis Rahmani était poursuivi par le tribunal de Sidi M’Hamed à Alger pour « mauvais usage des fonds de la Sarl el-Athir presse (relevant du groupe Ennahar) », « infraction à la réglementation des changes », « trafic d’influence pour l’obtention d’avantages indus » et « fausse déclaration », selon l’agence officielle APS. Par ailleurs, el-Athir presse a été condamné à une amende de 32 millions de dinars (près de 209 000 euros) avec versement d’une indemnité de 10 millions de dinars (plus de 65 000 euros) au profit du Trésor public. Lancée en 2012, Ennahar TV, chaîne d’information en continu, se targue d’être « la première chaîne d’info en Algérie ». Mais elle a été critiquée pour être une arme contre les opposants au « système » de l’ancien président feu Abdelaziz Bouteflika, poussé à la démission en 2019 sous la pression de l’armée et du Hirak, un mouvement de contestation. Lors de la campagne pour l’élection présidentielle de décembre 2019, la chaîne avait attaqué le candidat Abdelmadjid Tebboune, devenu président.

Le PDG du premier groupe de médias privé algérien Ennahar, Anis Rahmani, a été condamné lundi par un tribunal algérois à dix ans de prison ferme pour des faits de corruption. De son vrai nom Mohammad Mokaddem, Anis Rahmani, 50 ans, purgeait déjà une peine de trois ans de prison dans une autre affaire. Il servira à présent seulement la nouvelle sentence, plus lourde, puisque les peines...
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