Rechercher
Rechercher

Société - Transports

Le Liban réceptionne 50 bus offerts par la France

Le ministre des Transports appelle "tous les pays à aider le Liban sans conditions, tout comme la France l'a fait".

Le Liban réceptionne 50 bus offerts par la France

Un navire transportant des bus offerts par la France au Liban, au port de Beyrouth, le 23 mai 2022. Photo Houssam Chbaro

Le ministre sortant des Travaux publics, Ali Hamiyé, a affirmé lundi que "le pays a commencé à préparer un nouveau cadre légal pour les transports", alors qu'il réceptionnait au port de Beyrouth 50 bus offerts par la France au Liban, où les transports publics sont quasiment absents. 

Le Liban "a commencé à préparer un nouveau cadre légal pour les transports en fonction duquel l'Etat sera l'organisateur et le secteur privé le facilitateur", a déclaré le ministre, précisant que Paris soutiendra le ministère des Transports à cet effet. "Notre but essentiel, dans ce cadre, est d'activer les offices autonomes", a-t-il ajouté.  Il a remercié le géant du transport maritime CMA CGM d'avoir transporté ces bus gratuitement jusqu'à Beyrouth et d'avoir réparé quarante bus endommagés dans la double explosion du 4 août 2020. Remerciant également le président français Emmanuel Macron et l'ambassadrice à Beyrouth Anne Grillo pour ce don, il a appelé "tous les pays à aider le Liban sans conditions, tout comme la France l'a fait".  


L'ambassadrice de France, Anne Grillo, a évoqué, de son côté, un "nouveau geste de la solidarité continue de la France pour contribuer à améliorer le quotidien des Libanais". "Ce don est une mobilisation collective d’opérateurs publics et privés français. Il s’accompagne d’une assistance technique sur deux ans à l’Office libanais des Chemins de Fer et des Transports pour la maintenance des bus et leur exploitation (recrutement, formation, billettique, schéma des lignes)", a-t-elle écrit sur Twitter.

L'ambassadrice de France, Anne Grillo en compagnie du ministre libanais des Transports, Ali Hamiyé (g), le 23 mai 2022 au port de Beyrouth. Photo ANWAR AMRO / AFP

La signature de l'accord sur les transports entre Beyrouth et Paris avait eu lieu au Grand sérail le 10 mars. Le don fait suite à une visite de M. Hamiyé dans la capitale française, durant laquelle il avait négocié l'obtention de cette aide, alors que les prix des carburants explose depuis des mois, tandis que les trois-quarts de la population libanaise vivent sous le seuil de pauvreté. 

Lire aussi

Les transports collectifs, éternels sacrifiés du système libanais

"Ni pauvre ni en faillite"
M. Hamiyé a par ailleurs noté que "les revenus du port de Beyrouth et de l'Aéroport international de Beyrouth ont augmenté", assurant "avoir pour but de faire augmenter les recettes de l'Etat sans toucher à l'argent des citoyens". Il a ajouté que le pays "n'est ni pauvre ni en faillite, mais souffre d'une crise financière et économique aiguë en raison des politiques financières adoptées au cours des 30 dernières années". En mars 2020, le Liban avait annoncé le premier défaut de paiement de son histoire. 

Sur un autre plan, le ministre Hamiyé a commenté le plan de redressement approuvé vendredi par le Conseil des ministres, lors de sa dernière réunion. "Ce plan n'a pas été approuvé par dépit mais parce qu'il garantit les droits des déposants", a-t-il déclaré. Il a ajouté que le texte "n'inclut pas de détails sur ce que le gouvernement fera en cas de restructuration des banques, ainsi que sur d'autres sujets économiques".


Le ministre sortant des Travaux publics, Ali Hamiyé, a affirmé lundi que "le pays a commencé à préparer un nouveau cadre légal pour les transports", alors qu'il réceptionnait au port de Beyrouth 50 bus offerts par la France au Liban, où les transports publics sont quasiment absents. Le Liban "a commencé à préparer un nouveau cadre légal pour les transports en fonction duquel...

commentaires (5)

de grace , faut imperativement arreter d'encenser la france pour un don de bus usages dont on tait le nombre, en contre partie de quoi la cma-cgm-ste francaise-emporte des contrats juteux ici et la , pour tres tres peu en contrepartie a notre benefice a nous libanais.

Gaby SIOUFI

10 h 13, le 24 mai 2022

Tous les commentaires

Commentaires (5)

  • de grace , faut imperativement arreter d'encenser la france pour un don de bus usages dont on tait le nombre, en contre partie de quoi la cma-cgm-ste francaise-emporte des contrats juteux ici et la , pour tres tres peu en contrepartie a notre benefice a nous libanais.

    Gaby SIOUFI

    10 h 13, le 24 mai 2022

  • Ce n'est pas la 1er fois que la France nous offre des bus. Il y en a des dizaines qui pourissent sur pied depuis de nombreuses annees. Victimes de la cupidite et de l'incurie de nos ministres successifs des transports.

    Michel Trad

    16 h 14, le 23 mai 2022

  • Merci la France !, mais il faudrait surtout des routes sur lequelles ces bus doivent rouler, du carburant, moins de bouchons, et surtout des usagers civilisés qui n'iront pas taguer leur logo a la kalachnikov dessus !

    Aboumatta

    15 h 15, le 23 mai 2022

  • Dans mon opinion il faut surtout un changement d'attitude psychologique chez les libanais. Cela ne s'offre pas et encore moins par la France, un autre pays qui souffre de la meme sorte de problemes psychologiques que le Liban. Le Libanais (ou francais) moyen paye pour etre avec une grosse voiture dans le bouchon enorme de Beyrouth (ou de Paris), c'est un luxe et il va tout faire pour ne pas prendre le bus ou aller a pied.

    Stes David

    14 h 36, le 23 mai 2022

  • Akhiraan, on pourra finalement se diriger vers les différentes stations métro et gares de trains par bus... aiiyay je me réveille trop tôt...

    Wlek Sanferlou

    13 h 45, le 23 mai 2022

Retour en haut