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Sport - Football / Ligue Des Nations – 2E Journée

Deux équipes de France... et les mêmes doutes

Que ce soit avec les cadres ou bien les remplaçants, la défense du titre semble compromise pour les Bleus qui ont mal entamé leur campagne.

Deux équipes de France... et les mêmes doutes

Le milieu français Adrien Rabiot marquant l’unique but des Bleus contre les Croates (1-1) qui, eux, jouaient à domicile à Split. Franck Fife/AFP

Avec les cadres contre le Danemark (1-2) ou avec les remplaçants en Croatie (1-1), deux versions de l’équipe de France de football ont été traversées par les mêmes maux, compromettant la défense du titre en Ligue des nations.

Les rassemblements de juin ne sont jamais une partie de plaisir pour les sélectionneurs, confrontés à des joueurs éreintés par leur saison à rallonge. Celui de juin 2022 est d’autant plus particulier qu’il réserve quatre matches en 11 jours, une conséquence de la programmation du Mondial 2022 en hiver qui bouleverse le calendrier. Et forcément, les corps grincent. Lundi soir à Split, le Monégasque Aurélien Tchouaméni et le Marseillais Mattéo Guendouzi ont disputé leur 60e match de la saison toutes compétitions confondues... Et ils sont nombreux dans le groupe France à compter plus de 50 matches dans les chaussettes. « Ces situations de fin de saison sont compliquées pour beaucoup de joueurs. Il y a beaucoup de blessures. Ces joueurs ont forcément moins de fraîcheur », a constaté Didier Deschamps, privé sur blessure de Paul Pogba et Raphaël Varane (forfaits) et obligé de ménager quelques titulaires touchés (Kylian Mbappé, N’Golo Kanté). Ce tunnel de matches et les états de forme précaires ont conduit Deschamps à opérer des « changements contraints et forcés », selon sa formule.

Entre Saint-Denis et Split, dix joueurs différents étaient alignés au coup d’envoi (avec Tchouaméni comme unique rescapé), un remaniement aux proportions inédites depuis l’intronisation du sélectionneur il y a dix ans, en 2012. Les titulaires comptaient moins de 17 sélections en moyenne et avaient peu de repères (en défense), voire aucun (milieu et attaque) ensemble. « Ce n’est pas une excuse, mais il y a forcément moins d’automatismes », a reconnu Didier Deschamps, insistant sur le manque de « vécu et d’expérience » des joueurs de son plan B. Avec ces cartes en main, Deschamps est revenu à son ancien système fétiche à quatre défenseurs (deux axiaux, deux joueurs de côté), comme s’il doutait de celui à trois axiaux pourtant utilisé toute la saison.

L’équipe de France avait deux visages à Saint-Denis et à Split, mais elle s’est fait punir à chaque fois en fin de rencontre, de surcroît à cause des mêmes erreurs. « Il faut travailler sur nos fins de match », a d’ailleurs relevé le milieu Matéo Guendouzi. Les Bleus n’ont pas assez « cadré » le porteur de balle adverse, laissant le danger se rapprocher de la surface, et ont péché dans l’alignement défensif. Interrogé sur ces fautes de placement, Deschamps a évoqué des points « qu’on peut toujours améliorer, ce n’est pas spécifique au nombre de défenseurs ».

Les entrants, comme Antoine Griezmann et Jonathan Clauss à Split, n’ont pas stabilisé l’équipe et celle-ci s’est affaissée en fin de rencontre contre le Danemark (but vainqueur de Cornelius à la 88e minute) et la Croatie (égalisation à la 83e minute). Les Bleus se font renverser en juin, après avoir été renversants à l’automne dernier contre la Belgique et l’Espagne lors du Final Four de la précédente édition de la Ligue des nations, qu’ils ont remportée.

De gauche à droite : les défenseurs autrichien Marco Friedl, danois Rasmus Kristensen et l’attaquant autrichien Michael Gregoritsch. Joe Klamar/AFP

Le Danemark enchaîne

Avec un seul point engrangé en deux rencontres, « on n’est pas placés dans la meilleure disposition », a reconnu Deschamps. La défense du titre en Ligue des nations n’est même plus entre les mains des Tricolores, distancés par le Danemark qui compte cinq points d’avance sans avoir joué le moindre match à domicile. Le Danemark, déjà vainqueur donc vendredi dernier en France (2-1), a ainsi enchaîné une seconde victoire à l’extérieur lundi soir sur la pelouse de l’Autriche (2-1) à Vienne, dans une rencontre retardée d’une heure et demie par… une panne d’électricité. Grâce à ce succès, les Danois sont seuls en tête du groupe 1 de la Ligue A avec six points, soit trois de plus que l’Autriche et cinq de plus que la France et la Croatie.

Vendredi dans la nuit à Vienne, contre l’Autriche lors de la 3e journée de la Ligue des nations, où les cadres de l’attaque (Benzema, Mbappé, Griezmann) sont espérés au coup d’envoi, une défaite éliminerait quasiment les Bleus de la course au Final Four, surtout si le Danemark enchaîne un troisième succès de rang dans le même temps face aux Croates. Et il faudrait alors se battre pour éviter la dernière place, synonyme d’une relégation en deuxième division qui ferait tache pour les champions du monde en titre à l’approche de la Coupe du monde au Qatar (21 novembre-18 décembre).

Entre-temps, toujours pour le compte de la 2e journée de la Ligue des nations, la Belgique, humiliée à domicile (4-1) par les Pays-Bas en ouverture du tournoi vendredi dernier lors de la 1re journée, doit se relancer cette nuit avec la réception de la Pologne. Dans ce même groupe 4 de la Ligue A, le pays de Galles, tout juste qualifié pour la Coupe du monde après sa victoire en finale de barrages sur l’Ukraine (1-0), fait face à des Néerlandais également en pleine confiance. Les Gallois avaient été dominés par les Polonais (2-1) lors du premier match du groupe. Dans le groupe 1 de la Ligue B, l’Ukraine, toujours meurtrie par l’invasion russe, tentera de surmonter sa déception née de la défaite face aux coéquipiers de Gareth Bale. Après les larmes de Cardiff, c’est à Dublin contre l’Irlande que la sélection dirigée par Oleksandr Petrakov va disputer son premier match de la compétition. Enfin l’Écosse, battue chez elle mercredi dernier par l’Ukraine (3-1) en demi-finale des barrages pour la Coupe du monde, fait également ses débuts dans le même groupe contre l’Arménie, tombeuse à la maison de l’Irlande (1-0) samedi dernier.

Source : AFP

Avec les cadres contre le Danemark (1-2) ou avec les remplaçants en Croatie (1-1), deux versions de l’équipe de France de football ont été traversées par les mêmes maux, compromettant la défense du titre en Ligue des nations.Les rassemblements de juin ne sont jamais une partie de plaisir pour les sélectionneurs, confrontés à des joueurs éreintés par leur saison à rallonge. Celui de juin 2022 est d’autant plus particulier qu’il réserve quatre matches en 11 jours, une conséquence de la programmation du Mondial 2022 en hiver qui bouleverse le calendrier. Et forcément, les corps grincent. Lundi soir à Split, le Monégasque Aurélien Tchouaméni et le Marseillais Mattéo Guendouzi ont disputé leur 60e match de la saison toutes compétitions confondues... Et ils sont nombreux dans le groupe France à compter plus de 50...
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