Rechercher
Rechercher

Politique - Parlement

L’opposition dans le flou à l’approche de la séance de mardi

Les candidats des élus de la thaoura aux élections des membres des commissions parlementaires sont annoncés, mais les contacts avec les autres groupes restent timides.

L’opposition dans le flou à l’approche de la séance de mardi

De gauche à droite, de bas en haut : Yassine Yassine, Cynthia Zarazir, Ibrahim Mneimné, Melhem Khalaf, Halimé Kaakour et Firas Hamdane, lors de la séance parlementaire du 31 mai, place de l’Étoile. Anwar Amro/AFP

Après avoir perdu la première manche, lors de la séance d’ouverture du nouveau Parlement, les députés de l’opposition en général, et plus particulièrement de la contestation du 17 octobre, espèrent bien remporter la seconde. Mardi dernier, la classe politique traditionnelle a en effet réussi à imposer tous ses candidats aux 7 postes à pourvoir, de la présidence de la Chambre aux membres du bureau, en passant par la vice-présidence. Pour l’heure, le flou subsiste sur la stratégie globale qui sera adoptée par le camp de l’opposition pour les échéances à suivre, même si quelques contours se dessinent. Première de ces échéances : la nomination des membres des commissions parlementaires, mardi à 11h.

Lors de la séance de mardi, les députés de la contestation ont agi comme un bloc politique unifié. Les 13 élus avaient, lors du premier tour de l’élection du vice-président de la Chambre, opté pour le vote blanc. Voyant l’écart mince entre le candidat du Courant patriotique libre Élias Bou Saab et celui de l’opposition Ghassan Skaff, ils ont fini par se ranger derrière ce dernier au second tour. « Nous avons voté suivant nos convictions d’abord, puis stratégiquement », confirme l’un des députés du 17 Octobre, Ibrahim Mneimné. Depuis, les discussions entre les treize parlementaires se sont intensifiées, selon le député de Tripoli Rami Fanj, puisqu’ils sont parvenus à s’entendre sur leurs candidats pour chaque commission. Le même député peut candidater pour faire partie de deux autres commissions s’il le souhaite. M. Fanj brigue la commission de la Santé ; Melhem Khalaf et Firas Hamdane, celle de la Justice; Halimé Kaakour, la commission de l’Éducation ; Najat Saliba, celle de l’Environnement ; Cynthia Zarazir, la commission des Droits des femmes ; Waddah Sadek, celle de l’Économie ; Marc Daou est candidat à la commission des Finances ; Ibrahim Mneimné, à celle des Travaux publics ; et Yassine Yassine, à celle des Télécoms ; Élias Jaradé postule à la commission de la Santé ou celle de l’Agriculture et enfin Michel Douaihy brigue la commission des Affaires étrangères.

Notre éclairage

Ces députés « gris » qui détiennent les clés de la majorité

Le parti Taqqadom, dont sont issus Marc Daou et Najat Saliba, a en outre préconisé, dans un communiqué publié jeudi, la création de trois nouvelles commissions parlementaires : une première, chargée d’étudier le plan de relance économique et les relations avec les bailleurs de fonds ; une deuxième, chargée d’enquêter sur le secteur bancaire et les dépôts ; et une troisième, chargée de suivre le dossier des négociations sur la frontière maritime libano-israélienne.

Si les députés de la contestation entendent bien faire front commun lors de la prochaine échéance parlementaire, les chances de succès ne sont pas garanties pour autant, au vu des résultats de la première séance. L’opposition avait alors échoué à imposer ses candidats, parce qu’elle avançait en rangs dispersés face au camp pro-Hezbollah, fort de son unité et d’une discipline de fer.

Lire aussi

Pour l’opposition, cap sur les commissions parlementaires et le gouvernement

À cet effet, les tractations vont bon train du côté de plusieurs figures traditionnelles qui ont rejoint l’opposition. Une source proche de l’homme d’affaires Neemat Frem, député indépendant du Kesrouan, a déclaré à L’Orient-Le Jour que ce dernier « compte former, avec d’autres figures de l’opposition, y compris ses alliés lors de l’élection, un bloc politique avec lequel il coordonnera ses positions, tant sur la question de la nomination du Premier ministre que sur les commissions parlementaires ». La source indique que M. Frem engage également le dialogue avec les figures de la contestation, et qu’il compte lui aussi briguer un mandat au sein d’une commission parlementaire « où il pourrait avoir un rôle actif ».

Du côté des Forces libanaises, on affirme également être ouverts au dialogue, même si aucune avancée n’a été enregistrée pour le moment. « Nous comptons également nous présenter à toutes les commissions et surtout nous espérons fortement maintenir Georges Adwan à la tête de la commission de la Justice, au sein de laquelle il a fait ses preuves », affirme Charles Jabbour, porte-parole du parti.

Après avoir perdu la première manche, lors de la séance d’ouverture du nouveau Parlement, les députés de l’opposition en général, et plus particulièrement de la contestation du 17 octobre, espèrent bien remporter la seconde. Mardi dernier, la classe politique traditionnelle a en effet réussi à imposer tous ses candidats aux 7 postes à pourvoir, de la présidence de la Chambre aux membres du bureau, en passant par la vice-présidence. Pour l’heure, le flou subsiste sur la stratégie globale qui sera adoptée par le camp de l’opposition pour les échéances à suivre, même si quelques contours se dessinent. Première de ces échéances : la nomination des membres des commissions parlementaires, mardi à 11h. Lors de la séance de mardi, les députés de la contestation ont agi comme un bloc politique unifié. Les...
commentaires (9)

Cinq chauffeurs dans une seule voiture ?? Impossible de conduire un pays dans ce cas messieurs dames donc vous êtes condamnés à vous unifier et très rapidement Svp !

Wow

14 h 20, le 05 juin 2022

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (9)

  • Cinq chauffeurs dans une seule voiture ?? Impossible de conduire un pays dans ce cas messieurs dames donc vous êtes condamnés à vous unifier et très rapidement Svp !

    Wow

    14 h 20, le 05 juin 2022

  • Pardonnez moi je me mets pas tous les 13 au même pied d’égalité … bien sûr il y en a qui valent leur pesant en or

    Bery tus

    13 h 51, le 04 juin 2022

  • Hehehe ils se feront vendre au plus offrant tout comme la première sceances, ce ne sont que des arrivistes … aucune culture sur la vision à long terme que seul les partis bien établit détiennent … DOMMAGE c’est du gâchis que d’la voir voter pour eux et non ce n’est certainement pas à cause d’eux que Nabih Berrry fut élu à seulement 65 votent ILS NE REPRENSENTE QUE 13 si BIEN SUR TOUS N’ONT PAS VOTER POUR LUI OR IL APPARAÎT QUE CERTIANS ONT VOTER BERRY ÇA C’EST CORRECT … mais AVOIR VOTER POUR BOU SAAB (EN NE SE PRONOCANT PAR VOTE BLANC AU PRMIER TOUR) CA C’EST UNE GIFLE MÉMORABLE À TOUS CEUX QUI CHANTAIENT HELLA HELLA BANDE DE NUL QUE VOUS ÊTES

    Bery tus

    13 h 31, le 04 juin 2022

  • Merci Jihane Sfeir pour votre commentaire plein de vérité

    Farandole

    12 h 22, le 04 juin 2022

  • Après avoir affirmé et prédit que les candidats du changement ne seraient pas élus, voilà qu’on cherche à démontrer qu’ils sont incapables. Bien au contraire, leur première séance parlementaire continue de bouleverser la donne du jeu politico-politicien du Liban. Par leur participation active et bien fondée, ils ont acculé Nabih Berri à justifier ses décisions arbitraires et mis en évidence son mépris des règles et son manque de respect pour les députés. Tout cela au vu et au su du peuple libanais qui pour la première fois s’est intéressé aux débats parlementaires et a suivi la séance tant en direct sur la télé que sur les réseaux sociaux. Nous ne pouvons pas attendre de ces nouveaux députés de briser dès le premier jour le carcan imposé depuis des décennies par des politiciens consentants et complices. Plutôt que de les casser avec nos critiques qui font le jeu de la classe traditionnelle, encourageons-les et saluons leur détermination. Chaque petit pas sur la voie du changement est porteur d’espoir.

    SFEIR Jihane / AIIC

    12 h 16, le 04 juin 2022

  • Si ces élus représentent vraiment le peuple, ils ont le devoir de l’écouter et d’entendre son désir de les voir unis face au bulldozer des vendus. Ils ne peuvent pas prétendre sauver le pays en restant dispersés et venir nous dire MAKHALLOUNA. comme les vendus avant eux. Le peuple ne vous pardonnera plus. Il a tant espéré de l’opposition qu’elle est obligée de se montrer à la hauteur de la situation, en mettant leurs intérêts et leur ego de côté et en travaillant main dans la main avec les autres patriotes qui aspirent à la même chose que le peuple qui est de déstabiliser et de remplacer les corrompus. sinon bye bye la démocratie.

    Sissi zayyat

    11 h 57, le 04 juin 2022

  • "Après avoir perdu la première manche"" faudra arreter de parler d'echec de l'opposition EN INSISTANT sur l'echec du groupe de la contestation. Assez de negativisme. contestation, opposition en general ont , au contraire- gagne la 1ere manche apres avoir su & pu limiter le nombres de votes a N berry et le aouniste qui n'en est pas un, abou saab. peu importe les 7 sieges gagnes par les mecreants 8 marsistes, ce n'est que broutille. de plus voila le bloc de la contestation qui commence a se faire valoir en proposant la formation de 3 nouvelles commissions dont le but est de retirer a ces memes mecreants les decisions prises apres compromissions&compromis aux sujets essentiels des frontieres maritimes(Oups) ca ferait tres tres mal a qqs uns, la relance de l'economie dont se jouent litteralement la mafia et finalement les enquetes sur la responsabilite des banques . Grand Bravo a ces nouveaux venus.

    Gaby SIOUFI

    10 h 25, le 04 juin 2022

  • Indépendants ? Non plutôt des parvenus qui ont usé et profite d’un système anti politicien. A ce jour, ils ont prouvé qu’ils étaient aussi nuls que les autres. D’ailleurs si on n.est pas nul on ne se présente pas à des élections législatives, on s’occupe plutôt de son business sauf si on veut utiliser la fonction de député pour faire du business

    Lecteur excédé par la censure

    09 h 53, le 04 juin 2022

  • DITS INDEPENDANTS ET THAWRISTES : INTIMIDATIONS, MENACES OU ACHATS ET LA LIBERTE S,EVAPORE.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 12, le 04 juin 2022

Retour en haut