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Politique - Décryptage

Au Liban, la rue sunnite plus que jamais orpheline d’un leadership

L’éclatement apparent inaugure un nouveau jeu politique à l’hémicycle, prédisent des analystes.

Au Liban, la rue sunnite plus que jamais orpheline d’un leadership

Un portrait géant de Saad Hariri dans une rue de Beyrouth à la veille des élections législatives du 15 mai. Mohammad Azakir/Reuters

L’une des premières conclusions que l’on peut d’ores et déjà tirer du scrutin législatif sur la scène sunnite, c’est l’éclatement de cette communauté qui se retrouve aujourd’hui plus que jamais orpheline, aucune figure de proue n’ayant pu émerger...

L’une des premières conclusions que l’on peut d’ores et déjà tirer du scrutin législatif sur la scène sunnite, c’est l’éclatement de cette communauté qui se retrouve aujourd’hui plus que jamais orpheline, aucune figure de proue n’ayant pu émerger...

commentaires (7)

"... Au Liban, la rue sunnite plus que jamais orpheline d’un leadership ..." - Le premier pas vers l'émancipation et la maturité politique est de pouvoir exister sans leader, pour soi, et voter selon sa conscience et non pas par instruction.

Gros Gnon

11 h 53, le 18 mai 2022

Tous les commentaires

Commentaires (7)

  • "... Au Liban, la rue sunnite plus que jamais orpheline d’un leadership ..." - Le premier pas vers l'émancipation et la maturité politique est de pouvoir exister sans leader, pour soi, et voter selon sa conscience et non pas par instruction.

    Gros Gnon

    11 h 53, le 18 mai 2022

  • Saad Hariri a commis l’erreur de sa vie et devrait en subir les conséquences. Après avoir tergiversé pendant des années occupant un poste honorable qu’il n’a pas su honorer, il a choisi de trahir en donnant l’ordre de s’abstenir à ses partisans sachant qu’en privant les sunnites de leur droit au vote serait un moyen de faire gagner les fossoyeurs de notre pays? Qu’avait il derrière la tête? Revenir renforcé avec l’appui des vendus? Qui le conseille en fait? Il est allé à sa propre mort politique comme un grand, car même s’il décide de revenir il sera rejeté puisqu’il n’a pas su être à la hauteur de l’enjeu décisif et veut se la jouer résistant alors qu’il n’est qu’un fuyard et il l’a prouvé à chacune des échéances importante dans ce pays. Hier il retournait sa veste, aujourd’hui il se cache derrière sa popularité. Un remaniement de ce parti devrait avoir lieu et élire M. Rifi puisqu’il a fait ses preuves et s’est montré digne de la situation.

    Sissi zayyat

    11 h 06, le 18 mai 2022

  • tres clairement saad hariri est tombe dans son propre piege , et c'est tant mieux pour le LIban & pour les citoyens sunnites du Liban. cela dit,l'OLJ devrait cesser de pleurer l'absence d'un leadership sunnite, d'un zaim qui guiderait cette communaute libanaise. le principe meme d'un zaim, pire d'un leader d'une communaute confessionnelle est une honte, elle a ete assez nuisible des decennies durant depuis 1920. il est grand temps d'appeler au rejet d'une telle maladie. finalement mille fois bravo a nos concitoyens qui ont voulu et pu s'en liberer.

    Gaby SIOUFI

    10 h 06, le 18 mai 2022

  • Mr Hariri a rate une rare occasion de corriger ses erreurs. Il aurait pu donner le mot de passe a ses supporteurs de voter avec la revolution. Ca aurait été le meilleur moyen de bloquer le Hizb & Co

    Saleh Tassabehji

    08 h 54, le 18 mai 2022

  • Les élections de 2018 ont témoigné de la modernisation et politisation (dans le bon sens du terme) d'une partie de l'électorat chrétien de Beyrouth I. Les élections de 2022 démontrent, quant à elles, la modernisation d'une partie importante de l'électorat sunnite (Beyrouth II, Tripoli, Iqlim al Kharroub dans le Chouf, Sud III) et Druze (Mont-Liban et Sud III), ainsi que la continuité de la modernisation d'une partie de l'électorat chrétien. Des parties importantes de ces communautés ne voient plus la politique à travers la lorgnette du confessionnalisme. En espérant que le virus se propagera aux autres régions et à la communauté chiite!

    Michael

    03 h 56, le 18 mai 2022

  • Hariri n'est pas irremplaçable. La mentalité de la rue changera progressivement. Il y en a bien d'autres très capables et qui méritent une attention particulière.

    Esber

    20 h 12, le 17 mai 2022

  • En raison de son absence de consigne de vote, l'ancien premier ministre n'a fait qu'accentuer son pouvoir de nuisance. En dépit de ses échecs successifs à la tête du gouvernement en raison d'un système vassalique, instauré par les héritiers politiques au Liban, l'électorat sunnite, "obéissant" à l'appel au boycott contribue largement au maintien des forces du 8 mars en place... Il devra en tirer les conséquences et tôt ou tard payer pour ses agissements..

    C…

    18 h 41, le 17 mai 2022

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