Les autorités soudanaises ont remis en liberté hier un ancien membre du Conseil souverain, plus haute autorité de transition, a annoncé son avocat au lendemain de la libération d’un ex-ministre de ce pays d’Afrique du Nord-Est. « Mohammad al-Fekki a été libéré » après plus de deux mois de détention, a déclaré son avocat, Azhari al-Haj. Le 13 février, M. Fekki avait été arrêté pour la seconde fois depuis le coup d’État du général Abdel Fattah al-Burhane le 25 octobre dernier. Avant le putsch, M. Fekki était le plus jeune membre du Conseil souverain, créé dans la foulée de la révolte de 2019 qui a mis fin à 30 ans de dictature militaro-islamiste de Omar al-Bachir. Des militaires et des civils y siégeaient pour mener le Soudan vers ses premières élections libres. M. Fekki faisait aussi partie de la commission chargée de récupérer les biens spoliés par le régime de Omar al-Bachir. Un organe particulièrement visé par le nouveau pouvoir militaire qui l’accuse de détournement de fonds, ce que ses membres ont toujours démenti. Mardi, les autorités soudanaises ont libéré l’ancien ministre Khaled Omar Youssef, membre du principal bloc politique civil du pays, les Forces de la liberté et du changement (FLC). D’autres figures du bloc civil sont toujours détenues, notamment Wagdi Saleh, porte-parole des FLC.
Moyen-Orient - Soudan
Libération d’un deuxième ancien dirigeant civil
OLJ / le 28 avril 2022 à 00h00


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