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Politique - Crise

Le Liban réclame le départ des réfugiés syriens

Le Liban réclame le départ des réfugiés syriens

Le ministre des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib et son collègue des Affaires sociales Hector Hajjar, hier au palais présidentiel de Baabda. Photo Dalati et Nohra

Le Liban a réclamé pour la énième fois le départ des plus d’un million de réfugiés syriens présents sur son territoire depuis 2011 et affirmé ne pas vouloir que la communauté internationale fournisse des aides à ces réfugiés sur son territoire, ni même qu’elle offre une aide en la matière au Liban. Ces propos, tenus hier par le chef de la diplomatie Abdallah Bou Habib devant le président de la République Michel Aoun, interviennent alors que la conférence de Bruxelles VI sur la Syrie, consacrée à une collecte de fonds pour l’aide internationale aux pays accueillant des réfugiés, se tient les 9 et 10 mai.

« Le Liban n’est plus en capacité de supporter les déplacés syriens sur son territoire, car leur nombre écrasant dépasse nos moyens. Le Liban ne veut pas qu’ils soient aidés (par la communauté internationale) sur son territoire, ni qu’il soit aidé lui-même », a affirmé le ministre des Affaires étrangères. « Nous savons nous occuper de nous-mêmes tant que les déplacés reviennent dans leur pays », a-t-il poursuivi. Étaient également présents au palais présidentiel des représentants du Premier ministre Nagib Mikati ainsi que le ministre des Affaires sociales Hector Hajjar.

Le chef du palais Bustros a annoncé que la position que tiendra le Liban lors de la conférence Bruxelles VI rejoindra les directives du chef de l’État, qui alerte régulièrement la communauté internationale sur la question des réfugiés syriens. La réunion doit porter sur l’aide à fournir au Liban, à la Turquie et à la Jordanie, trois pays qui accueillent plusieurs millions de réfugiés ayant fui le régime du président syrien Bachar el-Assad.

« Nous devons prendre en considération nos intérêts sans que les déplacés ne nous les imposent », a également estimé Abdallah Bou Habib.

« Nous sommes arrivés à une phase où nous n’acceptons plus que quiconque nous impose quoi que ce soit », a-t-il insisté, soulignant que les réfugiés syriens ont la possibilité de travailler et de faire des allers-retours entre leur pays d’origine et le Liban.La question des réfugiés syriens est régulièrement soulevée par le président de la République auprès de la communauté internationale. Il y a une dizaine de jours, le chef de l’État avait rappelé la « nécessité que les pays de l’Union européenne facilitent le retour des déplacés syriens dans leur pays », alors qu’il recevait le représentant spécial de l’UE pour le processus de paix au Moyen-Orient Sven Koopmans ainsi que Ralph Tarraf, ambassadeur de l’UE au Liban.

Le Liban a réclamé pour la énième fois le départ des plus d’un million de réfugiés syriens présents sur son territoire depuis 2011 et affirmé ne pas vouloir que la communauté internationale fournisse des aides à ces réfugiés sur son territoire, ni même qu’elle offre une aide en la matière au Liban. Ces propos, tenus hier par le chef de la diplomatie Abdallah Bou Habib devant le président de la République Michel Aoun, interviennent alors que la conférence de Bruxelles VI sur la Syrie, consacrée à une collecte de fonds pour l’aide internationale aux pays accueillant des réfugiés, se tient les 9 et 10 mai.« Le Liban n’est plus en capacité de supporter les déplacés syriens sur son territoire, car leur nombre écrasant dépasse nos moyens. Le Liban ne veut pas qu’ils soient aidés (par la communauté...
commentaires (4)

Je ne veux pas paraître raciste mais je remarque dans les files d’attente aux ATM beaucoup de syriens munis de cartes leur permettant de retirer des dollars alors que nous déposants libanais sommes contraints de mendier notre propre épargne distillée comme le denier du Seigneur le dimanche à la quête

Lecteur excédé par la censure

07 h 42, le 07 mai 2022

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Commentaires (4)

  • Je ne veux pas paraître raciste mais je remarque dans les files d’attente aux ATM beaucoup de syriens munis de cartes leur permettant de retirer des dollars alors que nous déposants libanais sommes contraints de mendier notre propre épargne distillée comme le denier du Seigneur le dimanche à la quête

    Lecteur excédé par la censure

    07 h 42, le 07 mai 2022

  • je suis sur que les syriens rentreraient chez eux par dizaines de milliers si seulement le ministre hector des A sociales leur offrait des couches et des boites de kleenex comme cadeaux d'adieu/

    Gaby SIOUFI

    09 h 34, le 06 mai 2022

  • Au rythme où vont les choses, ce sont eux qui vont exiger notre départ...

    Gemayel GABRIEL

    09 h 05, le 06 mai 2022

  • Les syriens qui partent du Liban pour une visite en Syrie doivent être empêchés de retourner au Liban. Ce n’est pas difficile à appliquer, il suffit que la SG leur interdise l’accès et que l’armée contrôle les points de passage illégaux. Ainsi tout syrien présent sur le territoire libanais de façon illégale doit être expulsé vers son pays Manu militari.

    Lecteur excédé par la censure

    07 h 51, le 06 mai 2022

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