Novak Djokovic (n° 1 mondial) a rallié les quarts de finale de Roland-Garros, où il attend de pied ferme Rafael Nadal (n° 5 mondial) pour un nouvel opus de leurs confrontations légendaires. Julien de Rosa/AFP
Aujourd’hui, lors de la 9e journée du tournoi de tennis de Roland-Garros, 2e levée du Grand Chelem, Daniil Medvedev (n° 2 mondial), impressionnant depuis le début de la compétition, jouera à son tour en session nocturne sur le court central (Philippe-Chatrier), après Stefanos Tsitsipas (4e mondial) et Iga Swiatek (n° 1 mondiale), en huitièmes de finale.
Hier dimanche, en démonstration (6-1, 6-3, 6-3) face à Diego Schwartzman (16e mondial), le n° 1 mondial Novak Djokovic a rallié les quarts de finale, où il attendra de pied ferme Rafael Nadal (5e mondial) qui était, lui, opposé en fin d’après-midi à l’étoile montante Félix Auger-Aliassime (9e mondial). Chez les dames, Martina Trevisan (28 ans, 59e mondiale) et Leylah Fernandez (18e mondiale à 19 ans) s’affonteront aujourd’hui en quarts de finale. Si Trevisan avait déjà atteint ce niveau de la compétition il y a deux ans en sortant des qualifications, c’est la première fois que Fernandez, finaliste surprise du dernier US Open, y sera. Trevisan a été la première à avoir décroché sa qualification hier en prenant le meilleur (7-6 (12/10), 7-5) sur Aliaksandra Sasnovich (47e mondiale). Fernandez a, elle, eu besoin de trois sets (6-3, 4-6, 6-3) pour venir à bout d’Amanda Anisimova (28e mondiale), qui avait atteint les demi-finales à la porte d’Auteuil en 2019 alors qu’elle n’était âgée que de 17 ans.
Samedi, Medvedev, malgré sa mauvaise réputation sur terre, et Tsitsipas, à rebours de ses deux premiers tours laborieux, avaient fusé en huitièmes de finale d’un tableau masculin sans surprise. Tout l’inverse du tournoi féminin, déjà fatal avant la deuxième semaine à tous les noms du top 10, à l’exception de la sensation Iga Swiatek, qui a empilé un 31e succès consécutif.
Medvedev n’a toujours pas perdu un set en trois tours. L’étoile montante Miomir Kecmanovic (22 ans et 31e mondial), à son aise sur l’ocre, promettait plus de difficulté ? Le n° 2 mondial l’a expédié en 1h48 (6-2, 6-4, 6-2), sans perdre un jeu de service. Malgré près de deux mois sans tournoi et un seul match sur terre battue avant son entrée en lice à Roland-Garros, le quadruple finaliste de Grand Chelem sur dur – dont un sacre en septembre dernier à l’US Open – déroule. D’abord, un 8e de finale face à Marin Cilic l’attend donc aujourd’hui, avant un éventuel quart contre Andrey Rublev ou Jannik Sinner, vainqueurs chacun d’une manche dans leur match après avoir sauvé cinq et onze balles de set, respectivement.
Après des duels à rallonge de trois heures et demie puis quatre heures, Tsitsipas a connu sa première journée tranquille à Paris. Le n° 4 mondial a concassé Mikael Ymer (95e mondial) en une heure et demie en lui laissant seulement cinq jeux (6-2, 6-2, 6-1). Surtout, Tsitsipas a soigné l’épidémie de fautes directes qui l’accompagne depuis son arrivée à Roland-Garros : seulement 15 samedi contre 45 face au qualifié Zdenek Kolar au tour précédent. Le déclic enfin pour Tsitsipas ? Vainqueur à Monte-Carlo et finaliste à Rome, il est l’homme à battre de la partie basse du tableau. En 8es de finale, il affrontera le jeune talent Holger Rune (40e mondial à 19 ans), tombeur (6-3, 6-3, 6-3) d’Hugo Gaston. Casper Ruud (8e mondial) s’est lui aussi invité en deuxième semaine, une première pour ce joueur.
Dans le top 10 féminin, l’hécatombe s’est poursuivie avec l’abandon de la n° 4 mondiale Paula Badosa, touchée au genou droit et menée (6-3, 2-1) par Veronika Kudermetova (29e mondiale). Quelques minutes avant elle, Aryna Sabalenka (7e au classement WTA) avait pris la porte elle aussi avant les 8es de finale, éliminée (4-6, 6-1, 6-0) par Camila Giorgi (30e mondiale). Si bien que la n° 1 mondiale Iga Swiatek est la seule survivante du top 10 avant la deuxième semaine. Face à Danka Kovinic (95e mondiale), éteinte (6-3, 7-5), Swiatek a collectionné une 31e victoire d’affilée, quatrième série la plus longue de ce siècle. À moins qu’elle ne soit à son tour victime de la malédiction visant le top 10, qui peut encore priver Swiatek d’un nouveau sacre à la porte d’Auteuil après son couronnement surprise à l’automne 2020 ? Peut-être Jessica Pegula, la seule autre encore debout dans le top 15 (11e mondiale). Les deux pourraient se croiser en quarts.
Source : AFP

